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Cherbourg-en-Cotentin, Manche

Devenir diagnostiqueur immobilier en Manche : le marché en 2026

Diagnostic immobilier en Manche : 13 028 diagnostics sur douze mois et 94 professionnels certifiés. Le marché local et les entreprises qui recrutent.

Le marché du diagnostic immobilier en Manche

Avec 139 diagnostics par professionnel et par an contre 203 en moyenne nationale, la Manche affiche l’un des rythmes les plus faibles du pays, classee 85e sur 90 departements analyses. Cette charge moderee traduit un marche deja bien pourvu en diagnostiqueurs plutot qu’un manque d’activite, ce qui invite a viser des competences complementaires plutot qu’un simple volume de DPE classique.

Cherbourg-en-Cotentin concentre l’essentiel du volume avec pres de 2 000 diagnostics, loin devant Granville, Saint-Lo, Coutances, Avranches et Pontorson qui se partagent chacun quelques centaines de dossiers. Cette repartition en plusieurs poles moyens plutot qu’autour d’une seule agglomeration signifie que l’activite reste dispersee sur le territoire, ce qui suppose une bonne mobilite pour couvrir les zones rurales entre ces bassins.

Diagnostics réalisés sur 12 mois 13 028
Évolution sur un an -27 %
Audits énergétiques sur 12 mois 11 994
DPE tertiaires sur 12 mois 783
Transactions immobilières en 2025 13 541
Diagnostiqueurs certifiés 94
Structures recensées, indépendants compris 63
Diagnostics par professionnel 139 par an

Ce qui alimente l’activité

La Manche presente un marche mature, avec un rythme d’activite par professionnel inferieur a la moyenne nationale, ce qui traduit un tissu de diagnostiqueurs deja bien implante plutot qu’un manque d’opportunites. Pour un professionnel capable de conjuguer DPE, audit energetique et expertise sur le bati ancien, le terrain reste porteur, notamment autour des poles de Cherbourg-en-Cotentin et Granville.

Avec 13 541 transactions pour 13 028 DPE, le ratio proche de un pour un montre un marche de la vente actif sans sur-sollicitation particuliere du diagnostic. Le volume d’audits energetiques, 11 994, quasiment equivalent au nombre de DPE, revele une dynamique de renovation tres presente sur le territoire. Les 783 diagnostics tertiaires restent un segment secondaire, tandis que locations et copropriétés elargissent encore le champ d’intervention au-dela des seules ventes.

Où se concentre l’activité

Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.

Commune Diagnostics sur 12 mois
Cherbourg-en-Cotentin 1 963
Granville 807
Saint-Lô 655
Coutances 447
Avranches 429
Pontorson 266

Quel parc immobilier vous attend

Les classes C et D rassemblent a elles seules plus de 60 % du parc diagnostique, avec une etiquette E egalement significative a 2 013 dossiers. Le quotidien du diagnostiqueur y est donc domine par des logements de performance intermediaire, les cas extremes F et G ne representant que 13 % du volume.

Ce volume n’est pas théorique. 11 994 audits énergétiques ont été réalisés en Manche sur les douze derniers mois, soit 92 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.

Étiquette Diagnostics Part
A 415 3 %
B 743 6 %
C 3 901 30 %
D 4 241 33 %
E 2 013 15 %
F 1 150 9 %
G 565 4 %

Ce que le calendrier réglementaire promet en Manche

Les etiquettes D, E, F et G reunies representent environ 60 % des diagnostics realises, soit un volume consequent de logements a performance moyenne ou degradee. Les F et G ne pesant que 13 % du total, la pression immediate sur les cas les plus critiques reste limitee, mais le poids de la classe D, 32,5 % a elle seule, laisse presager un flux regulier de nouveaux DPE et d’audits dans la duree.

Classes concernées Part du parc diagnostiqué
E, F et G 29 %
D 33 %
D, E, F et G 61 %

Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.

L’âge du parc décide des missions

Le bati anterieur a 1948 represente 35,6 % du parc et celui d’avant 1975 depasse 60 % en cumule, un profil tres ancien largement domine par la maison individuelle, 8 734 unites contre 3 979 appartements. Ce type de parc appelle une maitrise fine des diagnostics amiante et plomb autant que du DPE, sur des batiments souvent heterogenes dans leurs materiaux de construction.

Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 249 473 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 40 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 75 % du parc daté en Manche.

Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.

C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.

