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Marseille, Bouches-du-Rhône

Devenir diagnostiqueur immobilier en Bouches-du-Rhône : le marché en 2026

Diagnostic immobilier en Bouches-du-Rhône : 88 766 diagnostics sur douze mois et 520 professionnels certifiés. Le marché local et les entreprises qui recrutent.

Le marché du diagnostic immobilier en Bouches-du-Rhône

Avec 171 diagnostics par professionnel contre 203 en moyenne nationale, soit un ecart de -16 %, le departement se classe 62e sur 90 en tension : la charge de travail y est nettement moins forte qu’ailleurs. Cela traduit un marche moins sature, ou l’arrivee d’un nouveau diagnostiqueur ne vient pas se heurter a une concurrence extreme pour les dossiers.

Marseille concentre a elle seule plus de 42 % du volume departemental avec 37 864 diagnostics, tres loin devant Aix-en-Provence qui en totalise 13 741. Le reste de l’activite se disperse sur des poles secondaires comme Arles, Salon-de-Provence, Aubagne ou La Ciotat, ce qui signifie qu’une implantation hors metropole marseillaise suppose une clientele plus diffuse et des deplacements plus longs.

Diagnostics réalisés sur 12 mois 88 766
Évolution sur un an -21 %
Audits énergétiques sur 12 mois 6 538
DPE tertiaires sur 12 mois 4 263
Transactions immobilières en 2025 37 488
Diagnostiqueurs certifiés 520
Structures recensées, indépendants compris 366
Diagnostics par professionnel 171 par an

Ce qui alimente l’activité

Un departement a la tension moderee, porte par un marche largement concentre sur Marseille et Aix-en-Provence et par un parc ancien et majoritairement collectif qui garantit un flux regulier de missions au-dela des seules ventes. Pour qui vise une activite diversifiee entre logements collectifs, coproprietes et segment tertiaire, les Bouches-du-Rhone offrent un terrain solide et moins competitif que la moyenne nationale.

Avec 88 766 diagnostics realises pour 37 488 transactions, le volume de DPE depasse largement celui des seules ventes, signe que les mises en location, les audits de copropriete et les diagnostics tertiaires alimentent une part significative de l’activite. Les 6 538 audits energetiques et les 4 263 diagnostics tertiaires confirment que le marche local ne se limite pas a la transaction classique et laisse de la place a des profils capables de couvrir plusieurs segments.

Où se concentre l’activité

Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.

Commune Diagnostics sur 12 mois
Marseille 37 864
Aix-en-Provence 13 741
Arles 3 090
Salon-de-Provence 1 844
Aubagne 1 783
La Ciotat 1 546

Quel parc immobilier vous attend

La classe C domine tres largement avec 42 105 logements, suivie par la classe D avec 21 791, ce qui place le gros de l’activite courante sur des biens de performance intermediaire plutot que sur des cas extremes. Les etiquettes F et G ne representent que 3 % du parc, un niveau bas qui limite le volume de missions liees aux passoires thermiques par rapport a d’autres departements.

Ce volume n’est pas théorique. 6 538 audits énergétiques ont été réalisés en Bouches-du-Rhône sur les douze derniers mois, soit 7 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.

Étiquette Diagnostics Part
A 3 858 4 %
B 10 922 12 %
C 42 105 47 %
D 21 791 25 %
E 7 564 9 %
F 2 101 2 %
G 425 0 %

Ce que le calendrier réglementaire promet en Bouches-du-Rhône

Avec seulement 3 % de logements en F ou G, le stock de biens les plus energivores est deja restreint, ce qui borne le volume de futures missions directement lie a ces classes. En revanche, la masse cumulee des classes C et D, qui represente plus de 70 % du parc, constitue un reservoir de diagnostics recurrents pour les annees a venir, notamment si les seuils de reference venaient a evoluer.

Classes concernées Part du parc diagnostiqué
E, F et G 11 %
D 25 %
D, E, F et G 36 %

Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.

L’âge du parc décide des missions

Le parc est marque par deux periodes fortes, les constructions de 1948 a 1974 avec 29 249 unites et l’avant-1948 avec 22 869 unites, ce qui signifie que l’essentiel du bati a diagnostiquer est ancien. Cette anciennete implique une pratique reguliere des diagnostics associes aux batiments anciens, amiante et plomb en tete, plutot qu’un travail centre sur des constructions recentes.

Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 420 147 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 30 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 73 % du parc daté en Bouches-du-Rhône.

Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.

C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.

