Le marché du diagnostic immobilier en Rhône
Avec 200 diagnostics par professionnel et par an contre 203 en moyenne nationale, le Rhône se situe quasiment dans la norme, confirmé par un rang de tension médian, 34e sur 90. Ce n’est ni un marché saturé ni un désert professionnel : la charge de travail reste soutenable pour qui s’installe, sans promesse de rareté de la concurrence.
Lyon concentre à elle seule plus de 40 % du volume départemental, loin devant Villeurbanne, Caluire-et-Cuire, Vénissieux, Oullins-Pierre-Bénite et Villefranche-sur-Saône. L’activité suit clairement la géographie de la métropole lyonnaise et de sa proche périphérie, ce qui signifie qu’un poste basé hors de cet axe urbain s’appuiera sur un bassin plus réduit.
| Diagnostics réalisés sur 12 mois | 84 242 |
|---|---|
| Évolution sur un an | -21 % |
| Audits énergétiques sur 12 mois | 14 371 |
| DPE tertiaires sur 12 mois | 3 985 |
| Transactions immobilières en 2025 | 32 423 |
| Diagnostiqueurs certifiés | 422 |
| Structures recensées, indépendants compris | 275 |
| Diagnostics par professionnel | 200 par an |
Ce qui alimente l’activité
Le Rhône offre un volume d’activité conséquent et diversifié, porté par la densité de la métropole lyonnaise et par un parc collectif majoritaire qui multiplie les missions à l’échelle de l’immeuble. Pour un professionnel prêt à s’ancrer dans cet axe urbain, la charge de travail proche de la moyenne nationale garantit un marché stable sans concurrence excessive.
Avec 32 423 transactions pour 84 242 DPE, le ratio dépasse deux diagnostics par vente, signe que l’activité ne se limite pas aux mutations. Les 14 371 audits énergétiques et les 3 985 diagnostics tertiaires confirment un marché alimenté aussi par la location, les copropriétés et les projets de travaux, ce qui diversifie les missions au quotidien.
Où se concentre l’activité
Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.
| Commune | Diagnostics sur 12 mois |
|---|---|
| Lyon | 35 462 |
| Villeurbanne | 9 224 |
| Caluire-et-Cuire | 2 755 |
| Vénissieux | 2 135 |
| Oullins-Pierre-Bénite | 2 071 |
| Villefranche-sur-Saône | 1 870 |
Quel parc immobilier vous attend
Les classes C et D dominent largement, avec plus de 70 % du parc réparti entre ces deux étiquettes, tandis que F et G ne représentent que 7 % des logements. Le travail courant porte donc majoritairement sur des biens de performance intermédiaire plutôt que sur des cas extrêmes nécessitant des préconisations lourdes.
Ce volume n’est pas théorique. 14 371 audits énergétiques ont été réalisés en Rhône sur les douze derniers mois, soit 17 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.
| Étiquette | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| A | 704 | 1 % |
| B | 5 449 | 6 % |
| C | 35 235 | 42 % |
| D | 24 928 | 30 % |
| E | 11 945 | 14 % |
| F | 4 027 | 5 % |
| G | 1 954 | 2 % |
Ce que le calendrier réglementaire promet en Rhône
Avec 7 % du parc en F ou G et 30 % en classe D, le département dispose d’un volume mesuré de biens susceptibles de basculer vers des diagnostics plus exigeants à moyen terme. La classe E, à 14 %, constitue la zone charnière qui alimentera progressivement ce segment sans bouleverser l’équilibre actuel du marché.
| Classes concernées | Part du parc diagnostiqué |
|---|---|
| E, F et G | 21 % |
| D | 30 % |
| D, E, F et G | 51 % |
Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.
L’âge du parc décide des missions
Le bâti d’avant 1948 et celui de la période 1948-1974 représentent ensemble près de 58 % du parc recensé, ce qui implique une present continue des enjeux amiante et plomb dans les missions courantes. La part notable de constructions récentes, plus de 8 800 logements entre 2013 et 2021, exige en parallèle une maîtrise des méthodes adaptées aux bâtiments neufs.
Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 305 548 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 32 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 73 % du parc daté en Rhône.
Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.
C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.
| Période de construction | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| avant 1948 | 24 625 | 29 % |
| 1948-1974 | 24 020 | 29 % |
| 1975-1977 | 3 202 | 4 % |
| 1978-1982 | 3 466 | 4 % |
| 1983-1988 | 2 681 | 3 % |
| 1989-2000 | 8 227 | 10 % |
| 2001-2005 | 2 685 | 3 % |
| 2006-2012 | 5 811 | 7 % |
| 2013-2021 | 8 822 | 10 % |
| après 2021 | 703 | 1 % |
Avec 88 % de logements collectifs et 70 701 appartements recensés contre seulement 10 380 maisons, l’essentiel de l’activité se joue à l’échelle de l’immeuble plutôt du pavillon individuel. Cette structure favorise les missions répétées sur un même bâtiment et les diagnostics groupés au sein d’un même ensemble immobilier.
La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes
Le registre national d’immatriculation recense 24 077 copropriétés en Rhône, soit 587 289 lots d’habitation, 24 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.
Sur les 19 367 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 76 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 5 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 45 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.
Les 24 077 copropriétés immatriculées totalisent près de 587 000 lots, soit une moyenne élevée de lots par copropriété qui suppose des immeubles de taille conséquente. Avec 8 797 copropriétés antérieures à 1949 et 14 713 antérieures à 1997, la majorité du parc collectif est ancienne, ce qui ouvre un volume régulier d’audits et de diagnostics à l’échelle du bâtiment entier.
56 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.
Ce que proposent les employeurs
Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.
Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.
Quelles certifications sont détenues localement
La répartition des certifications reste équilibrée entre amiante, DPE individuel, plomb, gaz et électricité, toutes situées dans une fourchette proche de 250 à 325 professionnels certifiés. La certification amiante pour bâtiments complexes, légèrement moins répandue, marque un espace où un professionnel supplémentaire disposant de cette compétence peut se différencier.
| Certification | Professionnels |
|---|---|
| Amiante | 324 |
| Performance énergétique (DPE individuel) | 321 |
| Plomb | 277 |
| Gaz | 259 |
| Electricité | 259 |
| Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) | 258 |
| Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) | 189 |
| Termites Métropole | 144 |
Un exemple concret de débouché : 3 985 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Rhône sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.
À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 52 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.
Se former et être recruté en Rhône
La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.
C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.
Déposer votre candidature
Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.
Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.
