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Devenir diagnostiqueur immobilier en Nièvre : le marché en 2026

Diagnostic immobilier en Nièvre : 6 000 diagnostics sur douze mois et 39 professionnels certifiés. Le marché local et les entreprises qui recrutent.

Photo : Antimuonium, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Le marché du diagnostic immobilier en Nièvre

Avec un rang de 78e sur 90 et une moyenne de 154 diagnostics par professionnel contre 203 au niveau national, la Nièvre affiche une charge de travail nettement inférieure à la moyenne. Cela traduit un marché moins saturé, où l’arrivée d’un nouveau diagnostiqueur ne se heurte pas à une concurrence acharnée, mais où le volume global reste mesuré.

L’activité se concentre très largement sur Nevers, qui totalise plus de 1 700 diagnostics quand la deuxième commune, Cosne-Cours-sur-Loire, n’en compte que 349. Les autres pôles comme Imphy, Varennes-Vauzelles, La Charité-sur-Loire ou Fourchambault restent modestes, ce qui impose une bonne mobilité pour couvrir un territoire rural aux volumes dispersés en dehors de la préfecture.

Diagnostics réalisés sur 12 mois 6 000
Évolution sur un an -10 %
Audits énergétiques sur 12 mois 7 806
DPE tertiaires sur 12 mois 285
Transactions immobilières en 2025 5 637
Diagnostiqueurs certifiés 39
Structures recensées, indépendants compris 31
Diagnostics par professionnel 154 par an

Ce qui alimente l’activité

La Nièvre présente un marché stable mais peu tendu, où l’ancienneté du parc et le poids des copropriétés anciennes garantissent un socle d’activité régulier. Pour un professionnel prêt à couvrir un territoire étendu autour de Nevers et à se positionner sur l’audit énergétique, le département offre une insertion sans concurrence excessive.

Le volume de transactions, 5 637, est proche du nombre de DPE réalisés, mais c’est le chiffre des audits énergétiques, 7 806, qui domine largement l’activité et dépasse même le volume de DPE. Le tertiaire reste marginal avec 285 diagnostics, confirmant que l’essentiel du travail se joue sur le résidentiel, les copropriétés, les locations et les audits liés aux travaux plutôt que sur la seule vente.

Où se concentre l’activité

Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.

Commune Diagnostics sur 12 mois
Nevers 1 711
Cosne-Cours-sur-Loire 349
Imphy 288
Varennes-Vauzelles 172
La Charité-sur-Loire 162
Fourchambault 152

Quel parc immobilier vous attend

La classe D domine largement avec 2 103 logements, suivie par E à 1 209 et C à 936, ce qui dessine un quotidien centré sur des biens de performance moyenne plutôt que sur les cas extrêmes. Les 27 % de logements classés F ou G représentent tout de même une part notable du parc, suffisante pour nourrir un flux régulier de missions plus techniques.

Ce volume n’est pas théorique. 7 806 audits énergétiques ont été réalisés en Nièvre sur les douze derniers mois, soit 130 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.

Étiquette Diagnostics Part
A 29 0 %
B 125 2 %
C 936 16 %
D 2 103 35 %
E 1 209 20 %
F 886 15 %
G 712 12 %

Ce que le calendrier réglementaire promet en Nièvre

Avec 27 % du parc en F ou G et 20 % supplémentaires en classe E, près de la moitié des logements nivernais se situent dans une zone susceptible de generer des diagnostics répétés et des audits à mesure que les propriétaires engagent des travaux. Ce poids cumulé de near 46 % constitue une réserve d’activité durable pour les prochaines années.

Classes concernées Part du parc diagnostiqué
E, F et G 47 %
D 35 %
D, E, F et G 82 %

Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.

L’âge du parc décide des missions

Le bâti antérieur à 1948 représente à lui seul plus de la moitié des constructions recensées, loin devant la période 1948-1974. Un tel parc ancien implique une expertise fine des matériaux traditionnels et une vigilance accrue sur l’amiante et le plomb, des compétences déjà bien installées chez les professionnels locaux.

Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 121 126 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 60 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 88 % du parc daté en Nièvre.

Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.

C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.

