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Chalon-sur-Saône, Saône-et-Loire

Devenir diagnostiqueur immobilier en Saône-et-Loire : le marché en 2026

Diagnostic immobilier en Saône-et-Loire : 17 483 diagnostics sur douze mois et 86 professionnels certifiés. Le marché local et les entreprises qui recrutent.

Le marché du diagnostic immobilier en Saône-et-Loire

Avec 203 diagnostics par professionnel et par an, la Saône-et-Loire colle exactement à la moyenne nationale et se classe 31e sur 90 départements, ce qui signale un marché ni saturé ni en tension critique. Un nouvel arrivant s’insère dans un rythme de travail soutenu mais absorbable, sans concurrence exacerbée entre professionnels.

L’activité ne se concentre pas sur une seule agglomération mais se répartit entre plusieurs villes moyennes : Chalon-sur-Saône en tête avec 2 174 diagnostics, suivie de Mâcon, puis Montceau-les-Mines, Le Creusot, Paray-le-Monial et Autun. Cette dispersion géographique implique une certaine mobilité pour couvrir un territoire aux bassins d’activité multiples plutôt qu’une pratique centrée sur une seule zone dense.

Diagnostics réalisés sur 12 mois 17 483
Évolution sur un an -29 %
Audits énergétiques sur 12 mois 13 169
DPE tertiaires sur 12 mois 947
Transactions immobilières en 2025 12 584
Diagnostiqueurs certifiés 86
Structures recensées, indépendants compris 70
Diagnostics par professionnel 203 par an

Ce qui alimente l’activité

La Saône-et-Loire présente un marché équilibré, porté par un parc ancien et une part significative de copropriétés qui garantissent un socle d’activité durable au-delà des seules ventes. Le renouvellement prochain de près de la moitié des certifications ouvre une fenêtre concrète pour un professionnel qui souhaite s’y implanter, en particulier s’il vise la spécialisation amiante bâtiments complexes.

Le volume d’audits énergétiques, à 13 169, avoisine celui des DPE eux-mêmes, ce qui traduit un marché où la rénovation pèse presque autant que la simple transaction. Avec 12 584 ventes pour 17 483 DPE, l’activité dépasse largement le seul cadre des transactions et s’étend aux locations, aux copropriétés et aux travaux, avec un segment tertiaire modeste de 947 diagnostics.

Où se concentre l’activité

Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.

Commune Diagnostics sur 12 mois
Chalon-sur-Saône 2 174
Mâcon 1 746
Montceau-les-Mines 1 148
Le Creusot 1 069
Paray-le-Monial 601
Autun 543

Quel parc immobilier vous attend

Les classes C et D dominent largement le parc diagnostiqué, représentant à elles seules plus de 60 % des logements évalués. Le quotidien du diagnostiqueur y est donc majoritairement composé de biens de performance moyenne, avec une part minoritaire mais réelle de F et G à traiter en parallèle.

Ce volume n’est pas théorique. 13 169 audits énergétiques ont été réalisés en Saône-et-Loire sur les douze derniers mois, soit 75 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.

Étiquette Diagnostics Part
A 253 1 %
B 668 4 %
C 4 664 27 %
D 6 019 34 %
E 3 431 20 %
F 1 549 9 %
G 899 5 %

Ce que le calendrier réglementaire promet en Saône-et-Loire

Les étiquettes F et G représentent 14 % du parc évalué, soit une réserve de travail à venir mesurée mais non négligeable. Cette proportion laisse anticiper un volume de missions de rénovation énergétique régulier plutôt qu’un afflux massif et soudain.

Classes concernées Part du parc diagnostiqué
E, F et G 34 %
D 34 %
D, E, F et G 68 %

Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.

L’âge du parc décide des missions

Le bâti antérieur à 1948 concentre à lui seul 7 492 diagnostics, et la période 1948-1974 en ajoute 5 069, ce qui place plus de 70 % du parc diagnostiqué sur des constructions anciennes. Cette ancienneté implique une pratique fréquente des problématiques d’amiante et de plomb, en plus de l’évaluation énergétique classique.

Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 240 696 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 50 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 80 % du parc daté en Saône-et-Loire.

Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.

C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.

