Le marché du diagnostic immobilier en Alpes-de-Haute-Provence
Avec 177 diagnostics par professionnel contre 203 en moyenne nationale et un rang de 55e sur 90, ce departement affiche une charge de travail inferieure a la moyenne. Cela traduit un marche moins sature qu’ailleurs, ou un nouvel arrivant trouve plus facilement sa place sans etre immediatement submerge par la demande.
Manosque concentre a elle seule pres d’un cinquieme du volume, loin devant Digne-les-Bains, puis Sisteron, Gréoux-les-Bains, Forcalquier et Oraison. Cette repartition dessine un territoire ou l’activite se disperse entre plusieurs poles de taille moyenne, ce qui suppose une mobilite reguliere plutot qu’une implantation unique.
| Diagnostics réalisés sur 12 mois | 7 078 |
|---|---|
| Évolution sur un an | -13 % |
| Audits énergétiques sur 12 mois | 3 759 |
| DPE tertiaires sur 12 mois | 304 |
| Transactions immobilières en 2025 | 4 715 |
| Diagnostiqueurs certifiés | 40 |
| Structures recensées, indépendants compris | 34 |
| Diagnostics par professionnel | 177 par an |
Ce qui alimente l’activité
Ce departement offre un cadre de travail moins tendu que la moyenne nationale, avec une activite structuree autour de quelques poles ruraux et un parc ancien qui alimente durablement la demande de diagnostics techniques. Un professionnel mobile, notamment titulaire de la certification amiante specifique, y trouve un positionnement favorable.
Le volume de DPE depasse celui des transactions, ce qui s’explique par le poids des locations et par un nombre d’audits energetiques tres eleve, proche de 3 800, soit une part considerable des ventes. Le tertiaire reste marginal avec un peu plus de 300 missions, confirmant que l’essentiel de l’activite se joue dans le residentiel et la renovation plutot que dans les locaux professionnels.
Où se concentre l’activité
Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.
| Commune | Diagnostics sur 12 mois |
|---|---|
| Manosque | 1 429 |
| Digne-les-Bains | 722 |
| Sisteron | 321 |
| Gréoux-les-Bains | 298 |
| Forcalquier | 292 |
| Oraison | 277 |
Quel parc immobilier vous attend
La classe C domine largement, suivie de la classe D, ce qui correspond a un parc globalement dans la moyenne plutot qu’a un stock tres degrade. Les etiquettes F et G representent 15 pour cent du total, un niveau qui genere un flux regulier de missions de renovation sans dominer l’activite quotidienne.
Ce volume n’est pas théorique. 3 759 audits énergétiques ont été réalisés en Alpes-de-Haute-Provence sur les douze derniers mois, soit 53 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.
| Étiquette | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| A | 98 | 1 % |
| B | 419 | 6 % |
| C | 2 387 | 34 % |
| D | 1 876 | 27 % |
| E | 1 271 | 18 % |
| F | 573 | 8 % |
| G | 454 | 6 % |
Ce que le calendrier réglementaire promet en Alpes-de-Haute-Provence
Les classes E, F et G cumulees representent pres d’un tiers du parc diagnostique, avec 18 pour cent en E et 15 pour cent en F ou G. Cette proportion laisse anticiper un volume de missions de renovation et de suivi qui restera soutenu dans les annees a venir.
| Classes concernées | Part du parc diagnostiqué |
|---|---|
| E, F et G | 32 % |
| D | 27 % |
| D, E, F et G | 59 % |
Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.
L’âge du parc décide des missions
Le bati anterieur a 1948 constitue la premiere cohorte du departement, suivi de pres par la periode 1948-1974 : ensemble, ils forment la moitie du parc. Cette anciennete impose une bonne maitrise des diagnostics techniques associes aux batiments anciens, notamment plomb et amiante, en complement du DPE.
Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 85 468 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 30 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 74 % du parc daté en Alpes-de-Haute-Provence.
Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.
C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.
| Période de construction | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| avant 1948 | 1 910 | 27 % |
| 1948-1974 | 1 678 | 24 % |
| 1975-1977 | 210 | 3 % |
| 1978-1982 | 631 | 9 % |
| 1983-1988 | 517 | 7 % |
| 1989-2000 | 606 | 9 % |
| 2001-2005 | 279 | 4 % |
| 2006-2012 | 665 | 9 % |
| 2013-2021 | 285 | 4 % |
| après 2021 | 297 | 4 % |
Avec 61 pour cent de logements collectifs et une majorite d’appartements dans le parc diagnostique, l’activite s’organise fortement autour des immeubles plutot que des maisons individuelles. Cela implique des missions frequentes en parties communes et une interaction reguliere avec les gestionnaires de copropriete.
La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes
Le registre national d’immatriculation recense 2 929 copropriétés en Alpes-de-Haute-Provence, soit 38 420 lots d’habitation, 13 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.
Sur les 2 132 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 89 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 3 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 42 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.
Le departement compte pres de 2 900 copropriétés immatriculees pour environ 38 000 lots, soit une taille moyenne modeste par immeuble. Plus des deux tiers de ces copropriétés sont anterieures a 1997, ce qui multiplie les besoins de diagnostics a l’echelle du batiment, au-dela du seul lot individuel.
29 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.
Ce que proposent les employeurs
Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.
Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.
Quelles certifications sont détenues localement
Les certifications de base, amiante, DPE, electricite et gaz, sont largement detenues par les professionnels en place, avec un taux proche de 80 a 90 pour cent parmi les 40 diagnostiqueurs recenses. La certification amiante pour missions specifiques est en revanche moins repandue, autour de la moitie des professionnels, ce qui ouvre un espace de differenciation pour un candidat deja qualifie sur ce volet.
| Certification | Professionnels |
|---|---|
| Amiante | 35 |
| Performance énergétique (DPE individuel) | 33 |
| Electricité | 33 |
| Gaz | 30 |
| Plomb | 28 |
| Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) | 22 |
| Termites Métropole | 17 |
| Audit énergétique | 15 |
Un exemple concret de débouché : 304 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Alpes-de-Haute-Provence sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.
À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 11 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.
Se former et être recruté en Alpes-de-Haute-Provence
La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.
C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.
Déposer votre candidature
Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.
Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.
