Le marché du diagnostic immobilier en Seine-et-Marne
Avec un classement de tension parmi les plus bas du pays (84e sur 90) et une charge de 141 diagnostics par professionnel contre 203 en moyenne nationale, le marche local dispose d’une offre de diagnostiqueurs relativement abondante au regard du volume traite. Pour un candidat, cela signifie un contexte moins competitif que la moyenne nationale, mais qui impose de se positionner sur des missions variees plutot que de compter sur la seule rarete de l’offre.
Le volume se repartit entre plusieurs poles urbains de taille moyenne, Meaux, Melun et Chelles en tete, suivis de Pontault-Combault, Dammarie-les-Lys et Bussy-Saint-Georges. Cette dispersion sur six communes actives plutot qu’une concentration unique traduit un departement multipolaire, ou un professionnel doit couvrir plusieurs bassins pour capter l’activite au lieu de se cantonner a une seule ville.
| Diagnostics réalisés sur 12 mois | 40 647 |
|---|---|
| Évolution sur un an | -37 % |
| Audits énergétiques sur 12 mois | 21 167 |
| DPE tertiaires sur 12 mois | 2 112 |
| Transactions immobilières en 2025 | 22 957 |
| Diagnostiqueurs certifiés | 288 |
| Structures recensées, indépendants compris | 225 |
| Diagnostics par professionnel | 141 par an |
Ce qui alimente l’activité
La Seine-et-Marne offre un marche diversifie, porte par un parc ancien consequent et par un volume d’audits energetiques presque aussi eleve que celui des transactions, mais avec une charge de travail par professionnel inferieure a la moyenne nationale. Un candidat doit valoriser une polyvalence sur plusieurs communes et plusieurs types de missions plutot que de miser sur une tension de marche particulierement favorable.
Les 22 957 transactions rapportees aux 40 647 diagnostics realises montrent que la vente ne suffit pas a expliquer le volume total : les 21 167 audits energetiques, quasi equivalents au nombre de ventes, temoignent d’un marche de la renovation tres actif. Locations, copropriétés et projets de travaux elargissent ainsi le champ d’intervention bien au-dela de la seule transaction immobiliere, diversifiant les missions accessibles a un professionnel installe ici.
Où se concentre l’activité
Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.
| Commune | Diagnostics sur 12 mois |
|---|---|
| Meaux | 1 922 |
| Melun | 1 633 |
| Chelles | 1 616 |
| Pontault-Combault | 1 191 |
| Dammarie-les-Lys | 941 |
| Bussy-Saint-Georges | 857 |
Quel parc immobilier vous attend
Les classes C et D concentrent l’essentiel du parc diagnostique, avec pres de 28 700 logements sur un total de 40 647, ce qui correspond a un travail quotidien centre sur des biens standards, sans complexite technique majeure. Les etiquettes extremes, A et G, restent minoritaires, signe que l’activite courante repose davantage sur le volume de biens intermediaires que sur des dossiers de rehabilitation lourde.
Ce volume n’est pas théorique. 21 167 audits énergétiques ont été réalisés en Seine-et-Marne sur les douze derniers mois, soit 52 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.
| Étiquette | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| A | 475 | 1 % |
| B | 1 388 | 3 % |
| C | 14 229 | 35 % |
| D | 14 442 | 36 % |
| E | 5 966 | 15 % |
| F | 2 642 | 6 % |
| G | 1 505 | 4 % |
Ce que le calendrier réglementaire promet en Seine-et-Marne
La part de logements classes F ou G ne represente que 10 % du parc diagnostique, ce qui limite le volume specifiquement rattache aux biens les plus degrades. En revanche, la classe D pese pour plus du tiers des diagnostics (14 442 sur 40 647), un volume qui alimentera un flux de suivi regulier si ces logements evoluent vers des classes superieures.
| Classes concernées | Part du parc diagnostiqué |
|---|---|
| E, F et G | 25 % |
| D | 36 % |
| D, E, F et G | 60 % |
Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.
L’âge du parc décide des missions
Le parc construit avant 1948 (10 402 unites) et celui de la periode 1948-1974 (9 086) forment ensemble la majorite du bati diagnostique, ce qui implique une pratique reguliere des reperages amiante et plomb en complement du DPE. Les periodes plus recentes, de 2006 a 2021, restent minoritaires, confirmant que l’expertise sur le bati ancien demeure la competence la plus sollicitee sur ce territoire.
Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 371 638 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 30 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 77 % du parc daté en Seine-et-Marne.
Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.
C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.
| Période de construction | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| avant 1948 | 10 402 | 26 % |
| 1948-1974 | 9 086 | 22 % |
| 1975-1977 | 1 227 | 3 % |
| 1978-1982 | 1 926 | 5 % |
| 1983-1988 | 2 492 | 6 % |
| 1989-2000 | 5 143 | 13 % |
| 2001-2005 | 2 072 | 5 % |
| 2006-2012 | 4 147 | 10 % |
| 2013-2021 | 3 542 | 9 % |
| après 2021 | 610 | 2 % |
Avec 62 % de logements collectifs et 24 067 appartements recenses contre 15 379 maisons, l’activite s’organise largement autour des immeubles, ce qui multiplie les missions a l’echelle du batiment plutot que du seul logement individuel. Les 1 201 immeubles identifies representent egalement un gisement de diagnostics partie commune, distinct du DPE logement par logement.
La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes
Le registre national d’immatriculation recense 10 481 copropriétés en Seine-et-Marne, soit 229 468 lots d’habitation, 22 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.
Sur les 7 670 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 64 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 10 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 36 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.
Les 10 481 copropriétés immatriculees totalisent 229 468 lots, soit une taille moyenne elevee par copropriete, ce qui implique des audits collectifs consequents et des interventions coordonnees a l’echelle de l’immeuble. Les 2 738 copropriétés anterieures a 1949 et les 4 919 anterieures a 1997 concentrent une part significative de batiments anciens, ou les diagnostics techniques globaux et les reperages amiante prennent une place centrale.
41 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.
Ce que proposent les employeurs
Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.
Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.
Quelles certifications sont détenues localement
Les certifications amiante (248) et plomb (220) sont les plus repandues parmi les 288 professionnels recenses, devant le DPE individuel lui-meme (205), ce qui traduit une base de competences solide sur le bati ancien mais laisse une marge d’entree pour des profils fraichement certifies DPE. La certification termites, la moins detenue (171), constitue egalement un axe de differenciation pour un nouvel arrivant souhaitant elargir son offre de services.
| Certification | Professionnels |
|---|---|
| Amiante | 248 |
| Plomb | 220 |
| Electricité | 207 |
| Performance énergétique (DPE individuel) | 205 |
| Gaz | 204 |
| Termites Métropole | 171 |
| Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) | 171 |
| Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) | 116 |
Un exemple concret de débouché : 2 112 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Seine-et-Marne sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.
À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 85 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.
Se former et être recruté en Seine-et-Marne
La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.
C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.
Déposer votre candidature
Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.
Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.
