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Agen, Lot-et-Garonne

Devenir diagnostiqueur immobilier en Lot-et-Garonne : le marché en 2026

Diagnostic immobilier en Lot-et-Garonne : 10 302 diagnostics sur douze mois et 59 professionnels certifiés. Le marché local et les entreprises qui recrutent.

Le marché du diagnostic immobilier en Lot-et-Garonne

Avec 175 diagnostics realises par professionnel et par an contre 203 au niveau national, le Lot-et-Garonne affiche une charge individuelle inferieure de 14 points a la moyenne, ce qui le place en position basse du classement de tension, au 57e rang sur 90. Cela traduit un marche moins sature qu’ailleurs, ou l’arrivee d’un nouveau professionnel ne se heurte pas a une pression immediate mais ou le volume par tete reste mesure.

Agen concentre a lui seul plus d’un cinquieme du volume departemental avec 2 263 diagnostics, loin devant Villeneuve-sur-Lot et Marmande qui suivent avec des volumes trois fois moindres. Tonneins, Nerac et Le Passage completent un maillage de villes moyennes qui irriguent le reste du territoire, signe que l’activite ne se limite pas au seul chef-lieu meme si elle y est nettement plus dense.

Diagnostics réalisés sur 12 mois 10 302
Évolution sur un an -7 %
Audits énergétiques sur 12 mois 6 755
DPE tertiaires sur 12 mois 544
Transactions immobilières en 2025 7 428
Diagnostiqueurs certifiés 59
Structures recensées, indépendants compris 44
Diagnostics par professionnel 175 par an

Ce qui alimente l’activité

Le Lot-et-Garonne offre un marche stable plus qu’en expansion, porte par un parc ancien et des copropriétés de petite taille qui generent un flux regulier de missions au-dela des seules transactions. Pour un professionnel disposant des certifications amiante, gaz et plomb, la faible tension actuelle laisse une place reelle a construire, notamment autour d’Agen et des villes moyennes voisines.

Le rapport entre 7 428 transactions et 10 302 diagnostics montre que la vente ne resume pas l’activite locale : les audits energetiques, au nombre de 6 755, representent un volume quasi equivalent aux DPE et temoignent d’une demande soutenue liee a la renovation. Le segment tertiaire, avec 544 missions, reste modeste mais existe, et les copropriétés ajoutent un flux d’interventions collectives independant du rythme des ventes.

Où se concentre l’activité

Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.

Commune Diagnostics sur 12 mois
Agen 2 263
Villeneuve-sur-Lot 1 010
Marmande 757
Tonneins 371
Nérac 239
Le Passage 228

Quel parc immobilier vous attend

La repartition penche nettement vers les classes intermediaires, avec 3 438 logements en C et 3 177 en D, qui constituent le gros du quotidien. Les etiquettes F et G ne representent que 9% du parc diagnostique, ce qui limite la part des dossiers les plus complexes mais n’exclut pas des missions de conseil sur les logements D et E, largement majoritaires.

Ce volume n’est pas théorique. 6 755 audits énergétiques ont été réalisés en Lot-et-Garonne sur les douze derniers mois, soit 66 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.

Étiquette Diagnostics Part
A 310 3 %
B 1 009 10 %
C 3 438 33 %
D 3 177 31 %
E 1 421 14 %
F 725 7 %
G 222 2 %

Ce que le calendrier réglementaire promet en Lot-et-Garonne

Les classes E, F et G cumulees representent 23% des diagnostics realises, un volume qui alimentera les futures demandes d’accompagnement vers la renovation. La classe D, avec 31% du total, forme une reserve plus large encore de logements susceptibles de basculer vers des travaux d’amelioration dans les annees a venir.

Classes concernées Part du parc diagnostiqué
E, F et G 23 %
D 31 %
D, E, F et G 54 %

Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.

L’âge du parc décide des missions

Le parc est marque par son anciennete, avec 4 414 logements construits avant 1948 et 2 702 entre 1948 et 1974, soit plus des deux tiers du total diagnostique. Cette structure appelle une maitrise des techniques de reperage sur bati ancien, notamment pour les materiaux et les pathologies propres a ces periodes de construction.

Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 162 231 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 40 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 77 % du parc daté en Lot-et-Garonne.

Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.

C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.

