Le marché du diagnostic immobilier en Eure-et-Loir
Avec 219 diagnostics annuels par professionnel contre 203 en moyenne nationale, l’Eure-et-Loir affiche une charge de travail legerement superieure a la normale, ce qui le place en position mediane, au 27e rang sur 90 departements. Cette tension moderee traduit un marche actif mais pas sature, ou un nouveau venu peut trouver sa place sans concurrence exacerbee sur le volume disponible.
Chartres concentre a elle seule plus du dixieme du volume departemental, loin devant Dreux et Chateaudun, ce qui dessine une activite structuree autour de quelques poles urbains plutot que dispersee sur tout le territoire. Lucé, Mainvilliers et Nogent-le-Rotrou completent ce socle, confirmant que l’essentiel des missions se joue dans l’agglomeration chartraine et le triangle Dreux-Chateaudun.
| Diagnostics réalisés sur 12 mois | 11 801 |
|---|---|
| Évolution sur un an | -42 % |
| Audits énergétiques sur 12 mois | 8 754 |
| DPE tertiaires sur 12 mois | 497 |
| Transactions immobilières en 2025 | 8 270 |
| Diagnostiqueurs certifiés | 54 |
| Structures recensées, indépendants compris | 43 |
| Diagnostics par professionnel | 219 par an |
Ce qui alimente l’activité
L’Eure-et-Loir combine une tension de travail legerement superieure a la moyenne nationale et une activite bien repartie entre ventes, locations et copropriétés, ce qui en fait un territoire equilibre pour s’installer. La marge disponible sur les certifications amiante avancees constitue un axe de differenciation interessant pour qui souhaite s’y developper durablement.
Le volume de DPE realises depasse largement celui des transactions, et le nombre d’audits energetiques, proche de celui des ventes, montre une activite de renovation aussi soutenue que celle du marche transactionnel. Cela confirme que le metier ne se limite pas aux ventes classiques : les copropriétés, les mises en location et les projets de travaux alimentent une part significative du travail quotidien.
Où se concentre l’activité
Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.
| Commune | Diagnostics sur 12 mois |
|---|---|
| Chartres | 1 531 |
| Dreux | 894 |
| Châteaudun | 552 |
| Lucé | 475 |
| Mainvilliers | 427 |
| Nogent-le-Rotrou | 343 |
Quel parc immobilier vous attend
La classe D domine legerement devant la classe C, et ensemble elles concentrent plus des deux tiers du parc etiquete, ce qui signifie un flux regulier de diagnostics standards sur des logements ni tres performants ni tres degrades. Les classes F et G representent 14 pour cent du total, une proportion qui genere un travail specifique sur les biens les plus energivores sans pour autant dominer l’activite courante.
Ce volume n’est pas théorique. 8 754 audits énergétiques ont été réalisés en Eure-et-Loir sur les douze derniers mois, soit 74 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.
| Étiquette | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| A | 208 | 2 % |
| B | 468 | 4 % |
| C | 3 534 | 30 % |
| D | 3 975 | 34 % |
| E | 2 020 | 17 % |
| F | 1 036 | 9 % |
| G | 560 | 5 % |
Ce que le calendrier réglementaire promet en Eure-et-Loir
Avec 14 pour cent de logements classes F ou G et pres de 17 pour cent en classe E, une part notable du parc restera sous surveillance dans les annees a venir, alimentant un volume regulier d’audits et de diagnostics de suivi. Cette repartition laisse presager une activite soutenue sur les biens intermediaires plus que sur les cas extremes, deja minoritaires.
| Classes concernées | Part du parc diagnostiqué |
|---|---|
| E, F et G | 31 % |
| D | 34 % |
| D, E, F et G | 64 % |
Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.
L’âge du parc décide des missions
Le parc est ancien, avec un tiers des logements construits avant 1948 et plus de 60 pour cent avant 1975, ce qui implique une pratique reguliere des reperages amiante et plomb en complement du DPE. La faible part de constructions recentes, notamment apres 2013, limite les missions liees aux normes les plus recentes et concentre l’expertise sur le bati ancien.
Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 169 940 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 40 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 81 % du parc daté en Eure-et-Loir.
Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.
C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.
| Période de construction | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| avant 1948 | 3 912 | 33 % |
| 1948-1974 | 3 283 | 28 % |
| 1975-1977 | 690 | 6 % |
| 1978-1982 | 660 | 6 % |
| 1983-1988 | 465 | 4 % |
| 1989-2000 | 900 | 8 % |
| 2001-2005 | 306 | 3 % |
| 2006-2012 | 624 | 5 % |
| 2013-2021 | 777 | 7 % |
| après 2021 | 184 | 2 % |
Avec 41 pour cent de logements collectifs, le departement offre un volume consequent de missions en immeuble, meme si le type maison reste largement majoritaire dans le parc global. Cette proportion garantit une diversite de missions, entre diagnostics individuels en maison et interventions sur des ensembles collectifs plus complexes.
La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes
Le registre national d’immatriculation recense 1 764 copropriétés en Eure-et-Loir, soit 31 161 lots d’habitation, 18 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.
Sur les 1 444 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 71 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 10 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 37 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.
Les 1 764 copropriétés immatriculees totalisent plus de 31 000 lots, soit une taille moyenne consequente par immeuble, ce qui ouvre des missions a l’echelle du batiment plutot que du seul logement. Avec 528 copropriétés anterieures a 1949 et plus de la moitie anterieures a 1997, l’anciennete du parc collectif implique des diagnostics techniques globaux et des reperages specifiques frequents.
51 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.
Ce que proposent les employeurs
Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.
Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.
Quelles certifications sont détenues localement
Les certifications amiante, electricite et plomb sont bien representees localement, avec un nombre de professionnels souvent superieur a celui detenant le DPE individuel, ce qui traduit une base de competences solide mais generaliste. La certification amiante pour missions specifiques et batiments complexes reste minoritaire, ce qui laisse une marge claire pour un professionnel souhaitant se positionner sur ce segment plus technique.
| Certification | Professionnels |
|---|---|
| Amiante | 47 |
| Electricité | 45 |
| Plomb | 43 |
| Performance énergétique (DPE individuel) | 43 |
| Gaz | 42 |
| Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) | 23 |
| Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) | 22 |
| Termites Métropole | 19 |
Un exemple concret de débouché : 497 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Eure-et-Loir sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.
À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 22 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.
Se former et être recruté en Eure-et-Loir
La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.
C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.
Déposer votre candidature
Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.
Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.
