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Dole, Jura

Devenir diagnostiqueur immobilier en Jura : le marché en 2026

Diagnostic immobilier en Jura : 7 946 diagnostics sur douze mois et 46 professionnels certifiés. Le marché local et les entreprises qui recrutent.

Le marché du diagnostic immobilier en Jura

Avec 173 diagnostics par professionnel et par an contre 203 en moyenne nationale, le Jura affiche une charge de travail inferieure a la moyenne, confirmee par un rang de tension de 59e sur 90. Un nouvel arrivant s’inserait donc dans un marche moins sature que la plupart des departements, sans concurrence exacerbee sur les dossiers disponibles.

Dole concentre a elle seule pres d’un cinquieme du volume departemental, suivie de Lons-le-Saunier qui reste le second pole structurant. Le reste de l’activite se disperse sur des communes plus petites du massif jurassien comme Saint-Claude, Champagnole ou Les Rousses, ce qui suppose une organisation mobile pour couvrir un territoire etire entre plaine et montagne.

Diagnostics réalisés sur 12 mois 7 946
Évolution sur un an -37 %
Audits énergétiques sur 12 mois 6 567
DPE tertiaires sur 12 mois 420
Transactions immobilières en 2025 6 148
Diagnostiqueurs certifiés 46
Structures recensées, indépendants compris 35
Diagnostics par professionnel 173 par an

Ce qui alimente l’activité

Le Jura offre un cadre d’exercice moins tendu que la moyenne nationale, avec une activite diversifiee entre ventes, audits et copropriétés anciennes. Un professionnel apportant une expertise amiante specifique ou une aisance sur le bati ancien y trouverait un positionnement particulierement pertinent.

Le rapport entre les 6 148 transactions et les 7 946 DPE realises montre une activite qui deborde largement la seule vente immobiliere. Le volume d’audits energetiques, proche de 6 567, quasiment equivalent au nombre de DPE, temoigne d’une demande soutenue liee aux projets de renovation, tandis que la location et la gestion de copropriete completent un socle d’activite diversifie.

Où se concentre l’activité

Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.

Commune Diagnostics sur 12 mois
Dole 1 619
Lons-le-Saunier 913
Saint-Claude 336
Champagnole 261
Les Rousses 216
Hauts de Bienne 209

Quel parc immobilier vous attend

La classe C domine legerement devant la D, ce qui place l’essentiel du parc dans une zone intermediaire ou les diagnostics restent standards. Les etiquettes F et G representent 15 pour cent du total, un volume suffisant pour justifier un flux regulier de missions liees a la renovation energetique sans pour autant saturer l’activite courante.

Ce volume n’est pas théorique. 6 567 audits énergétiques ont été réalisés en Jura sur les douze derniers mois, soit 83 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.

Étiquette Diagnostics Part
A 116 1 %
B 298 4 %
C 2 481 31 %
D 2 384 30 %
E 1 436 18 %
F 762 10 %
G 469 6 %

Ce que le calendrier réglementaire promet en Jura

Les logements classes F ou G pesent 15 pour cent du parc diagnostique, soit environ 1 230 biens, un reservoir de missions de reevaluation a moyen terme. La classe D, qui concentre 30 pour cent des diagnostics, constitue egalement une base large appelee a generer un volume constant de nouvelles interventions.

Classes concernées Part du parc diagnostiqué
E, F et G 34 %
D 30 %
D, E, F et G 64 %

Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.

L’âge du parc décide des missions

Le bati d’avant 1948 represente 44 pour cent du parc et la periode 1948-1974 pres d’un tiers supplementaire, ce qui place les trois quarts des logements dans des categories anciennes. Cette anciennete implique une bonne maitrise des reperages amiante et plomb, competences indispensables pour intervenir sereinement sur ce type de bati.

Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 114 970 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 42 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 77 % du parc daté en Jura.

Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.

C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.