Période de construction Diagnostics Part
avant 1948 22 869 26 %
1948-1974 29 249 33 %
1975-1977 3 899 4 %
1978-1982 2 590 3 %
1983-1988 3 140 4 %
1989-2000 6 406 7 %
2001-2005 3 272 4 %
2006-2012 7 678 9 %
2013-2021 8 130 9 %
après 2021 1 533 2 %

Le logement collectif represente 83 % du parc, avec 69 070 appartements recenses contre seulement 15 366 maisons, ce qui fait de l’immeuble collectif le terrain de travail quasi systematique du diagnostiqueur local. Cette configuration favorise les missions liees aux parties communes et aux diagnostics groupes plutot qu’aux interventions isolees en maison individuelle.

La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes

Le registre national d’immatriculation recense 35 866 copropriétés en Bouches-du-Rhône, soit 611 483 lots d’habitation, 17 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.

Sur les 28 406 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 84 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 3 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 44 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.

Le departement compte 35 866 copropretes immatriculees pour 611 483 lots, une densite qui traduit un tissu de grands ensembles plutot que de petites structures. Pres de 24 000 de ces copropretes sont anterieures a 1997 et plus de 12 000 anterieures a 1949, ce qui ouvre un volume constant de missions a l’echelle de l’immeuble, diagnostics techniques globaux et suivis reguliers inclus.

40 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.

Ce que proposent les employeurs

Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.

Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.

Quelles certifications sont détenues localement

Les certifications les plus repandues sont l’amiante avec 410 titulaires et le DPE individuel avec 373, suivies de pres par les termites, le plomb, l’electricite et le gaz, toutes autour de 320 a 345 professionnels. Cette repartition assez resserree entre certifications montre un marche deja multi-competent, ou la marge de differenciation pour un nouvel arrivant se joue davantage sur la combinaison de certifications rares que sur le seul DPE.

Certification Professionnels
Amiante 410
Performance énergétique (DPE individuel) 373
Termites Métropole 345
Plomb 330
Electricité 323
Gaz 317
Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) 297
Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) 213

Un exemple concret de débouché : 4 263 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Bouches-du-Rhône sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.

À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 128 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.

Se former et être recruté en Bouches-du-Rhône

La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.

C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.

Déposer votre candidature

Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.

Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.

Questions fréquentes
Pourquoi les Bouches-du-Rhône attirent-elles les diagnostiqueurs qui cherchent un poste en CDI ?
Le département offre une charge de travail moins intense qu'en moyenne nationale, avec 171 diagnostics par professionnel contre 203 au niveau national. Cette tension modérée signifie qu'un diagnostiqueur salarié ne subit pas une concurrence extrême pour les dossiers et peut bénéficier d'une activité plus régulière. Le marché est aussi diversifié, alimenté par les audits énergétiques, le segment tertiaire et les diagnostics en copropriété, au-delà des seules transactions immobilières.
Faut-il s'implanter à Marseille ou peut-on travailler ailleurs dans le département ?
Marseille concentre 42 % de l'activité départementale, ce qui en fait le pôle principal où les cabinets sont les plus nombreux et les opportunités d'emploi les plus denses. Cependant, Aix-en-Provence, Arles, Salon-de-Provence, Aubagne et La Ciotat offrent aussi une activité significative, idéale si vous acceptez une clientèle plus dispersée et des déplacements plus longs. Le choix dépend de votre stratégie : centralité versus flexibilité géographique.
Y a-t-il suffisamment de demande d'audits énergétiques et de diagnostics tertiaires ?
Oui : 6 538 audits énergétiques et 4 263 diagnostics tertiaires ont été réalisés en douze mois, ce qui montre que le marché local ne se limite pas aux transactions immobilières classiques. Cette diversité signifie qu'un diagnostiqueur salarié capable de couvrir plusieurs segments trouvera matière à alimenter son activité tout au long de l'année. Pour un professionnel cherchant à reprendre ce qu'on sait déjà dans la transition écologique, les audits énergétiques représentent un segment particulièrement pertinent.
Comment se préparer au renouvellement des certifications si on s'installe en Bouches-du-Rhône ?
Le renouvellement des certifications est une étape clé de la carrière du diagnostiqueur, qui intervient régulièrement au cours de votre parcours salarié. Anticiper cette démarche dès votre embauche permet de rester dans les délais réglementaires et d'éviter des interruptions d'activité. Consultez le guide pratique du renouvellement de certification pour comprendre les étapes et les calendriers à respecter selon vos domaines d'intervention.
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