Le marché du diagnostic immobilier en Vendée
Avec 169 diagnostics par professionnel contre 203 en moyenne nationale, soit un ecart de -17 %, la Vendée se situe au 68e rang sur 90 departements en termes de tension. Cela traduit un marche moins sature que la moyenne, ou l’arrivee d’un nouveau diagnostiqueur ne se heurte pas a une concurrence extreme mais s’inscrit dans un rythme de travail plus regulier.
Le volume se partage entre La Roche-sur-Yon, preference administrative et economique du departement, et Les Sables-d’Olonne, qui concentre l’activite balneaire. Le reste du flux se disperse sur les communes du littoral nord, Saint-Hilaire-de-Riez, Challans, Saint-Jean-de-Monts et Noirmoutier, ce qui dessine une activite double, urbaine et touristique, avec une forte composante de residences secondaires.
| Diagnostics réalisés sur 12 mois | 22 933 |
|---|---|
| Évolution sur un an | -5 % |
| Audits énergétiques sur 12 mois | 16 324 |
| DPE tertiaires sur 12 mois | 1 029 |
| Transactions immobilières en 2025 | 21 165 |
| Diagnostiqueurs certifiés | 136 |
| Structures recensées, indépendants compris | 96 |
| Diagnostics par professionnel | 169 par an |
Ce qui alimente l’activité
La Vendée offre un marche equilibre, porte par une activite mixte entre pole urbain et zones littorales, avec une charge de travail par professionnel inferieure a la moyenne nationale qui laisse de la place a de nouveaux arrivants. Le parc ancien et la structure des copropriétés garantissent un socle d’activite reguliere, tandis que la polyvalence certifiante reste un atout pour s’y distinguer.
Le rapport entre 21 165 transactions et 22 933 DPE montre que la vente reste le moteur principal de l’activite, mais le volume eleve d’audits energetiques, plus de 16 000 sur l’annee, revele une dynamique de renovation deja bien installee. La part tertiaire reste modeste, un peu plus de 1 000 diagnostics, mais les locations et les diagnostics lies aux copropriétés et aux travaux elargissent le champ d’intervention au-dela des seules transactions.
Où se concentre l’activité
Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.
| Commune | Diagnostics sur 12 mois |
|---|---|
| La Roche-sur-Yon | 2 763 |
| Les Sables-d’Olonne | 2 515 |
| Saint-Hilaire-de-Riez | 900 |
| Challans | 835 |
| Saint-Jean-de-Monts | 796 |
| Noirmoutier-en-l’Île | 775 |
Quel parc immobilier vous attend
Les classes C et D concentrent a elles seules pres des deux tiers du parc diagnostique, ce qui installe le quotidien du diagnostiqueur dans des logements de performance intermediaire plutot que dans les cas extremes. Les etiquettes F et G ne representent que 10 % du volume, un chiffre qui limite la part des dossiers les plus contraignants mais qui n’exclut pas un accompagnement regulier sur ces biens.
Ce volume n’est pas théorique. 16 324 audits énergétiques ont été réalisés en Vendée sur les douze derniers mois, soit 71 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.
| Étiquette | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| A | 947 | 4 % |
| B | 1 134 | 5 % |
| C | 6 575 | 29 % |
| D | 8 385 | 37 % |
| E | 3 526 | 15 % |
| F | 1 635 | 7 % |
| G | 731 | 3 % |
Ce que le calendrier réglementaire promet en Vendée
Avec 37 % des logements en classe D et 15 % en classe E, le volume a venir restera domine par des dossiers de renovation moderee plutot que par des interventions d’urgence. La part de F et G, limitee a 10 %, laisse penser que la charge specifique liee aux logements les plus energivores restera contenue par rapport a d’autres departements.
| Classes concernées | Part du parc diagnostiqué |
|---|---|
| E, F et G | 26 % |
| D | 37 % |
| D, E, F et G | 62 % |
Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.
L’âge du parc décide des missions
Le parc vendeen est marque par deux periodes fortes, l’avant 1948 et surtout 1948-1974, qui totalisent ensemble pres de la moitie des logements diagnostiques. Cette anciennete impose une bonne maitrise des diagnostics lies aux materiaux d’epoque, plomb et amiante notamment, tandis que la part de constructions recentes, 2006-2021, reste plus limitee et demande une autre grille de lecture technique.
Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 385 662 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 24 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 64 % du parc daté en Vendée.
Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.
C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.
| Période de construction | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| avant 1948 | 5 375 | 23 % |
| 1948-1974 | 6 172 | 27 % |
| 1975-1977 | 908 | 4 % |
| 1978-1982 | 1 318 | 6 % |
| 1983-1988 | 1 250 | 5 % |
| 1989-2000 | 2 560 | 11 % |
| 2001-2005 | 1 241 | 5 % |
| 2006-2012 | 1 899 | 8 % |
| 2013-2021 | 1 727 | 8 % |
| après 2021 | 483 | 2 % |
Avec seulement 30 % de logements collectifs et une nette domination de la maison individuelle, plus de 15 900 unites contre moins de 6 000 appartements, le quotidien du diagnostiqueur vendeen reste largement tourne vers le pavillonnaire. Les immeubles, un peu plus de 1 000 unites recensees, ouvrent neanmoins des missions specifiques sur les parties communes et les diagnostics collectifs.
La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes
Le registre national d’immatriculation recense 3 710 copropriétés en Vendée, soit 69 217 lots d’habitation, 19 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.
Sur les 2 678 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 67 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 9 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 13 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.
Les 3 710 copropriétés immatriculees regroupent 69 217 lots, soit une taille moyenne consequente par immeuble, mais seules 341 datent d’avant 1949 et 1 788 d’avant 1997. Cette structure indique que l’essentiel du parc collectif vendeen est relativement recent, ce qui oriente les missions vers un suivi regulier plutot que vers des diagnostics lourds sur du bati ancien.
56 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.
Ce que proposent les employeurs
Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.
Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.
Quelles certifications sont détenues localement
Sur 136 professionnels, 119 detiennent la certification DPE, tandis que les certifications termites, amiante, electricite, gaz et plomb se situent toutes entre 102 et 111 titulaires. Cet ecart modeste mais constant laisse une place pour les profils multi-certifies, capables de repondre a l’ensemble des besoins d’un dossier de transaction sans multiplier les intervenants.
| Certification | Professionnels |
|---|---|
| Performance énergétique (DPE individuel) | 119 |
| Termites Métropole | 111 |
| Amiante | 109 |
| Electricité | 108 |
| Gaz | 107 |
| Plomb | 102 |
| Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) | 58 |
| Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) | 41 |
Un exemple concret de débouché : 1 029 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Vendée sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.
À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 29 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.
Se former et être recruté en Vendée
La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.
C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.
Déposer votre candidature
Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.
Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.
