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Montauban, Tarn-et-Garonne

Devenir diagnostiqueur immobilier en Tarn-et-Garonne : le marché en 2026

Diagnostic immobilier en Tarn-et-Garonne : 7 496 diagnostics sur douze mois et 47 professionnels certifiés. Le marché local et les entreprises qui recrutent.

Le marché du diagnostic immobilier en Tarn-et-Garonne

Avec 47 professionnels certifies et 159 diagnostics realises par an et par tete, soit 22 % de moins que la moyenne nationale, le Tarn-et-Garonne se classe 74e sur 90 en tension. Cela traduit un marche moins sature qu’ailleurs, ou l’arrivee d’un nouveau diagnostiqueur ne se heurte pas a une charge de travail deja saturee, mais ou le volume individuel reste modeste comparativement a d’autres bassins.

Montauban concentre a elle seule pres d’un tiers du volume departemental avec 2 440 diagnostics, loin devant Moissac, Castelsarrasin, Caussade, Montech et Valence qui se situent tous autour de 200 a 430 actes annuels. Cette structure en etoile signifie qu’une implantation a Montauban permet de rayonner sur l’ensemble du departement, tandis que les communes secondaires assurent un flux regulier mais limite.

Diagnostics réalisés sur 12 mois 7 496
Évolution sur un an -23 %
Audits énergétiques sur 12 mois 3 976
DPE tertiaires sur 12 mois 369
Transactions immobilières en 2025 5 703
Diagnostiqueurs certifiés 47
Structures recensées, indépendants compris 32
Diagnostics par professionnel 159 par an

Ce qui alimente l’activité

Le Tarn-et-Garonne offre un marche moins tendu que la moyenne nationale, avec une activite structuree autour de Montauban et un volume d’audits energetiques significatif qui elargit les debouches au-dela des seules transactions. Pour un professionnel polyvalent, capable de couvrir a la fois le pavillonnaire ancien et les missions en copropriété, le terrain est solide sans etre sursature.

Avec 5 703 transactions pour 7 496 DPE, le ratio depasse legerement l’unite, ce qui est classique, mais les 3 976 audits energetiques recenses representent plus de la moitie du volume total de diagnostics realises. Cette proportion elevee montre que l’activite ne se limite pas aux ventes : la renovation energetique et les missions liees aux copropriétés et aux locations pesent lourd dans le quotidien du metier ici.

Où se concentre l’activité

Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.

Commune Diagnostics sur 12 mois
Montauban 2 440
Moissac 429
Castelsarrasin 422
Caussade 242
Montech 234
Valence 205

Quel parc immobilier vous attend

Les classes C et D dominent largement avec 2 990 et 1 922 logements, soit les deux tiers du parc etiquete, ce qui signifie que l’essentiel des missions courantes concerne des biens de performance moyenne plutot que des cas extremes. Les classes F et G, plus rares, generent une activite ciblee mais moins volumineuse au quotidien.

Ce volume n’est pas théorique. 3 976 audits énergétiques ont été réalisés en Tarn-et-Garonne sur les douze derniers mois, soit 53 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.

Étiquette Diagnostics Part
A 492 7 %
B 791 11 %
C 2 990 40 %
D 1 922 26 %
E 785 10 %
F 381 5 %
G 135 2 %

Ce que le calendrier réglementaire promet en Tarn-et-Garonne

Les logements F et G ne representent que 7 % du parc etiquete, soit 516 biens sur l’ensemble recense, ce qui limite le volume de missions liees aux passoires thermiques a court terme. En revanche, les classes C et D cumulent 65 % du parc, ce qui laisse presager un volume de renouvellement et de suivi consequent a mesure que ces diagnostics arrivent en fin de validite.

Classes concernées Part du parc diagnostiqué
E, F et G 17 %
D 26 %
D, E, F et G 43 %

Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.

L’âge du parc décide des missions

Le bati anterieur a 1948 represente 2 815 unites, soit plus du tiers du parc recense, et la periode 1948-1974 ajoute encore 1 395 logements. Cette proportion de constructions anciennes exige une maitrise solide des diagnostics lies aux materiaux d’epoque, tandis que les constructions recentes, plus limitees en volume, demandent une expertise complementaire mais moins dominante.

Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 115 920 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 36 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 68 % du parc daté en Tarn-et-Garonne.

Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.

C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.

