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Toulouse, Haute-Garonne

Devenir diagnostiqueur immobilier en Haute-Garonne : le marché en 2026

Diagnostic immobilier en Haute-Garonne : 63 937 diagnostics sur douze mois et 324 professionnels certifiés. Le marché local et les entreprises qui recrutent.

Le marché du diagnostic immobilier en Haute-Garonne

Avec 197 diagnostics par professionnel contre 203 en moyenne nationale, la Haute-Garonne se situe tout juste en dessous du niveau national, ce qui la place au 35e rang sur 90 departements. Le marche n’est ni saturé ni exsangue : un nouvel arrivant trouve une charge de travail comparable à la moyenne du pays, sans concurrence excessive ni pénurie d’activité.

Toulouse concentre à elle seule plus de la moitié du volume départemental, un poids qui structure tout le marché de l’emploi local. Autour, une couronne de communes actives, Colomiers, Blagnac, Tournefeuille, Cugnaux, Ramonville-Saint-Agne, prolonge cette dynamique métropolitaine et multiplie les points d’entrée pour un professionnel implanté dans l’agglomération.

Diagnostics réalisés sur 12 mois 63 937
Évolution sur un an -13 %
Audits énergétiques sur 12 mois 14 044
DPE tertiaires sur 12 mois 2 813
Transactions immobilières en 2025 27 860
Diagnostiqueurs certifiés 324
Structures recensées, indépendants compris 221
Diagnostics par professionnel 197 par an

Ce qui alimente l’activité

La Haute-Garonne offre un marché métropolitain solide, porté par Toulouse et sa périphérie, avec une charge de travail proche de la moyenne nationale et une activité diversifiée entre ventes, locations et copropriétés. C’est un département équilibré pour construire une activité durable, ni en surchauffe ni en manque de volume.

Avec 63 937 diagnostics pour 27 860 transactions, le volume d’activité dépasse largement ce que les seules ventes expliqueraient. Les 14 044 audits énergétiques et les 2 813 diagnostics tertiaires confirment que locations, copropriétés et travaux de rénovation alimentent une part significative du travail quotidien, au-delà du strict marché de la vente.

Où se concentre l’activité

Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.

Commune Diagnostics sur 12 mois
Toulouse 33 449
Colomiers 1 429
Blagnac 1 101
Tournefeuille 1 101
Cugnaux 1 005
Ramonville-Saint-Agne 977

Quel parc immobilier vous attend

Le parc s’étale majoritairement en classes C et D, qui représentent à elles seules près des trois quarts des logements évalués. Le travail courant porte donc surtout sur des biens intermédiaires demandant une évaluation fine plutôt que sur des cas extrêmes, les classes F et G restant marginales.

Ce volume n’est pas théorique. 14 044 audits énergétiques ont été réalisés en Haute-Garonne sur les douze derniers mois, soit 22 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.

Étiquette Diagnostics Part
A 2 201 3 %
B 5 953 9 %
C 33 613 53 %
D 14 102 22 %
E 5 337 8 %
F 2 048 3 %
G 683 1 %

Ce que le calendrier réglementaire promet en Haute-Garonne

Les classes F et G ne représentent que 4 % du parc, ce qui limite le volume de dossiers les plus urgents à court terme. En revanche, la classe D pèse pour 22 % et la classe E pour plus de 8 %, un réservoir conséquent qui alimentera progressivement l’activité de rénovation énergétique dans les années à venir.

Classes concernées Part du parc diagnostiqué
E, F et G 13 %
D 22 %
D, E, F et G 35 %

Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.

L’âge du parc décide des missions

Le bâti se répartit entre un socle ancien conséquent, plus de 10 300 logements d’avant 1948 et plus de 13 400 construits entre 1948 et 1974, et une part notable de constructions récentes, plus de 12 000 entre 2013 et 2021. Cette diversité impose de maîtriser aussi bien les diagnostics liés à l’ancien, amiante et plomb notamment, que les évaluations sur des bâtiments plus récents aux caractéristiques thermiques différentes.

Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 396 639 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 22 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 66 % du parc daté en Haute-Garonne.

Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.

C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.

Période de construction Diagnostics Part
avant 1948 10 306 16 %
1948-1974 13 422 21 %
1975-1977 1 715 3 %
1978-1982 2 112 3 %
1983-1988 3 097 5 %
1989-2000 9 481 15 %
2001-2005 3 076 5 %
2006-2012 7 512 12 %
2013-2021 12 288 19 %
après 2021 928 1 %

Avec 75 % de logements collectifs et une nette dominante d’appartements sur les maisons, l’essentiel de l’activité se joue à l’échelle de l’immeuble plutôt que du pavillon individuel. Cela ouvre vers des missions combinant diagnostics de lots privatifs et interventions sur les parties communes.

La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes

Le registre national d’immatriculation recense 14 962 copropriétés en Haute-Garonne, soit 375 173 lots d’habitation, 25 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.

Sur les 10 564 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 61 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 8 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 25 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.

Le département compte près de 15 000 copropriétés immatriculées pour plus de 375 000 lots, soit une taille moyenne d’immeuble conséquente qui multiplie les points d’intervention par bâtiment. Plus de 6 400 de ces copropriétés datent d’avant 1997, ce qui maintient un besoin régulier de diagnostics collectifs et d’expertises sur les parties communes.

53 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.

Ce que proposent les employeurs

Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.

Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.

Quelles certifications sont détenues localement

La certification DPE individuel est largement répandue chez les professionnels recensés, tout comme l’amiante et les termites, couverts par environ sept praticiens sur dix. Le plomb, le gaz et l’électricité restent en revanche moins fréquemment détenus, autour de six certifiés sur dix, ce qui laisse une marge d’entrée pour qui arrive avec ces compétences.

Certification Professionnels
Performance énergétique (DPE individuel) 282
Amiante 237
Termites Métropole 231
Electricité 220
Gaz 213
Plomb 198
Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) 152
Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) 144

Un exemple concret de débouché : 2 813 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Haute-Garonne sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.

À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 60 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.

Se former et être recruté en Haute-Garonne

La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.

C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.

Déposer votre candidature

Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.

Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.

Questions fréquentes
Toulouse concentre-t-elle vraiment toute l'activité en Haute-Garonne ?
Toulouse représente plus de la moitié du volume départemental, mais l'activité s'étend bien au-delà. Une couronne de communes actives comme Colomiers, Blagnac, Tournefeuille, Cugnaux et Ramonville-Saint-Agne prolonge cette dynamique métropolitaine et multiplie les points d'entrée pour un professionnel. Cela signifie que les postes en CDI ne sont pas concentrés dans la seule capitale régionale, mais répartis sur toute l'agglomération.
La Haute-Garonne manque-t-elle de diagnostiqueurs ?
Non, le marché est équilibré : 197 diagnostics par professionnel contre 203 en moyenne nationale, ce qui place le département au 35e rang sur 90. Un nouvel arrivant y trouve une charge de travail comparable à la moyenne du pays, sans concurrence excessive ni pénurie d'activité. C'est un contexte favorable pour construire une activité durable en tant que salarié.
Quels types de diagnostics alimentent vraiment l'activité en Haute-Garonne ?
Avec 63 937 diagnostics pour seulement 27 860 transactions, l'activité dépasse largement ce que les seules ventes expliqueraient. Les 14 044 audits énergétiques et les 2 813 diagnostics tertiaires confirment que locations, copropriétés et travaux de rénovation alimentent une part significative du travail quotidien. Cela rend l'emploi en CDI plus stable, car il ne dépend pas uniquement de la conjoncture de la vente immobilière.
Vais-je travailler surtout sur des logements très énergivores ?
Non, le parc s'étale majoritairement en classes C et D, qui représentent à elles seules près des trois quarts des logements évalués. Les classes F et G ne représentent que 4 % du parc, ce qui limite les dossiers les plus urgents. Votre travail courant portera surtout sur des biens intermédiaires demandant une évaluation fine plutôt que sur des cas extrêmes.
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