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Orléans, Loiret

Devenir diagnostiqueur immobilier en Loiret : le marché en 2026

Diagnostic immobilier en Loiret : 22 335 diagnostics sur douze mois et 128 professionnels certifiés. Le marché local et les entreprises qui recrutent.

Le marché du diagnostic immobilier en Loiret

Avec 174 diagnostics par professionnel contre 203 en moyenne nationale, soit un ecart de 14 points, et un rang de 58e sur 90, le Loiret presente une charge de travail plus legere que la moyenne. Cela traduit un marche ou la place existe sans etre sature, favorable a l’integration d’un nouveau profil sans concurrence exacerbee.

Orleans concentre l’essentiel du volume avec 5 731 diagnostics recenses, loin devant un second groupe de communes comme Gien, Saint-Jean-de-Braye, Olivet, Saint-Jean-de-la-Ruelle ou Pithiviers qui oscillent autour de 700 a 900 dossiers. Cette hierarchie nette impose de raisonner l’implantation autour du pole orleanais tout en gardant un maillage sur les villes moyennes du departement.

Diagnostics réalisés sur 12 mois 22 335
Évolution sur un an -27 %
Audits énergétiques sur 12 mois 13 759
DPE tertiaires sur 12 mois 991
Transactions immobilières en 2025 12 590
Diagnostiqueurs certifiés 128
Structures recensées, indépendants compris 92
Diagnostics par professionnel 174 par an

Ce qui alimente l’activité

Le Loiret combine une tension moderee, un marche porte par Orleans et un parc collectif consequent, offrant un cadre stable pour s’implanter sans pression excessive. La faible couverture de la certification tertiaire represente un axe de differenciation interessant pour un professionnel souhaitant elargir son offre.

Les 13 759 audits energetiques depassent les 12 590 transactions immobilieres, un signal fort que l’activite ne se limite pas aux ventes classiques. Combine aux copropriétés nombreuses et au parc ancien a renover, cela indique un marche ou locations, diagnostics collectifs et suivis de travaux jouent un role au moins aussi important que la seule transaction.

Où se concentre l’activité

Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.

Commune Diagnostics sur 12 mois
Orléans 5 731
Gien 934
Saint-Jean-de-Braye 934
Olivet 812
Saint-Jean-de-la-Ruelle 777
Pithiviers 673

Quel parc immobilier vous attend

Les classes C et D representent a elles seules plus des deux tiers du parc diagnostique, ce qui signifie un flux dominant de dossiers standards sur des logements de performance intermediaire. Les F et G, limites a 12 pourcent, restent presents mais ne constituent pas le coeur du quotidien professionnel ici.

Ce volume n’est pas théorique. 13 759 audits énergétiques ont été réalisés en Loiret sur les douze derniers mois, soit 62 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.

Étiquette Diagnostics Part
A 375 2 %
B 709 3 %
C 6 691 30 %
D 8 365 37 %
E 3 610 16 %
F 1 662 7 %
G 923 4 %

Ce que le calendrier réglementaire promet en Loiret

Avec 67 pourcent du parc en classes C et D et seulement 12 pourcent en F ou G, le volume a venir devrait rester porte par le renouvellement de dossiers sur des biens de milieu de gamme plutot que par une vague massive de biens tres degrades. La classe E, qui pese 16 pourcent, constitue un reservoir intermediaire a surveiller pour l’evolution du flux.

Classes concernées Part du parc diagnostiqué
E, F et G 28 %
D 37 %
D, E, F et G 65 %

Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.

L’âge du parc décide des missions

Le bati anterieur a 1948 et celui de la periode 1948-1974 cumulent la majorite des constructions recensees, ce qui place le departement dans une logique de parc ancien necessitant une maitrise fine des materiaux et techniques constructives d’epoque. Les periodes plus recentes, 2013-2021 ou 2006-2012, restent minoritaires et generent des missions plus ponctuelles.

Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 255 002 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 33 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 77 % du parc daté en Loiret.

Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.

C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.

Période de construction Diagnostics Part
avant 1948 6 580 29 %
1948-1974 6 230 28 %
1975-1977 1 239 6 %
1978-1982 1 434 6 %
1983-1988 799 4 %
1989-2000 2 387 11 %
2001-2005 691 3 %
2006-2012 1 240 6 %
2013-2021 1 522 7 %
après 2021 213 1 %

Avec 54 pourcent de logements collectifs et une repartition presque equilibree entre appartements et maisons, le Loiret offre un terrain mixte ou les competences en diagnostic d’immeuble sont recherchees autant que celles orientees maison individuelle. Cette double exposition elargit le champ des missions accessibles a un professionnel polyvalent.

La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes

Le registre national d’immatriculation recense 4 109 copropriétés en Loiret, soit 76 361 lots d’habitation, 19 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.

Sur les 3 000 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 78 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 5 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 46 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.

Les 4 109 copropriétés immatriculees totalisant 76 361 lots, dont 1 377 anterieures a 1949 et 2 345 anterieures a 1997, dessinent un parc collectif consequent et souvent ancien. Cela ouvre des missions a l’echelle de l’immeuble entier, diagnostics techniques globaux et suivis reguliers, au-dela du simple diagnostic de lot.

51 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.

Ce que proposent les employeurs

Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.

Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.

Quelles certifications sont détenues localement

La certification DPE individuel est largement repandue parmi les 128 professionnels recenses, tout comme l’amiante, le plomb, l’electricite et le gaz, qui restent des competences bien couvertes localement. En revanche, seuls 59 detiennent la certification DPE immeuble a usage autre que d’habitation, ce qui constitue une ouverture claire pour qui souhaite se positionner sur le tertiaire alors que ce segment genere deja 991 diagnostics.

Certification Professionnels
Performance énergétique (DPE individuel) 112
Amiante 101
Electricité 97
Plomb 92
Gaz 92
Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) 59
Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) 59
Audit énergétique 36

Un exemple concret de débouché : 991 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Loiret sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.

À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 23 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.

Se former et être recruté en Loiret

La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.

C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.

Déposer votre candidature

Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.

Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.

Questions fréquentes
Pourquoi le Loiret offre-t-il un contexte favorable pour débuter en tant que diagnostiqueur salarié ?
Le Loiret présente une charge de travail de 174 diagnostics par professionnel, inférieure de 14 points à la moyenne nationale, ce qui signifie un marché sans saturation excessive. Cette situation crée un environnement stable où un nouveau profil peut s'intégrer sans affronter une concurrence démesurée, contrairement à des départements plus tendus. C'est particulièrement vrai autour d'Orléans et des villes moyennes du département qui structurent l'offre d'emploi.
Où faut-il chercher les postes de diagnostiqueur en Loiret ?
Les trois quarts des diagnostics et donc des cabinets sont concentrés à Orléans, qui enregistre 5 731 diagnostics sur 12 mois. Un second groupe de communes comme Gien, Saint-Jean-de-Braye, Olivet, Saint-Jean-de-la-Ruelle et Pithiviers accumulent entre 700 et 900 dossiers chacune. Pour maximiser ses opportunités de CDI, il est judicieux de privilégier une implantation dans le pôle orleanais tout en gardant à l'esprit la présence de structures dans les villes moyennes.
Faut-il disposer de certifications supplémentaires pour se différencier en Loiret ?
La certification tertiaire, qui couvre les bâtiments professionnels, reste peu exploitée en Loiret puisque seuls 991 DPE tertiaires ont été réalisés contre 22 335 diagnostics classiques. Maîtriser des certifications complémentaires comme l'amiante ou les termites peut offrir un vrai différentiel face à la concurrence tout en élargissant le champ des missions proposées au sein d'un cabinet salariant. C'est un atout particulièrement pertinent dans un marché où la charge de travail reste modérée.
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