Période de construction Diagnostics Part
avant 1948 2 815 38 %
1948-1974 1 395 19 %
1975-1977 179 2 %
1978-1982 299 4 %
1983-1988 192 3 %
1989-2000 351 5 %
2001-2005 556 7 %
2006-2012 821 11 %
2013-2021 736 10 %
après 2021 152 2 %

Avec 39 % de logements collectifs et 2 728 appartements recenses contre 4 574 maisons, le marche reste majoritairement pavillonnaire mais conserve une part collective non negligeable. Cette repartition ouvre des missions variees, entre diagnostics individuels en maison et interventions en copropriété, sans qu’aucun segment n’ecrase completement l’autre.

La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes

Le registre national d’immatriculation recense 1 183 copropriétés en Tarn-et-Garonne, soit 14 247 lots d’habitation, 12 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.

Sur les 823 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 83 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 3 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 54 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.

Les 1 183 copropriétés immatriculees totalisent 14 247 lots, soit une taille moyenne d’une douzaine de lots par immeuble, un format intermediaire courant. Plus de la moitie de ces copropriétés, 680 sur 1 183, sont anterieures a 1997, ce qui genere un volume regulier de missions collectives a l’echelle de l’immeuble, au-dela des diagnostics individuels.

47 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.

Ce que proposent les employeurs

Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.

Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.

Quelles certifications sont détenues localement

La quasi-totalite des professionnels locaux detiennent deja le DPE individuel, 42 sur 47, et les certifications electricite, amiante, plomb et gaz sont largement partagees entre 36 et 39 titulaires. Cette couverture etendue signifie qu’un nouvel arrivant doit proposer un socle de certifications complet pour s’inserer, la specialisation sur un seul domaine offrant peu de marge de differenciation.

Certification Professionnels
Performance énergétique (DPE individuel) 42
Electricité 39
Amiante 38
Plomb 37
Gaz 36
Termites Métropole 35
Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) 25
Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) 22

Un exemple concret de débouché : 369 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Tarn-et-Garonne sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.

À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 11 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.

Se former et être recruté en Tarn-et-Garonne

La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.

C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.

Déposer votre candidature

Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.

Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.

Questions fréquentes
Montauban est-elle vraiment le seul endroit pour trouver du travail en Tarn-et-Garonne ?
Montauban concentre environ un tiers de l'activité départementale avec 2 440 diagnostics annuels, ce qui en fait le pôle principal. Cependant, les villes secondaires comme Moissac, Castelsarrasin, Caussade, Montech et Valence assurent un flux régulier de missions, entre 200 et 430 actes par an. Une implantation à Montauban permet de rayonner sur l'ensemble du département tout en gardant accès à ces bassins complémentaires.
Quel type de logements vais-je diagnostiquer le plus souvent ?
Vous rencontrerez principalement des biens de performance moyenne, puisque les classes C et D représentent deux tiers du parc étiquetée avec respectivement 2 990 et 1 922 logements. Les cas extrêmes (classes F et G) ne concernent que 7 % du parc, mais ils génèrent une activité spécifique croissante liée aux audits énergétiques obligatoires pour la rénovation.
Les audits énergétiques représentent-ils vraiment une part importante du travail ?
Oui : 3 976 audits énergétiques ont été réalisés en Tarn-et-Garonne sur douze mois, soit 53 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Cette proportion élevée montre que l'activité s'étend bien au-delà des seules ventes immobilières, notamment vers la rénovation et les missions en copropriétés. Pour un diagnostiqueur polyvalent, cette diversité élargit les débouchés et régularise le volume de travail.
Le marché est-il saturé en Tarn-et-Garonne ?
Non, le Tarn-et-Garonne affiche un marché moins tendu qu'ailleurs en France, avec 159 diagnostics par professionnel et par an, soit 22 % de moins que la moyenne nationale. L'arrivée d'un nouveau diagnostiqueur ne se heurte pas à une charge de travail déjà saturée, bien que le volume individuel reste modeste comparativement à d'autres bassins. Ce contexte permet une intégration progressive sans surcharge immédiate.
Comment ma carrière de diagnostiqueur peut-elle évoluer en Tarn-et-Garonne ?
Avec un marché solide mais moins tendu, vous disposez de temps pour consolider vos compétences et élargir votre portefeuille de missions. La proportion significative d'audits énergétiques et de diagnostics en copropriété ouvre des spécialisations complémentaires. Pour explorer les véritables perspectives d'évolution dans le métier, consultez nos analyses sur les trajectoires professionnelles.
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