Période de construction Diagnostics Part
avant 1948 4 645 36 %
1948-1974 3 509 27 %
1975-1977 435 3 %
1978-1982 763 6 %
1983-1988 606 5 %
1989-2000 1 002 8 %
2001-2005 469 4 %
2006-2012 819 6 %
2013-2021 602 5 %
après 2021 178 1 %

Avec 33 % de logements collectifs, la Manche reste un departement ou la maison individuelle domine largement, mais les 2 460 copropriétés immatriculees pour pres de 24 000 lots ouvrent un segment specifique de diagnostics a l’echelle de l’immeuble. Ces missions collectives, diagnostics techniques globaux et audits de copropriete, completent utilement une activite centree sur le pavillonnaire.

La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes

Le registre national d’immatriculation recense 2 460 copropriétés en Manche, soit 23 992 lots d’habitation, 10 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.

Sur les 1 777 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 85 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 4 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 44 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.

Les copropriétés de la Manche comptent en moyenne moins de dix lots, un format plutot restreint, mais plus de 60 % d’entre elles datent d’avant 1997 et pres d’un tiers d’avant 1949. Cette anciennete generalisee implique des diagnostics techniques a l’echelle de l’immeuble et des plans de travaux frequents, sur des copropriétés souvent modestes en taille mais anciennes dans leur structure.

48 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.

Ce que proposent les employeurs

Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.

Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.

Quelles certifications sont détenues localement

Les certifications amiante et plomb sont les plus repandues localement, 86 et 78 professionnels, devant le DPE individuel qui ne compte que 63 titulaires, le chiffre le plus bas de la liste. Cette repartition suggere une base solide sur les diagnostics reglementaires classiques mais une place a prendre pour ceux qui associent DPE et audit energetique, compte tenu du volume important de ce dernier.

Certification Professionnels
Amiante 86
Plomb 78
Electricité 66
Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) 66
Gaz 65
Performance énergétique (DPE individuel) 63
Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) 34
Audit énergétique 21

Un exemple concret de débouché : 783 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Manche sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.

À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 15 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.

Se former et être recruté en Manche

La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.

C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.

Déposer votre candidature

Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.

Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.

Questions fréquentes
La Manche est-elle un bon département pour démarrer comme diagnostiqueur ?
La Manche propose un marché mature et stable, mais déjà bien pourvu en diagnostiqueurs. Avec 139 diagnostics par professionnel et par an contre 203 en moyenne nationale, le département se classe 85e sur 90, ce qui signifie que les opportunités passent surtout par la spécialisation et les compétences complémentaires plutôt que par un simple volume de DPE. Pour réussir, il faut viser une combinaison de DPE, audit énergétique et expertise du bâti ancien, particulièrement autour des pôles de Cherbourg-en-Cotentin et Granville où se concentre l'activité.
Où trouver les postes de diagnostiqueur dans le département ?
L'activité se concentre dans six communes principales : Cherbourg-en-Cotentin (1 963 diagnostics sur 12 mois), Granville (807), Saint-Lô (655), Coutances (447), Avranches (429) et Pontorson (266). C'est dans ces bassins que se situent les cabinets et donc les postes salariés. Cette dispersion sur plusieurs pôles moyens plutôt qu'une seule agglomération suppose une bonne mobilité pour couvrir efficacement les zones rurales entre ces territoires.
Quel type de logements domineront mon activité quotidienne ?
Votre travail sera principalement centré sur des logements de performance intermédiaire : les classes C et D rassemblent à elles seules plus de 60 % du parc diagnostique. Les cas extrêmes F et G ne représentent que 13 % du volume, mais ce dernier segment crée une demande d'audits énergétiques très active. En effet, 11 994 audits énergétiques ont été réalisés en Manche sur douze mois, ce qui montre une dynamique de rénovation particulièrement présente sur le territoire et le DPE comme premier levier de cette transition.
Comment la réglementation sur les audits énergétiques affecte-t-elle le marché manchois ?
Depuis le 1er avril 2023, la vente d'un logement en monopropriété classé F ou G impose un audit énergétique, et ce calendrier s'étend progressivement aux étiquettes supérieures. La Manche enregistre 11 994 audits énergétiques pour 13 028 DPE, montrant que ce segment s'amplifie déjà. Les nouveaux critères du DPE en 2026 recalculeront la note et pourraient encore renforcer cette demande auprès des diagnostiqueurs salariés.
Faut-il d'autres certifications que le DPE pour être compétitif en Manche ?
Oui, la charge modérée de travail en Manche impose de diversifier vos compétences au-delà du simple DPE. Les audits énergétiques, le diagnostic électrique, le gaz et l'expertise du bâti ancien constituent des atouts majeurs pour enrichir votre portefeuille d'activité. Comprendre les seuils des certifications électricité et gaz vous permettra d'élargir votre champ d'intervention et de proposer une offre complète aux cabinets qui vous recruteront.
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