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Blois, Loir-et-Cher

Devenir diagnostiqueur immobilier en Loir-et-Cher : le marché en 2026

Diagnostic immobilier en Loir-et-Cher : 9 255 diagnostics sur douze mois et 52 professionnels certifiés. Le marché local et les entreprises qui recrutent.

Le marché du diagnostic immobilier en Loir-et-Cher

Avec 178 diagnostics par professionnel contre 203 en moyenne nationale, soit un ecart de 12 points, et un rang de 54e sur 90, le Loir-et-Cher se situe dans une zone de charge moderee. La marge existe pour un nouvel arrivant sans que le marche soit sous tension extreme, ce qui permet une integration progressive plutot qu’une embauche dans l’urgence.

Blois concentre l’essentiel du volume avec plus de 2000 diagnostics recenses, loin devant Vendome et Romorantin-Lanthenay qui se partagent un flux nettement plus modeste. Le repli d’activite observe sur la periode reflete surtout un ralentissement du rythme des operations immobilieres plutot qu’un desengagement du secteur, et l’activite reste structurellement ancree autour du bassin blesois.

Diagnostics réalisés sur 12 mois 9 255
Évolution sur un an -17 %
Audits énergétiques sur 12 mois 8 435
DPE tertiaires sur 12 mois 513
Transactions immobilières en 2025 7 850
Diagnostiqueurs certifiés 52
Structures recensées, indépendants compris 44
Diagnostics par professionnel 178 par an

Ce qui alimente l’activité

Le Loir-et-Cher presente un marche stable, porte par un bassin d’activite clairement identifie autour de Blois et par une demande d’audits qui depasse le seul volume des ventes. Pour un diagnostiqueur cherchant un poste sans concurrence exacerbee, la charge moderee et la specialisation possible sur les batiments complexes en font un territoire d’implantation raisonnable.

Le nombre d’audits energetiques realises depasse celui des transactions, ce qui indique que la demande de diagnostics ne depend pas uniquement des ventes mais s’appuie aussi sur des projets de renovation et sur le suivi du parc existant. Les copropriétés et le marche locatif elargissent mecaniquement le perimetre d’intervention au-dela du seul acte de vente, ce qui stabilise la charge de travail sur l’annee.

Où se concentre l’activité

Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.

Commune Diagnostics sur 12 mois
Blois 2 010
Vendôme 582
Romorantin-Lanthenay 516
Vineuil 230
Montrichard Val de Cher 184
Le Controis-en-Sologne 175

Quel parc immobilier vous attend

Les classes C et D concentrent a elles seules plus de 60 pour cent du parc etiquete, ce qui place le quotidien des diagnostiqueurs sur des biens de performance intermediaire plutot que sur les cas extremes. La part de F et G, a 14 pour cent, reste presente mais minoritaire, ce qui suppose une activite reguliere sur des dossiers de renovation cibles sans qu’elle domine le volume global.

Ce volume n’est pas théorique. 8 435 audits énergétiques ont été réalisés en Loir-et-Cher sur les douze derniers mois, soit 91 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.

Étiquette Diagnostics Part
A 193 2 %
B 355 4 %
C 2 376 26 %
D 3 361 36 %
E 1 663 18 %
F 894 10 %
G 413 4 %

Ce que le calendrier réglementaire promet en Loir-et-Cher

La repartition des etiquettes montre que 14 pour cent du parc est classe F ou G, 18 pour cent en E et pres de 36 pour cent en D, soit une masse de biens intermediaires qui alimentera un flux de diagnostics recurrents dans les annees a venir. Ce profil laisse presager une activite reguliere plutot qu’un pic ponctuel, portee par le renouvellement continu des diagnostics sur ces classes centrales.

Classes concernées Part du parc diagnostiqué
E, F et G 32 %
D 36 %
D, E, F et G 68 %

Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.

