Le marché du diagnostic immobilier en Sarthe
Avec 192 diagnostics traites par professionnel et par an, la Sarthe se situe legerement en retrait de la moyenne nationale et occupe un rang median parmi les departements observes. Ce positionnement traduit un marche ni sature ni exsangue, ou l’arrivee d’un nouveau diagnostiqueur ne bouleverse pas les equilibres en place mais trouve sa place sans concurrence exacerbee.
Le Mans concentre a lui seul plus des trois quarts du volume identifie sur les communes recensees, loin devant La Fleche, Sable-sur-Sarthe ou La Ferte-Bernard qui restent des marches d’appoint. Cette polarisation autour d’un centre urbain unique signifie qu’une bonne partie de l’activite quotidienne se joue dans l’agglomeration mancelle, le reste du departement fonctionnant sur un rythme plus diffus et rural.
| Diagnostics réalisés sur 12 mois | 13 822 |
|---|---|
| Évolution sur un an | -30 % |
| Audits énergétiques sur 12 mois | 12 822 |
| DPE tertiaires sur 12 mois | 822 |
| Transactions immobilières en 2025 | 12 365 |
| Diagnostiqueurs certifiés | 72 |
| Structures recensées, indépendants compris | 60 |
| Diagnostics par professionnel | 192 par an |
Ce qui alimente l’activité
La Sarthe offre un marche stable, structure autour du pole mancelle et porte par un parc ancien qui demande une expertise solide plutot qu’un volume en explosion. Un professionnel capable de valoriser la certification termites, moins repandue, et une bonne maitrise du bati d’avant-guerre y trouvera un positionnement pertinent.
Le rapport entre les 12 365 transactions et les 13 822 DPE realises est resserre, ce qui indique un marche ou la vente ne genere pas a elle seule un volume disproportionne de diagnostics. Le nombre d’audits energetiques, proche de 12 800, quasiment equivalent au volume de DPE, montre que la commande liee a la renovation et aux projets de travaux pese autant que la simple transaction. Le tertiaire reste modeste avec 822 diagnostics, confirmant que l’activite du departement repose avant tout sur le logement et sa remise a niveau.
Où se concentre l’activité
Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.
| Commune | Diagnostics sur 12 mois |
|---|---|
| Le Mans | 5 318 |
| La Flèche | 428 |
| Sablé-sur-Sarthe | 393 |
| La Ferté-Bernard | 235 |
| Montval-sur-Loir | 184 |
| Coulaines | 180 |
Quel parc immobilier vous attend
Les classes C et D concentrent a elles seules les deux tiers du parc etiquete, ce qui oriente le quotidien vers des diagnostics de logements globalement dans la moyenne plutot que vers des cas extremes. Les etiquettes F et G, a 12 pour cent, representent un volume present mais non majoritaire, ce qui limite la pression immediate liee aux passoires thermiques par rapport a d’autres departements plus marques.
Ce volume n’est pas théorique. 12 822 audits énergétiques ont été réalisés en Sarthe sur les douze derniers mois, soit 93 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.
| Étiquette | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| A | 215 | 2 % |
| B | 621 | 4 % |
| C | 4 132 | 30 % |
| D | 5 089 | 37 % |
| E | 2 164 | 16 % |
| F | 1 052 | 8 % |
| G | 549 | 4 % |
Ce que le calendrier réglementaire promet en Sarthe
Avec 67 pour cent du parc etiquete en C ou D, la Sarthe dispose d’un reservoir consequent de logements qui basculeront progressivement dans les diagnostics lies aux travaux de renovation a mesure que les projets s’engagent. La part de 12 pour cent en F ou G reste limitee, ce qui suggere un volume a venir plus etale dans le temps que concentre sur une urgence immediate.
| Classes concernées | Part du parc diagnostiqué |
|---|---|
| E, F et G | 27 % |
| D | 37 % |
| D, E, F et G | 64 % |
Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.
L’âge du parc décide des missions
Le bati anterieur a 1948 domine largement avec plus du tiers du parc recense, et l’ensemble anterieur a 1974 depasse les six diagnostics sur dix. Cette anciennete impose une maitrise fine des reperages amiante et plomb ainsi qu’une lecture attentive des materiaux d’epoque, competences indispensables pour intervenir efficacement sur ce type de bati.
Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 235 206 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 43 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 78 % du parc daté en Sarthe.
Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.
C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.
| Période de construction | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| avant 1948 | 5 537 | 40 % |
| 1948-1974 | 3 284 | 24 % |
| 1975-1977 | 567 | 4 % |
| 1978-1982 | 625 | 5 % |
| 1983-1988 | 586 | 4 % |
| 1989-2000 | 1 316 | 10 % |
| 2001-2005 | 499 | 4 % |
| 2006-2012 | 860 | 6 % |
| 2013-2021 | 426 | 3 % |
| après 2021 | 122 | 1 % |
Avec 37 pour cent de logements collectifs et pres de 4 700 appartements recenses contre plus de 8 700 maisons, le marche reste majoritairement oriente vers l’habitat individuel. La part collective demeure toutefois suffisante pour maintenir une activite reguliere sur les diagnostics d’appartements et les parties communes, notamment dans l’agglomeration mancelle.
La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes
Le registre national d’immatriculation recense 1 595 copropriétés en Sarthe, soit 35 922 lots d’habitation, 23 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.
Sur les 1 176 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 80 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 9 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 36 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.
Les 1 595 copropriétés immatriculees totalisent pres de 36 000 lots, soit une taille moyenne d’environ 22 lots par copropriete, un format intermediaire qui implique des interventions a l’echelle de l’immeuble plutot que de petites structures. Avec 936 copropriétés anterieures a 1997, soit plus de la moitie du parc, une large part des immeubles concernes presente une anciennete qui justifie des diagnostics collectifs approfondis et repetes.
55 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.
Ce que proposent les employeurs
Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.
Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.
Quelles certifications sont détenues localement
Les certifications amiante, DPE, plomb, electricite et gaz sont toutes detenues par une soixantaine de professionnels, un socle homogene et bien couvert localement. La certification termites, portee par seulement 49 professionnels, constitue en revanche le point le plus ouvert pour un nouvel arrivant souhaitant se differencier sur ce marche.
| Certification | Professionnels |
|---|---|
| Amiante | 64 |
| Performance énergétique (DPE individuel) | 62 |
| Plomb | 61 |
| Electricité | 61 |
| Gaz | 59 |
| Termites Métropole | 49 |
| Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) | 33 |
| Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) | 32 |
Un exemple concret de débouché : 822 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Sarthe sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.
À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 18 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.
Se former et être recruté en Sarthe
La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.
C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.
Déposer votre candidature
Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.
Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.
