Le marché du diagnostic immobilier en Paris
Avec 319 diagnostics par professionnel et par an contre 203 en moyenne nationale, soit un ecart de +57 %, Paris se classe 3e departement le plus tendu sur 90. Les 448 diagnostiqueurs recenses absorbent un volume qui reste tres eleve malgre le recul d’une annee sur l’autre, ce qui traduit un marche capable d’occuper largement de nouveaux arrivants sans saturation apparente.
L’activite est concentree presque integralement sur la commune de Paris elle-meme, avec 142 904 diagnostics sur 142 923, les arrondissements n’apparaissant que de maniere anecdotique dans le decompte communal. C’est une configuration rare : il n’y a pas de dispersion vers des communes peripheriques, l’ensemble du marche se joue a l’echelle intra muros.
| Diagnostics réalisés sur 12 mois | 142 923 |
|---|---|
| Évolution sur un an | -40 % |
| Audits énergétiques sur 12 mois | 5 051 |
| DPE tertiaires sur 12 mois | 9 879 |
| Transactions immobilières en 2025 | 40 811 |
| Diagnostiqueurs certifiés | 448 |
| Structures recensées, indépendants compris | 337 |
| Diagnostics par professionnel | 319 par an |
Ce qui alimente l’activité
Paris combine la plus forte concentration urbaine du pays, un parc ancien et entierement collectif, et une tension parmi les plus elevees de France, ce qui en fait un terrain particulierement favorable pour un diagnostiqueur a l’aise avec les immeubles anciens et les copropriétés de grande taille. C’est un departement qui recompense l’expertise sur le bati haussmannien plutot que la polyvalence rurale.
Les 40 811 transactions ne representent qu’une fraction du volume de diagnostics realises, signe que l’essentiel de l’activite ne vient pas des seules ventes. Les 5 051 audits energetiques et les 9 879 diagnostics tertiaires montrent un marche diversifie, alimente aussi par les locations et les diagnostics lies aux copropriétés et aux travaux.
Où se concentre l’activité
Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.
| Commune | Diagnostics sur 12 mois |
|---|---|
| Paris | 142 904 |
| Paris 11e Arrondissement | 3 |
| Paris 9e Arrondissement | 3 |
| Paris 13e Arrondissement | 2 |
| Paris 15e Arrondissement | 2 |
| Paris 19e Arrondissement | 2 |
Quel parc immobilier vous attend
La repartition penche fortement vers les classes intermediaires, D et E regroupant a elles seules plus de 86 000 logements sur les 142 923 recenses. Le quotidien du diagnostiqueur parisien est donc largement structure autour de biens ni exemplaires ni critiques, ce qui demande une rigueur constante sur des ecarts fins entre classes.
Ce volume n’est pas théorique. 5 051 audits énergétiques ont été réalisés en Paris sur les douze derniers mois, soit 4 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.
| Étiquette | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| A | 176 | 0 % |
| B | 1 223 | 1 % |
| C | 25 937 | 18 % |
| D | 43 677 | 31 % |
| E | 42 950 | 30 % |
| F | 18 973 | 13 % |
| G | 9 987 | 7 % |
Ce que le calendrier réglementaire promet en Paris
Les logements F ou G representent 20 % du parc etiquete, un volume consequent mais qui reste minoritaire face aux 60 % environ classes D et E. Cette masse intermediaire constitue un reservoir de futurs diagnostics de suivi et de reevaluation, la dynamique du parc laissant attendre un flux regulier de missions davantage que des pics ponctuels.
| Classes concernées | Part du parc diagnostiqué |
|---|---|
| E, F et G | 50 % |
| D | 31 % |
| D, E, F et G | 81 % |
Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.
L’âge du parc décide des missions
Le parc est domine par l’avant 1948, qui concentre plus de 93 000 biens sur les 142 923 recenses, avec une part tres marginale de constructions recentes. Cette anciennete impose une expertise fine des batiments haussmanniens et des immeubles anciens, avec des configurations atypiques qui different nettement des parcs plus recents observes ailleurs.
Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 65 513 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 77 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 91 % du parc daté en Paris.
Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.
C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.
| Période de construction | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| avant 1948 | 93 404 | 65 % |
| 1948-1974 | 27 561 | 19 % |
| 1975-1977 | 3 521 | 2 % |
| 1978-1982 | 3 303 | 2 % |
| 1983-1988 | 2 998 | 2 % |
| 1989-2000 | 6 003 | 4 % |
| 2001-2005 | 1 688 | 1 % |
| 2006-2012 | 1 383 | 1 % |
| 2013-2021 | 2 460 | 2 % |
| après 2021 | 602 | 0 % |
Le logement collectif represente 100 % du parc, une situation unique qui efface pratiquement toute mission liee a la maison individuelle, avec seulement 627 maisons recensees contre plus de 137 000 appartements. Chaque intervention s’inscrit donc dans la logique d’un immeuble et de ses parties communes, ce qui suppose une aisance avec les problematiques collectives plutot qu’individuelles.
La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes
Le registre national d’immatriculation recense 45 739 copropriétés en Paris, soit 1 297 909 lots d’habitation, 28 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.
Sur les 38 708 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 97 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 2 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 75 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.
Avec 45 739 copropriétés immatriculees et pres de 1,3 million de lots, Paris concentre un volume de coproprietes sans equivalent, dont plus de 29 000 datent d’avant 1949 et pres de 37 500 d’avant 1997. Cette masse ancienne implique des audits a l’echelle de l’immeuble entier, des diagnostics techniques globaux et une coordination frequente avec les instances de copropriete plutot que des interventions isolees.
63 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.
Ce que proposent les employeurs
Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.
Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.
Quelles certifications sont détenues localement
Sur 448 professionnels, 383 detiennent la certification DPE individuel, ce qui laisse un ecart notable avec le nombre total de diagnostiqueurs actifs. Les certifications amiante, plomb, electricite, termites et gaz sont detenues par des effectifs tres proches les uns des autres, autour de 310 a 340, ce qui indique une polyvalence deja bien installee mais laisse une marge reelle pour un nouvel arrivant capable de couvrir l’ensemble du spectre.
| Certification | Professionnels |
|---|---|
| Performance énergétique (DPE individuel) | 383 |
| Amiante | 341 |
| Plomb | 317 |
| Electricité | 315 |
| Termites Métropole | 313 |
| Gaz | 313 |
| Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) | 228 |
| Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) | 219 |
Un exemple concret de débouché : 9 879 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Paris sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.
À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 134 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.
Se former et être recruté en Paris
La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.
C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.
Déposer votre candidature
Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.
Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.