Période de construction Diagnostics Part
avant 1948 4 414 43 %
1948-1974 2 702 26 %
1975-1977 245 2 %
1978-1982 452 4 %
1983-1988 418 4 %
1989-2000 589 6 %
2001-2005 461 4 %
2006-2012 658 6 %
2013-2021 259 3 %
après 2021 104 1 %

Avec 39% de logements collectifs, le departement reste domine par la maison individuelle, qui represente 6 269 unites contre 3 682 appartements. Les immeubles proprement dits ne sont que 351, ce qui indique des ensembles collectifs plutot restreints en taille, ouvrant des missions ponctuelles a l’echelle du batiment plus que de grandes copropriétés urbaines.

La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes

Le registre national d’immatriculation recense 1 958 copropriétés en Lot-et-Garonne, soit 27 592 lots d’habitation, 14 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.

Sur les 1 473 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 82 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 6 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 42 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.

Les 1 958 copropriétés immatriculees totalisent 27 592 lots, soit une moyenne d’environ quatorze lots par copropriete, confirmant une structure de petite taille. Avec 1 210 copropriétés anterieures a 1997, soit plus de six sur dix, les diagnostics collectifs et les audits a l’echelle de l’immeuble trouvent ici un terrain regulier d’intervention.

40 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.

Ce que proposent les employeurs

Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.

Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.

Quelles certifications sont détenues localement

Les certifications de base sont bien representees localement, avec 55 professionnels detenant le DPE individuel et l’electricite sur 59 recenses. Les ecarts se creusent legerement sur l’amiante, le gaz et surtout le plomb, ou seuls 50 a 51 professionnels sont habilites, ce qui laisse une ouverture pour un nouvel arrivant complet sur ces competences, particulierement utiles compte tenu de l’anciennete du parc.

Certification Professionnels
Performance énergétique (DPE individuel) 55
Electricité 55
Termites Métropole 54
Amiante 51
Gaz 51
Plomb 50
Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) 30
Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) 24

Un exemple concret de débouché : 544 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Lot-et-Garonne sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.

À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 10 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.

Se former et être recruté en Lot-et-Garonne

La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.

C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.

Déposer votre candidature

Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.

Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.

Questions fréquentes
Le Lot-et-Garonne offre-t-il vraiment des opportunités pour un nouveau diagnostiqueur ?
Oui, le département affiche une charge individuelle de 175 diagnostics par professionnel et par an, soit 14 points sous la moyenne nationale, ce qui traduit un marché moins saturé. Cette position basse en tension signifie qu'un diagnostiqueur certifié disposant des qualifications amiante, gaz et plomb dispose d'une véritable place à construire, notamment autour d'Agen et des villes moyennes voisines, sans affronter une pression immédiate comme dans les zones plus denses.
Où faut-il s'installer en Lot-et-Garonne pour trouver un poste ?
Agen concentre plus d'un cinquième du volume départemental avec 2 263 diagnostics et demeure le bassin principal où se trouvent les cabinets et donc les postes en CDI. Villeneuve-sur-Lot, Marmande, Tonneins, Nérac et Le Passage forment un maillage de villes moyennes qui irriguent le reste du territoire, offrant des opportunités complémentaires au-delà du seul chef-lieu.
L'activité se limite-t-elle à la vente de biens immobiliers ?
Non, loin de là. Le rapport entre 7 428 transactions et 10 302 diagnostics montre que la vente ne résume pas l'activité locale. Les audits énergétiques constituent un volume quasi équivalent aux DPE, avec 6 755 missions témoignant d'une demande soutenue liée à la rénovation, tandis que le segment tertiaire et les copropriétés ajoutent un flux d'interventions indépendant du rythme des ventes.
Quel type de parc immobilier rencontrera-t-on en tant que diagnostiqueur ?
Le parc pench fortement vers les classes intermédiaires, avec 3 438 logements en C et 3 177 en D qui constituent le gros du quotidien. Les étiquettes F et G ne représentent que 9 % du parc diagnostique, ce qui limite la part des dossiers les plus complexes tout en ouvrant des missions de conseil sur les logements D et E, largement majoritaires. Pour progresser rapidement, décrocher son premier CDI nécessite de maîtriser les étapes clés de la certification.
La charge de travail augmente-t-elle avec la réglementation sur l'énergie ?
Depuis le 1er avril 2023, la vente d'un logement en monopropriété classé F ou G impose un audit énergétique, avec un calendrier qui s'étend progressivement aux étiquettes supérieures. Les 6 755 audits réalisés en douze mois en Lot-et-Garonne démontrent une demande déjà soutenue, et cette obligation réglementaire continuera à alimenter les missions futures pour les diagnostiqueurs détenteurs des certifications à jour.
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