Période de construction Diagnostics Part
avant 1948 7 492 43 %
1948-1974 5 069 29 %
1975-1977 671 4 %
1978-1982 1 127 6 %
1983-1988 599 3 %
1989-2000 783 4 %
2001-2005 408 2 %
2006-2012 761 4 %
2013-2021 390 2 %
après 2021 183 1 %

Avec 54 % de logements collectifs et une quasi-parité entre appartements (8 696) et maisons (8 079), le département offre un terrain équilibré entre diagnostics individuels et missions liées aux immeubles. Cette proportion ouvre des missions régulières à l’échelle des parties communes, en complément du diagnostic logement par logement.

La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes

Le registre national d’immatriculation recense 3 006 copropriétés en Saône-et-Loire, soit 42 051 lots d’habitation, 14 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.

Sur les 2 434 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 88 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 3 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 58 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.

Les 3 006 copropriétés immatriculées totalisent 42 051 lots, soit une taille moyenne modeste par copropriété, mais avec une ancienneté marquée puisque 2 149 d’entre elles datent d’avant 1997. Cette structure appelle des missions à l’échelle de l’immeuble, diagnostics techniques globaux et suivis liés à la vétusté des parties communes.

48 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.

Ce que proposent les employeurs

Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.

Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.

Quelles certifications sont détenues localement

Les certifications de base sont bien représentées localement, avec DPE, amiante, plomb, électricité et gaz détenus par la majorité des 86 professionnels recensés. La certification amiante pour missions spécifiques et bâtiments complexes ne concerne en revanche que la moitié d’entre eux, ce qui laisse une marge claire de spécialisation pour qui l’obtient, d’autant que 40 certificats arrivent à échéance dans l’année.

Certification Professionnels
Performance énergétique (DPE individuel) 76
Amiante 73
Plomb 70
Electricité 68
Gaz 66
Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) 43
Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) 37
Audit énergétique 34

Un exemple concret de débouché : 947 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Saône-et-Loire sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.

À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 40 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.

Se former et être recruté en Saône-et-Loire

La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.

C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.

Déposer votre candidature

Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.

Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.

Questions fréquentes
Est-ce que la Saône-et-Loire est un bon département pour s'installer comme diagnostiqueur salarié ?
Oui, c'est un marché équilibré. Avec 203 diagnostics par professionnel et par an, la Saône-et-Loire colle à la moyenne nationale et se classe 31e sur 90 départements, ce qui signale un rythme de travail soutenu sans concurrence exacerbée. L'activité se répartit entre plusieurs villes moyennes plutôt que concentrée sur une seule zone, ce qui demande une certaine mobilité mais offre une stabilité d'emploi durable.
Quelles sont les villes où trouver des postes de diagnostiqueur en Saône-et-Loire ?
Les cabinets sont implantés principalement à Chalon-sur-Saône (2 174 diagnostics), Mâcon (1 746), Montceau-les-Mines (1 148), Le Creusot (1 069), Paray-le-Monial (601) et Autun (543). Ces six communes concentrent l'essentiel de l'activité et donc des opportunités d'embauche en CDI ou CDD dans le département.
Quel type de diagnostics représente le gros du travail quotidien en Saône-et-Loire ?
Les diagnostiqueurs y traitent majoritairement des biens de performance moyenne, car les étiquettes C et D représentent plus de 60 % du parc diagnostiqué. Vous serez également confronté à un volume significatif d'audits énergétiques : 13 169 ont été réalisés en douze mois, soit presque autant que les DPE eux-mêmes, ce qui reflète un marché où la rénovation pèse presque autant que la transaction.
Y a-t-il des perspectives d'activité avec la réglementation sur les étiquettes F et G ?
Les logements classés F et G représentent 14 % du parc évalué en Saône-et-Loire, soit une réserve de travail non négligeable à venir. Le calendrier réglementaire qui élargit progressivement l'obligation d'audit énergétique crée une augmentation mesurée mais régulière de missions, en particulier pour les professionnels sensibilisés aux enjeux de rénovation énergétique.
Le renouvellement des certifications en Saône-et-Loire ouvre-t-il des portes ?
Oui, le renouvellement prochain de près de la moitié des certifications crée une fenêtre concrète pour un professionnel qui souhaite s'implanter. C'est une opportunité particulièrement intéressante pour ceux qui visent la spécialisation amiante, une expertise moins saturée et recherchée sur le marché.
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