Période de construction Diagnostics Part
avant 1948 3 455 58 %
1948-1974 1 186 20 %
1975-1977 340 6 %
1978-1982 271 5 %
1983-1988 131 2 %
1989-2000 303 5 %
2001-2005 56 1 %
2006-2012 138 2 %
2013-2021 110 2 %
après 2021 10 0 %

Avec 40 % de logements collectifs et près de 2 200 appartements recensés contre 3 586 maisons, la part du collectif reste significative sans dominer le marché. Cela ouvre des missions régulières sur des immeubles de taille moyenne, en complément de l’activité pavillonnaire qui reste majoritaire.

La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes

Le registre national d’immatriculation recense 937 copropriétés en Nièvre, soit 11 976 lots d’habitation, 13 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.

Sur les 631 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 97 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 0 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 65 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.

Les 937 copropriétés immatriculées totalisent près de 12 000 lots, soit une taille moyenne d’une douzaine de lots par immeuble, plutôt en faveur de structures de dimension modeste. Avec 409 copropriétés antérieures à 1949 et 613 antérieures à 1997, une large part du parc collectif est ancienne, ce qui alimente une demande soutenue en diagnostics collectifs et en documents techniques à l’échelle de l’immeuble.

28 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.

Ce que proposent les employeurs

Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.

Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.

Quelles certifications sont détenues localement

La certification DPE individuel est quasi généralisée localement, tout comme l’amiante et le plomb, détenues par la grande majorité des 39 professionnels recensés. En revanche, l’audit énergétique n’est porté que par 25 d’entre eux alors que 7 806 audits ont été réalisés sur l’année, ce qui signale une marge d’entrée claire pour un nouveau venu disposant de cette compétence.

Certification Professionnels
Performance énergétique (DPE individuel) 37
Amiante 36
Plomb 36
Gaz 34
Electricité 33
Audit énergétique 25
Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) 21
Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) 19

Un exemple concret de débouché : 285 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Nièvre sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.

À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 4 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.

Se former et être recruté en Nièvre

La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.

C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.

Déposer votre candidature

Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.

Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.

Questions fréquentes
La Nièvre est-elle un bon département pour s'insérer comme diagnostiqueur en CDI ?
Oui, la Nièvre offre un accès au marché sans concurrence excessive. Avec 154 diagnostics par professionnel contre 203 au niveau national, le département affiche une charge de travail inférieure à la moyenne, ce qui limite la saturation. Pour un candidat prêt à couvrir un territoire étendu autour de Nevers et à se positionner sur l'audit énergétique, cette situation représente une opportunité d'insertion régulière plutôt que compétitive.
Où se concentrent les postes en diagnostique en Nièvre ?
L'activité se concentre très largement à Nevers avec plus de 1 700 diagnostics sur 12 mois, loin devant les autres communes. Cosne-Cours-sur-Loire arrive en deuxième position avec 349 diagnostics, tandis que les pôles secondaires comme Imphy, Varennes-Vauzelles, La Charité-sur-Loire et Fourchambault restent modestes. Les cabinets et les postes en CDI se situent donc d'abord à Nevers, ce qui impose une bonne mobilité pour couvrir le territoire rural en dehors de la préfecture.
Quel type de diagnostics domine l'activité en Nièvre ?
L'audit énergétique domine largement l'activité avec 7 806 audits réalisés sur 12 mois, dépassant même le volume de DPE qui s'élève à plus de 6 000 diagnostics. Cet écart reflète l'obligation d'audit pour les ventes de logements F ou G depuis avril 2023, un calendrier qui s'étend progressivement. L'audit énergétique obligatoire offre une différence claire avec le DPE et crée des débouchés réguliers, tandis que le tertiaire reste marginal avec 285 diagnostics.
L'audit énergétique suffira-t-il à remplir l'agenda en Nièvre ?
L'audit énergétique constitue la base d'activité la plus solide, mais l'activité repose sur un équilibre entre plusieurs missions : diagnostics de performance énergétique, audits volontaires, et interventions sur le résidentiel ancien avec ses copropriétés. Comprendre la diversité des marchés régionaux aide à envisager sa carrière, mais en Nièvre, la concentration de transactions (5 637 en 2025) et la structure du parc garantissent un socle d'activité régulier sans dépendre d'une seule source.
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