L’âge du parc décide des missions

Le bati anterieur a 1948 represente environ 40 pour cent du parc, une proportion elevee qui impose une bonne maitrise des methodes de mesure et des specificites des constructions anciennes. La predominance de la maison individuelle, qui concentre les deux tiers des biens, oriente la pratique quotidienne vers ce type de bien plutot que vers l’immeuble collectif.

Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 160 111 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 43 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 79 % du parc daté en Loir-et-Cher.

Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.

C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.

Période de construction Diagnostics Part
avant 1948 3 745 40 %
1948-1974 2 243 24 %
1975-1977 489 5 %
1978-1982 564 6 %
1983-1988 282 3 %
1989-2000 791 9 %
2001-2005 287 3 %
2006-2012 492 5 %
2013-2021 221 2 %
après 2021 141 2 %

Avec 33 pour cent de logements collectifs, le departement offre un volant de missions liees aux parties communes et aux diagnostics d’immeuble, sans que cela supplante l’activite dominante sur la maison individuelle. Cette proportion permet a un professionnel de diversifier ses interventions entre diagnostics individuels et approche a l’echelle du batiment.

La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes

Le registre national d’immatriculation recense 1 069 copropriétés en Loir-et-Cher, soit 16 659 lots d’habitation, 16 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.

Sur les 872 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 85 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 5 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 40 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.

Les 1069 copropriétés immatriculees representent en moyenne une quinzaine de lots chacune, et plus des deux tiers d’entre elles sont anterieures a 1997, ce qui alimente une demande reguliere de diagnostics techniques a l’echelle de l’immeuble. La part significative de copropriétés anterieures a 1949 renforce le besoin de competences sur le bati ancien en contexte collectif, au-dela du simple diagnostic de lot.

60 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.

Ce que proposent les employeurs

Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.

Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.

Quelles certifications sont détenues localement

Les certifications amiante et plomb sont detenues par la quasi-totalite des 52 diagnostiqueurs recenses, ce qui traduit un socle de competences deja bien installe sur le territoire. En revanche, la certification amiante pour missions specifiques et batiments complexes ne concerne qu’une moitie du vivier, ce qui ouvre une place reelle pour un professionnel souhaitant se positionner sur ce segment plus technique.

Certification Professionnels
Amiante 50
Plomb 48
Electricité 47
Gaz 46
Performance énergétique (DPE individuel) 43
Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) 25
Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) 24
Audit énergétique 20

Un exemple concret de débouché : 513 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Loir-et-Cher sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.

À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 12 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.

Se former et être recruté en Loir-et-Cher

La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.

C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.

Déposer votre candidature

Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.

Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.

Questions fréquentes
Combien de diagnostiqueurs sont actuellement en activité en Loir-et-Cher ?
Le département compte 52 diagnostiqueurs certifiés répartis dans 44 structures. Ce nombre relativement modéré signifie que le marché n'est pas saturé, offrant une intégration progressive plutôt qu'une embauche dans l'urgence pour un nouvel arrivant.
Où faut-il s'installer en Loir-et-Cher pour trouver le plus de postes ?
Blois concentre l'essentiel de l'activité avec plus de 2 000 diagnostics enregistrés sur 12 mois, loin devant les autres communes du département. C'est sur ce bassin que se trouvent les cabinets et donc les opportunités d'emploi en CDI les plus nombreuses.
Est-ce que l'activité en Loir-et-Cher dépend entièrement des ventes immobilières ?
Non. Le département a réalisé 8 435 audits énergétiques contre 9 255 diagnostics globaux, ce qui montre que la demande s'appuie aussi sur des projets de rénovation et le suivi du parc existant. Les copropriétés et le marché locatif élargissent mécaniquement le périmètre d'intervention au-delà du seul acte de vente, stabilisant la charge de travail sur l'année.
Pourquoi le volume d'activité a-t-il diminué en Loir-et-Cher ?
Le repli observé reflète surtout un ralentissement du rythme des opérations immobilières plutôt qu'un désengagement du secteur lui-même. L'activité reste structurellement ancrée autour du bassin blesois, offrant une stabilité à long terme pour les professionnels qui s'y installent.
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