Le marché du diagnostic immobilier en Pas-de-Calais
Avec un rang de 72e sur 90 et une moyenne de 164 diagnostics par professionnel contre 203 au niveau national, le Pas-de-Calais affiche une charge de travail nettement inferieure a la moyenne. Cela traduit un marche ou l’offre de diagnostiqueurs couvre deja largement les besoins, ce qui invite un nouvel arrivant a cibler une specialisation ou une zone precise plutot qu’a miser sur une penurie generalisee.
L’activite se repartit entre plusieurs poles urbains de taille moyenne, Calais, Boulogne-sur-Mer, Arras, Lens, Henin-Beaumont et Lievin, sans metropole dominante qui concentrerait l’essentiel des missions. Cette dispersion geographique favorise une couverture territoriale large mais implique aussi des deplacements frequents entre bassins d’activite. Le recul de 37 % du volume sur un an s’explique par le ralentissement des transactions plutot que par une desaffection du marche du diagnostic.
| Diagnostics réalisés sur 12 mois | 46 642 |
|---|---|
| Évolution sur un an | -37 % |
| Audits énergétiques sur 12 mois | 28 929 |
| DPE tertiaires sur 12 mois | 1 874 |
| Transactions immobilières en 2025 | 22 982 |
| Diagnostiqueurs certifiés | 285 |
| Structures recensées, indépendants compris | 161 |
| Diagnostics par professionnel | 164 par an |
Ce qui alimente l’activité
Le Pas-de-Calais offre un marche stable porte par un parc ancien consequent et une activite bien repartie entre plusieurs villes moyennes, mais la faible tension et le recul recent du volume appellent une approche ciblee plutot qu’une simple installation generaliste. Se specialiser sur les missions amiante complexes ou les diagnostics collectifs en copropriete ancienne represente la voie la plus porteuse pour un nouvel arrivant.
Avec 22 982 transactions pour 46 642 DPE, le ratio dépasse largement l’unité, signe que l’activite ne se limite pas aux seules ventes. Le volume d’audits energetiques, 28 929, quasiment equivalent a celui des DPE, montre que les missions liees a la renovation et aux copropriétés pesent tout autant que le marche transactionnel classique. Locations et diagnostics collectifs viennent ainsi elargir sensiblement le champ d’intervention au-dela de la simple vente.
Où se concentre l’activité
Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.
| Commune | Diagnostics sur 12 mois |
|---|---|
| Calais | 2 358 |
| Boulogne-sur-Mer | 2 275 |
| Arras | 2 062 |
| Lens | 1 878 |
| Hénin-Beaumont | 1 217 |
| Liévin | 1 178 |
Quel parc immobilier vous attend
Les classes C et D concentrent a elles seules plus des deux tiers du parc diagnostique, ce qui oriente l’essentiel du quotidien vers des logements de performance intermediaire plutot que vers des cas extremes. La part de F et G, 11 %, reste contenue, ce qui limite le volume de missions directement liees a des logements tres degrades mais n’exclut pas un flux regulier de dossiers sensibles.
Ce volume n’est pas théorique. 28 929 audits énergétiques ont été réalisés en Pas-de-Calais sur les douze derniers mois, soit 62 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.
| Étiquette | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| A | 643 | 1 % |
| B | 1 688 | 4 % |
| C | 14 486 | 31 % |
| D | 16 751 | 36 % |
| E | 7 868 | 17 % |
| F | 3 373 | 7 % |
| G | 1 833 | 4 % |
Ce que le calendrier réglementaire promet en Pas-de-Calais
La structure des etiquettes, avec 11 % de F et G et environ 36 % de D, laisse presager un volume de missions de renovation qui restera modere a moyen terme comparé a des departements plus marques par les passoires thermiques. L’essentiel du gisement se situe dans la frange C et D, soit plus de 67 % du parc diagnostique, ce qui garantit un flux d’activite regulier sans a-coup majeur a court terme.
| Classes concernées | Part du parc diagnostiqué |
|---|---|
| E, F et G | 28 % |
| D | 36 % |
| D, E, F et G | 64 % |
Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.
L’âge du parc décide des missions
Le bati anterieur a 1948 represente pres de 40 % des logements diagnostiques, et la periode 1948-1974 pese egalement lourd, ce qui impose une bonne maitrise des specificites des constructions anciennes, materiaux traditionnels et pathologies frequentes. Cette anciennete du parc appelle des competences etendues en amiante et plomb en plus du DPE courant.
Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 564 094 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 38 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 79 % du parc daté en Pas-de-Calais.
Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.
C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.
| Période de construction | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| avant 1948 | 18 978 | 41 % |
| 1948-1974 | 12 020 | 26 % |
| 1975-1977 | 1 541 | 3 % |
| 1978-1982 | 2 285 | 5 % |
| 1983-1988 | 2 173 | 5 % |
| 1989-2000 | 2 784 | 6 % |
| 2001-2005 | 1 402 | 3 % |
| 2006-2012 | 2 843 | 6 % |
| 2013-2021 | 1 991 | 4 % |
| après 2021 | 625 | 1 % |
Avec 31 % de logements collectifs et plus de 13 400 appartements diagnostiques, le marche local ne se limite pas aux maisons individuelles. Les 4 937 copropriétés immatriculees et leurs 77 894 lots ouvrent un volume consequent de missions a l’echelle de l’immeuble, en complement des diagnostics individuels.
La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes
Le registre national d’immatriculation recense 4 937 copropriétés en Pas-de-Calais, soit 77 894 lots d’habitation, 16 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.
Sur les 3 695 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 73 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 7 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 29 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.
Avec une moyenne d’environ 16 lots par copropriete et plus de la moitie du parc construite avant 1997, les immeubles concernes necessitent des diagnostics collectifs approfondis, notamment pour les parties communes et les reseaux anciens. Les 1 082 copropriétés anterieures a 1949 representent un segment specifique ou l’expertise sur les batiments anciens devient determinante.
41 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.
Ce que proposent les employeurs
Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.
Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.
Quelles certifications sont détenues localement
Les certifications generalistes, amiante, plomb, electricite et DPE individuel, sont largement representees parmi les 285 professionnels recenses, avec des effectifs proches les uns des autres. La certification amiante pour missions specifiques et batiments complexes reste moins repandue, ce qui constitue un axe de differenciation interessant pour un candidat souhaitant se positionner sur des dossiers techniques pointus.
| Certification | Professionnels |
|---|---|
| Amiante | 257 |
| Plomb | 234 |
| Electricité | 218 |
| Performance énergétique (DPE individuel) | 218 |
| Gaz | 211 |
| Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) | 199 |
| Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) | 100 |
| Termites Métropole | 78 |
Un exemple concret de débouché : 1 874 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Pas-de-Calais sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.
À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 77 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.
Se former et être recruté en Pas-de-Calais
La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.
C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.
Déposer votre candidature
Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.
Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.
