Le marché du diagnostic immobilier en Finistère
Avec 232 diagnostics par professionnel contre 203 en moyenne nationale, soit un ecart de 14 %, le Finistère se classe 17e sur 90 departements en termes de charge de travail. Ce niveau d’activite, conjugue a une progression de volume de 13 % sur un an, traduit un marche du travail tendu ou les cabinets cherchent visiblement a renforcer leurs equipes plutot qu’a les stabiliser.
Brest concentre a elle seule pres d’un quart du volume departemental, suivie de Quimper qui pese presque autant, ces deux poles absorbant l’essentiel de l’activite loin devant Concarneau, Morlaix, Douarnenez et Landerneau. Cette concentration signifie qu’un poste dans le departement s’exerce tres majoritairement autour de ces deux agglomerations, avec une dynamique de croissance qui profite a l’ensemble du territoire.
| Diagnostics réalisés sur 12 mois | 36 267 |
|---|---|
| Évolution sur un an | +13 % |
| Audits énergétiques sur 12 mois | 20 188 |
| DPE tertiaires sur 12 mois | 1 336 |
| Transactions immobilières en 2025 | 19 929 |
| Diagnostiqueurs certifiés | 156 |
| Structures recensées, indépendants compris | 115 |
| Diagnostics par professionnel | 232 par an |
Ce qui alimente l’activité
Le Finistère combine une tension de marche superieure a la moyenne nationale, une croissance de volume soutenue et un parc ancien generateur de missions variees autour de Brest et Quimper. Ces conditions en font un territoire propice a l’installation pour un diagnostiqueur souhaitant s’appuyer sur un socle d’activite solide et se specialiser sur les batiments complexes ou les copropretes anciennes.
Le rapport entre les 19 929 transactions et les 36 267 DPE realises montre que la vente ne represente qu’une partie du travail quotidien, chaque mutation generant en moyenne pres de deux diagnostics. Le nombre d’audits energetiques, quasiment egal a celui des transactions, revele un volume de missions lie a la renovation qui vient s’ajouter aux diagnostics de vente, tout comme les diagnostics tertiaires et l’activite en copropriete qui elargissent le champ d’intervention au-dela du seul acte de vente.
Où se concentre l’activité
Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.
| Commune | Diagnostics sur 12 mois |
|---|---|
| Brest | 8 604 |
| Quimper | 7 043 |
| Concarneau | 1 352 |
| Morlaix | 813 |
| Douarnenez | 438 |
| Landerneau | 434 |
Quel parc immobilier vous attend
La classe C domine largement avec plus de 14 500 logements, suivie de la classe D a plus de 11 600, ce qui place le gros du parc dans une zone intermediaire ou les missions restent standard. Les classes A et B demeurent marginales, ce qui signifie que les diagnostiqueurs traitent rarement des biens deja performants et rencontrent plus frequemment des logements necessitant des recommandations de travaux.
Ce volume n’est pas théorique. 20 188 audits énergétiques ont été réalisés en Finistère sur les douze derniers mois, soit 56 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.
| Étiquette | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| A | 779 | 2 % |
| B | 1 639 | 5 % |
| C | 14 562 | 40 % |
| D | 11 657 | 32 % |
| E | 4 303 | 12 % |
| F | 2 211 | 6 % |
| G | 1 116 | 3 % |
Ce que le calendrier réglementaire promet en Finistère
Les logements classes F ou G representent 9 % du parc diagnostique, un volume contenu mais non negligeable qui continuera d’alimenter les missions liees aux passoires thermiques. La classe E, plus fournie avec pres de 12 % du total, elargit ce socle a environ un cinquieme du parc lorsqu’elle est associee aux etiquettes F et G, ce qui laisse presager un flux regulier de diagnostics et de conseils en renovation dans les annees a venir.
| Classes concernées | Part du parc diagnostiqué |
|---|---|
| E, F et G | 21 % |
| D | 32 % |
| D, E, F et G | 53 % |
Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.
L’âge du parc décide des missions
Plus du tiers du parc a ete construit entre 1948 et 1974, et pres d’un cinquieme avant 1948, ce qui signifie que plus de la moitie des biens diagnostiques releve de constructions anciennes. Cette structure impose une maitrise solide des missions liees aux materiaux anciens et une vigilance particuliere sur les logements les plus vetustes, notamment en centre-ville a Brest et Quimper.
Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 438 185 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 26 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 73 % du parc daté en Finistère.
Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.
C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.
| Période de construction | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| avant 1948 | 7 106 | 20 % |
| 1948-1974 | 12 623 | 35 % |
| 1975-1977 | 1 243 | 3 % |
| 1978-1982 | 1 868 | 5 % |
| 1983-1988 | 1 780 | 5 % |
| 1989-2000 | 4 646 | 13 % |
| 2001-2005 | 1 845 | 5 % |
| 2006-2012 | 3 172 | 9 % |
| 2013-2021 | 1 634 | 5 % |
| après 2021 | 350 | 1 % |
Avec 55 % de logements collectifs et un nombre d’appartements legerement superieur a celui des maisons, le marche finisterien s’appuie fortement sur l’habitat en immeuble. Cette repartition ouvre naturellement vers des missions a l’echelle du batiment entier, en complement des diagnostics unitaires realises au sein des appartements.
La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes
Le registre national d’immatriculation recense 7 636 copropriétés en Finistère, soit 106 402 lots d’habitation, 14 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.
Sur les 5 741 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 84 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 4 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 30 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.
Le departement compte plus de 7 600 copropretes immatriculees pour plus de 106 000 lots, soit une taille moyenne d’une quinzaine de lots par copropriete. Pres des deux tiers de ces copropretes sont anterieures a 1997 et une part notable remonte a avant 1949, ce qui genere un besoin recurrent de diagnostics collectifs et d’accompagnement dans les demarches de renovation a l’echelle de l’immeuble.
49 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.
Ce que proposent les employeurs
Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.
Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.
Quelles certifications sont détenues localement
Les certifications de base, DPE, amiante, electricite, plomb et gaz, sont detenues par un socle homogene de professionnels autour de 120 a 134 titulaires, ce qui montre une couverture solide sur les missions courantes. La certification amiante pour les missions specifiques et les batiments complexes reste en retrait avec seulement 77 titulaires, ce qui constitue un axe de differenciation clair pour un professionnel souhaitant se positionner sur le parc ancien tres present dans le departement.
| Certification | Professionnels |
|---|---|
| Amiante | 134 |
| Performance énergétique (DPE individuel) | 134 |
| Electricité | 123 |
| Plomb | 122 |
| Gaz | 120 |
| Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) | 77 |
| Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) | 61 |
| Audit énergétique | 54 |
Un exemple concret de débouché : 1 336 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Finistère sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.
À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 37 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.
Se former et être recruté en Finistère
La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.
C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.
Déposer votre candidature
Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.
Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.
