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Le Havre, Seine-Maritime

Devenir diagnostiqueur immobilier en Seine-Maritime : le marché en 2026

Diagnostic immobilier en Seine-Maritime : 44 031 diagnostics sur douze mois et 298 professionnels certifiés. Le marché local et les entreprises qui recrutent.

Le marché du diagnostic immobilier en Seine-Maritime

Avec 148 diagnostics par professionnel et par an contre 203 en moyenne nationale, soit un ecart de -27 %, et un rang de tension de 80e sur 90 departements, la Seine-Maritime affiche une charge de travail nettement inferieure a la moyenne. Cela traduit un marche deja bien pourvu en diagnostiqueurs au regard du volume d’actes disponibles, ce qui invite a cibler des zones ou des competences precises plutot qu’une implantation generaliste.

Le volume se repartit entre deux poles distincts, Le Havre et Rouen, qui concentrent a eux seuls pres du tiers des diagnostics du departement, suivis par Mont-Saint-Aignan, Dieppe, Sotteville-les-Rouen et Elbeuf. Ces six communes representent environ 46 % de l’activite recensee, le reste se disseminant sur un tissu de communes plus petites, ce qui suppose une bonne mobilite pour capter l’ensemble du marche.

Diagnostics réalisés sur 12 mois 44 031
Évolution sur un an -44 %
Audits énergétiques sur 12 mois 22 295
DPE tertiaires sur 12 mois 2 074
Transactions immobilières en 2025 22 182
Diagnostiqueurs certifiés 298
Structures recensées, indépendants compris 181
Diagnostics par professionnel 148 par an

Ce qui alimente l’activité

La Seine-Maritime offre un marche mature et deja bien equipe, ou la valeur ajoutee vient moins du volume brut que de la capacite a couvrir plusieurs types de missions, notamment sur le bati ancien et les copropriétés. Un profil polyvalent, a l’aise sur l’amiante specifique et les audits energetiques, y trouvera plus facilement sa place qu’un generaliste isole.

Avec 22 182 transactions pour 44 031 diagnostics, le volume d’actes represente pres du double des ventes, signe que les locations, les copropriétés et les audits lies aux travaux alimentent une part significative de l’activite. Les 22 295 audits energetiques recenses, quasiment egaux au nombre de transactions, confirment que cette mission occupe une place a part entiere et ne se limite pas a l’accompagnement d’une vente.

Où se concentre l’activité

Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.

Commune Diagnostics sur 12 mois
Le Havre 7 456
Rouen 7 030
Mont-Saint-Aignan 1 956
Dieppe 1 822
Sotteville-lès-Rouen 1 256
Elbeuf 886

Quel parc immobilier vous attend

Les classes C et D dominent largement, avec pres des deux tiers du parc diagnostique, ce qui correspond a un quotidien fait de diagnostics standards sur des biens de performance moyenne. Les etiquettes F et G ne representent que 11 % des logements, ce qui limite la part de missions liees aux passoires thermiques mais n’exclut pas un accompagnement regulier sur ce segment plus exigeant.

Ce volume n’est pas théorique. 22 295 audits énergétiques ont été réalisés en Seine-Maritime sur les douze derniers mois, soit 51 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.

Étiquette Diagnostics Part
A 608 1 %
B 2 444 6 %
C 13 763 31 %
D 14 643 33 %
E 7 531 17 %
F 3 322 8 %
G 1 720 4 %

Ce que le calendrier réglementaire promet en Seine-Maritime

La repartition actuelle, avec 31 % de logements en classe C et 33 % en classe D, laisse presager un volume d’activite stable porte par le renouvellement naturel des diagnostics sur ce segment majoritaire. Les 11 % de logements classes F ou G constituent un gisement plus restreint mais recurrent, qui maintient une demande reguliere sans concentrer l’essentiel du marche futur.

Classes concernées Part du parc diagnostiqué
E, F et G 29 %
D 33 %
D, E, F et G 62 %

Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.

L’âge du parc décide des missions

Le parc est ancien, avec 66 % des logements construits avant 1974 dont 32 % avant 1948, ce qui implique une exposition frequente aux problematiques amiante et plomb en complement du DPE. Les periodes de construction plus recentes restent minoritaires, ce qui renforce l’interet de maitriser plusieurs diagnostics techniques pour repondre a la diversite des biens rencontres.

Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 388 316 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 39 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 78 % du parc daté en Seine-Maritime.

Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.

C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.

Période de construction Diagnostics Part
avant 1948 14 215 32 %
1948-1974 15 084 34 %
1975-1977 1 376 3 %
1978-1982 1 919 4 %
1983-1988 1 968 4 %
1989-2000 3 144 7 %
2001-2005 881 2 %
2006-2012 2 370 5 %
2013-2021 2 810 6 %
après 2021 264 1 %

Avec 61 % de logements collectifs et 25 311 appartements pour 16 991 maisons, l’activite s’oriente fortement vers l’habitat en immeuble. Cela ouvre des missions recurrentes en lien avec les syndics et les parties communes, en plus des diagnostics individuels realises dans chaque lot.

La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes

Le registre national d’immatriculation recense 11 622 copropriétés en Seine-Maritime, soit 201 531 lots d’habitation, 17 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.

Sur les 8 788 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 86 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 3 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 46 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.

Les 11 622 copropriétés immatriculees totalisent plus de 201 000 lots, soit une taille moyenne d’une quinzaine de lots par copropriete, avec 4 043 immeubles anterieurs a 1949 et 7 583 anterieurs a 1997. Cette anciennete moyenne du bati collectif genere des besoins reguliers de diagnostics a l’echelle de l’immeuble, en particulier pour les parties communes vieillissantes.

56 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.

Ce que proposent les employeurs

Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.

Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.

Quelles certifications sont détenues localement

Les certifications amiante et DPE individuel sont les plus repandues localement, suivies de pres par le plomb, l’electricite et le gaz, presents en nombre assez equivalent. La certification amiante pour missions specifiques reste la moins detenue, ce qui laisse une marge de differenciation pour un professionnel capable de couvrir ce champ plus technique.

Certification Professionnels
Amiante 227
Performance énergétique (DPE individuel) 212
Plomb 181
Electricité 177
Gaz 170
Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) 137
Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) 114
Termites Métropole 65

Un exemple concret de débouché : 2 074 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Seine-Maritime sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.

À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 62 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.

Se former et être recruté en Seine-Maritime

La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.

C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.

Déposer votre candidature

Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.

Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.

Questions fréquentes
La Seine-Maritime est-elle un bon département pour débuter en diagnostic immobilier ?
La Seine-Maritime offre un marché mature mais saturé, avec 148 diagnostics par professionnel et par an contre 203 en moyenne nationale. Cela signifie que le département compte déjà suffisamment de diagnostiqueurs pour le volume d'actes disponibles. Pour y trouver une place, il faut privilégier une approche ciblée : implanter près des pôles actifs (Le Havre, Rouen, Mont-Saint-Aignan, Dieppe) ou développer des compétences spécialisées plutôt que de généraliser.
Quels sont les types de diagnostics qui génèrent le plus d'activité en Seine-Maritime ?
Les audits énergétiques occupent une place majeure : 22 295 audits ont été réalisés en douze mois, soit presque autant que le nombre de transactions immobilières (22 182). Avec 44 031 diagnostics pour 22 182 ventes, le volume global représente près du double des transactions, ce qui montre que les locations, les copropriétés et les audits liés aux travaux alimentent régulièrement l'activité. L'audit énergétique obligatoire n'est donc plus un accompagnement marginal de la vente, mais une mission structurelle.
Faut-il être polyvalent pour réussir en Seine-Maritime ?
Oui, la polyvalence est un atout décisif. Un professionnel capable de couvrir plusieurs types de missions, notamment sur le bâti ancien et les copropriétés, y trouve plus facilement sa place qu'un généraliste isolé. La maîtrise de l'amiante spécifique et des audits énergétiques augmente significativement votre employabilité. Le repérage amiante sur les ouvrages d'art illustre ces compétences pointues qui sont recherchées par les cabinets.
Où concentrer ma recherche d'emploi en Seine-Maritime ?
Six communes concentrent 46 % de l'activité : Le Havre (7 456 diagnostics), Rouen (7 030), Mont-Saint-Aignan (1 956), Dieppe (1 822), Sotteville-lès-Rouen (1 256) et Elbeuf (886). C'est dans ces zones que se trouvent les cabinets et donc les postes salariés. Le reste de l'activité se dissémine sur des communes plus petites, ce qui suppose une bonne mobilité pour bâtir un portefeuille de missions complet.
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