Période de construction Diagnostics Part
avant 1948 3 548 45 %
1948-1974 2 477 31 %
1975-1977 260 3 %
1978-1982 277 3 %
1983-1988 296 4 %
1989-2000 406 5 %
2001-2005 139 2 %
2006-2012 313 4 %
2013-2021 160 2 %
après 2021 70 1 %

Avec 60 pour cent de logements collectifs et davantage d’appartements que de maisons, le marche jurassien ouvre naturellement vers des missions liees aux parties communes et aux diagnostics d’immeuble. Cette repartition favorise les professionnels capables d’articuler diagnostics individuels et interventions a l’echelle du batiment.

La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes

Le registre national d’immatriculation recense 2 245 copropriétés en Jura, soit 24 768 lots d’habitation, 11 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.

Sur les 1 337 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 91 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 3 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 58 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.

Les 2 245 copropriétés immatriculees totalisent pres de 24 800 lots, soit une taille moyenne modeste par structure, plutot favorable a des interventions ponctuelles bien identifiees. Plus de la moitie des copropriétés datent d’avant 1997, dont un tiers d’avant 1949, ce qui genere un besoin regulier de diagnostics techniques globaux et d’expertises sur des batiments anciens.

29 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.

Ce que proposent les employeurs

Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.

Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.

Quelles certifications sont détenues localement

La quasi-totalite des 46 professionnels recenses detient les certifications de base, DPE individuel, electricite, gaz et plomb, avec 41 titulaires sur chacune. En revanche, seuls 27 disposent de la certification amiante pour les missions specifiques sur batiments complexes, ce qui laisse une marge claire pour un nouvel arrivant souhaitant se differencier sur ce segment.

Certification Professionnels
Performance énergétique (DPE individuel) 41
Electricité 41
Plomb 41
Gaz 41
Amiante 40
Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) 27
Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) 25
Audit énergétique 15

Un exemple concret de débouché : 420 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Jura sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.

À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 2 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.

Se former et être recruté en Jura

La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.

C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.

Déposer votre candidature

Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.

Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.

Questions fréquentes
Le Jura est-il un bon département pour débuter comme diagnostiqueur immobilier ?
Oui, le Jura présente un marché moins saturé que la plupart des départements français, avec une charge de travail de 173 diagnostics par professionnel et par an contre 203 en moyenne nationale. Cette situation offre à un nouvel arrivant l'opportunité de s'insérer sans concurrence exacerbée sur les dossiers disponibles. Cependant, le territoire s'étire entre plaine et montagne, ce qui suppose une bonne organisation mobile pour couvrir efficacement les zones d'activité.
Quelles sont les principales zones de recrutement dans le Jura ?
Dole concentre près d'un cinquième du volume départemental, tandis que Lons-le-Saunier reste le second pôle structurant. Le reste de l'activité se disperse sur des communes plus petites comme Saint-Claude, Champagnole et Les Rousses, où se trouvent les cabinets et donc les postes salariés. La distribution géographique implique que les structures de recrutement sont concentrées dans ces agglomérations.
L'activité en Jura dépend-elle uniquement de la vente immobilière ?
Non, l'activité est bien plus diversifiée. Le rapport entre les 6 148 transactions et les 7 946 DPE réalisés montre une activité qui déborde largement la seule vente immobilière. Les audits énergétiques constituent un levier important, avec environ 6 567 réalisés sur douze mois, tandis que la location et la gestion de copropriété complètent un socle d'activité équilibré.
Quel type de bâti faut-il maîtriser pour trouver un emploi en Jura ?
La classe C domine légèrement le parc immobilier jurassien, suivie de la classe D, ce qui place l'essentiel du parc dans une zone intermédiaire où les diagnostics restent standards. Un professionnel apportant une expertise amiante spécifique ou une aisance sur le bâti ancien y trouverait un positionnement particulièrement pertinent pour se différencier auprès des cabinets proposant des postes.
La rénovation énergétique peut-elle générer du travail en Jura ?
Oui, le calendrier réglementaire l'assure. Les logements classés F ou G, qui représentent 15 pour cent du parc diagnostique, soit environ 1 230 biens, constituent un réservoir de missions de réévaluation à moyen terme. La classe D, qui concentre 30 pour cent des diagnostics, génère également un volume constant de nouvelles interventions au fur et à mesure du déploiement des obligations de mise à jour des critères réglementaires.
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