Le marché du diagnostic immobilier en Indre-et-Loire
Avec 170 diagnostics par professionnel contre 203 en moyenne nationale, le département affiche un écart de 17 % et se classe 66e sur 90 en tension. Ce positionnement traduit une charge de travail plus respirable qu’ailleurs, ce qui peut convenir à un professionnel cherchant un rythme soutenable plutôt qu’un marché saturé.
Tours concentre l’essentiel du volume avec 8 567 diagnostics, loin devant Joué-lès-Tours, Saint-Avertin, Saint-Cyr-sur-Loire et La Riche qui plafonnent autour de 500. Chinon forme un second point d’ancrage plus isolé, ce qui signifie que l’essentiel de l’activité se joue dans l’agglomération tourangelle et sa proche couronne.
| Diagnostics réalisés sur 12 mois | 20 008 |
|---|---|
| Évolution sur un an | -21 % |
| Audits énergétiques sur 12 mois | 9 220 |
| DPE tertiaires sur 12 mois | 863 |
| Transactions immobilières en 2025 | 13 441 |
| Diagnostiqueurs certifiés | 118 |
| Structures recensées, indépendants compris | 78 |
| Diagnostics par professionnel | 170 par an |
Ce qui alimente l’activité
Ce département offre un rythme de travail moins tendu que la moyenne nationale, concentré autour de Tours, avec un socle solide d’audits énergétiques qui élargit l’activité au-delà des seules transactions. Le poids du bâti ancien et des grandes copropriétés en fait un terrain propice à un professionnel souhaitant développer une expertise technique approfondie plutôt qu’un simple volume de DPE standard.
Les 13 441 transactions rapportées aux 20 008 DPE annuels donnent un ratio cohérent avec un marché actif, mais les 9 220 audits énergétiques recensés représentent presque la moitié du volume total de diagnostics, un signal fort d’une activité qui dépasse largement la simple vente. Les 85 916 lots de copropriété et les 863 diagnostics tertiaires confirment que locations, copropriétés et travaux alimentent une bonne part du travail au quotidien.
Où se concentre l’activité
Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.
| Commune | Diagnostics sur 12 mois |
|---|---|
| Tours | 8 567 |
| Joué-lès-Tours | 948 |
| Saint-Avertin | 531 |
| Saint-Cyr-sur-Loire | 531 |
| La Riche | 480 |
| Chinon | 439 |
Quel parc immobilier vous attend
Les classes C et D dominent largement avec 8 285 et 5 842 logements, soit plus de 70 % du parc étiqueté, ce qui installe un flux de missions standard sans complexité technique majeure. Les F et G ne représentent que 10 % du total, réduisant la part des dossiers sensibles liés aux passoires thermiques par rapport à des départements plus polarisés.
Ce volume n’est pas théorique. 9 220 audits énergétiques ont été réalisés en Indre-et-Loire sur les douze derniers mois, soit 46 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.
| Étiquette | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| A | 403 | 2 % |
| B | 781 | 4 % |
| C | 8 285 | 41 % |
| D | 5 842 | 29 % |
| E | 2 780 | 14 % |
| F | 1 298 | 6 % |
| G | 619 | 3 % |
Ce que le calendrier réglementaire promet en Indre-et-Loire
La classe D pèse 29 % du parc étiqueté et la classe C 41 %, ce qui dessine un volume futur régulier plutôt qu’un afflux soudain de dossiers urgents. Avec seulement 10 % en F ou G, la pression sur les rénovations les plus critiques reste modérée comparée à d’autres départements.
| Classes concernées | Part du parc diagnostiqué |
|---|---|
| E, F et G | 23 % |
| D | 29 % |
| D, E, F et G | 53 % |
Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.
L’âge du parc décide des missions
Le bâti antérieur à 1948 et la période 1948-1974 totalisent ensemble près de 60 % des logements recensés, ce qui impose une expertise solide sur les matériaux anciens et les contraintes structurelles qui les accompagnent. Ce poids de l’ancien maintient une demande constante pour des compétences en amiante et plomb, indispensables sur ce type de parc.
Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 227 054 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 39 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 76 % du parc daté en Indre-et-Loire.
Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.
C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.
| Période de construction | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| avant 1948 | 6 073 | 30 % |
| 1948-1974 | 5 997 | 30 % |
| 1975-1977 | 1 061 | 5 % |
| 1978-1982 | 788 | 4 % |
| 1983-1988 | 435 | 2 % |
| 1989-2000 | 1 872 | 9 % |
| 2001-2005 | 637 | 3 % |
| 2006-2012 | 1 202 | 6 % |
| 2013-2021 | 1 683 | 8 % |
| après 2021 | 260 | 1 % |
Avec 59 % de logements collectifs et 11 006 appartements contre 8 238 maisons, le marché est structurellement orienté vers l’habitat collectif. Cette proportion ouvre naturellement vers des missions à l’échelle de l’immeuble, au-delà du simple diagnostic de lot individuel.
La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes
Le registre national d’immatriculation recense 4 217 copropriétés en Indre-et-Loire, soit 85 916 lots d’habitation, 20 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.
Sur les 3 224 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 72 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 7 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 31 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.
Les 4 217 copropriétés immatriculées totalisent 85 916 lots, soit une moyenne élevée par copropriété qui suppose des missions d’envergure sur les parties communes. Avec 1 005 copropriétés antérieures à 1949 et 2 317 antérieures à 1997, plus de la moitié du parc collectif est ancien, ce qui multiplie les besoins en diagnostics techniques globaux et en expertises amiante ou plomb sur les communs.
57 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.
Ce que proposent les employeurs
Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.
Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.
Quelles certifications sont détenues localement
Les certifications sont réparties de façon assez homogène parmi les 118 professionnels recensés, avec l’amiante en tête à 96 et le DPE individuel à 94, suivis de près par l’électricité, le gaz et le plomb. Les termites restent la certification la moins répandue avec 81 titulaires, ce qui laisse une marge d’ouverture pour un nouveau venu souhaitant se différencier sur ce segment ou sur l’audit énergétique, dont le volume élevé n’est pas directement reflété dans les certifications disponibles.
| Certification | Professionnels |
|---|---|
| Amiante | 96 |
| Performance énergétique (DPE individuel) | 94 |
| Electricité | 92 |
| Gaz | 91 |
| Plomb | 89 |
| Termites Métropole | 81 |
| Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) | 64 |
| Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) | 49 |
Un exemple concret de débouché : 863 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Indre-et-Loire sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.
À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 28 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.
Se former et être recruté en Indre-et-Loire
La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.
C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.
Déposer votre candidature
Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.
Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.
