Le marché du diagnostic immobilier en Gard
Avec un rang de 48e sur 90 et une moyenne de 183 diagnostics par professionnel contre 203 au niveau national, le Gard se situe dans une zone de charge moderee, ni saturee ni exsangue. Le recul de 12 % du volume sur un an traduit surtout un ralentissement des transactions, sans que la charge individuelle ne s’effondre pour les diagnostiqueurs en poste. Un nouvel arrivant trouve donc un marche accessible sans concurrence extreme.
Nîmes concentre a elle seule pres d’un tiers du volume departemental, ce qui en fait le point d’ancrage naturel pour une activite salariee. Alès forme un second pole, nettement plus modeste, tandis que Le Grau-du-Roi, Beaucaire, Pont-Saint-Esprit et Bagnols-sur-Cèze se partagent un volume residuel et disperse. Cette geographie invite a raisonner sur un axe Nîmes-Alès plutot que sur une couverture homogene du territoire.
| Diagnostics réalisés sur 12 mois | 28 868 |
|---|---|
| Évolution sur un an | -12 % |
| Audits énergétiques sur 12 mois | 5 390 |
| DPE tertiaires sur 12 mois | 1 186 |
| Transactions immobilières en 2025 | 16 727 |
| Diagnostiqueurs certifiés | 158 |
| Structures recensées, indépendants compris | 108 |
| Diagnostics par professionnel | 183 par an |
Ce qui alimente l’activité
Le Gard offre un marche de taille intermediaire, structure autour de Nîmes et d’un parc ancien qui nourrit une demande reguliere en amiante, plomb et diagnostics de copropriété. La charge de travail moderee et la marge sur les certifications electricite et gaz en font un territoire accessible pour un professionnel cherchant a s’implanter sans concurrence saturee.
Le ratio entre 16 727 transactions et 28 868 DPE, proche de 1,7 diagnostic par vente, signale un marche ou l’activite ne se limite pas a la simple mutation immobiliere. Les 5 390 audits energetiques recenses, soit une part significative du volume total, montrent un flux de missions lie aux projets de renovation independant du calendrier des ventes. Le volet tertiaire reste modeste avec 1 186 diagnostics, mais les copropriétés et la location alimentent une activite continue qui depasse le seul rythme transactionnel.
Où se concentre l’activité
Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.
| Commune | Diagnostics sur 12 mois |
|---|---|
| Nîmes | 8 725 |
| Alès | 1 940 |
| Le Grau-du-Roi | 692 |
| Beaucaire | 648 |
| Pont-Saint-Esprit | 544 |
| Bagnols-sur-Cèze | 532 |
Quel parc immobilier vous attend
La classe C domine largement avec pres de la moitie du parc diagnostique, suivie par la classe D a un cinquieme du volume : le quotidien du diagnostiqueur gardois est donc surtout compose de biens a performance moyenne, loin des cas extremes. Les etiquettes F et G ne representent que 3 % de l’ensemble, ce qui limite les missions liees aux passoires thermiques. Ce profil demande une maitrise fine des seuils intermediaires plutot qu’une specialisation sur les cas critiques.
Ce volume n’est pas théorique. 5 390 audits énergétiques ont été réalisés en Gard sur les douze derniers mois, soit 19 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.
| Étiquette | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| A | 1 970 | 7 % |
| B | 4 287 | 15 % |
| C | 14 092 | 49 % |
| D | 5 802 | 20 % |
| E | 1 936 | 7 % |
| F | 642 | 2 % |
| G | 139 | 0 % |
Ce que le calendrier réglementaire promet en Gard
Avec seulement 3 % de logements classes F ou G, le gisement de missions issues des biens les plus degrades reste limite dans ce departement. La classe D, qui represente 20 % du parc diagnostique, constitue en revanche un volume plus consequent susceptible d’alimenter l’activite a moyen terme. Le potentiel de renouvellement s’appuie donc davantage sur la masse des logements intermediaires que sur les cas extremes.
| Classes concernées | Part du parc diagnostiqué |
|---|---|
| E, F et G | 9 % |
| D | 20 % |
| D, E, F et G | 30 % |
Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.
L’âge du parc décide des missions
Le bati d’avant 1948 constitue la part la plus importante du parc recense, suivi par la periode 1948-1974 : deux tranches qui exigent une bonne maitrise des reperages amiante et plomb en complement du DPE. La presence continue de constructions plus recentes, jusqu’aux annees 2010, impose neanmoins de garder une polyvalence sur l’ensemble des generations de bati. Cette diversite d’epoques favorise les profils capables d’intervenir aussi bien sur l’ancien que sur le contemporain.
Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 296 784 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 29 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 67 % du parc daté en Gard.
Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.
C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.
| Période de construction | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| avant 1948 | 7 930 | 27 % |
| 1948-1974 | 5 980 | 21 % |
| 1975-1977 | 977 | 3 % |
| 1978-1982 | 2 099 | 7 % |
| 1983-1988 | 1 733 | 6 % |
| 1989-2000 | 3 422 | 12 % |
| 2001-2005 | 1 318 | 5 % |
| 2006-2012 | 2 331 | 8 % |
| 2013-2021 | 2 634 | 9 % |
| après 2021 | 444 | 2 % |
Avec 62 % de logements collectifs et 16 562 appartements recenses contre 10 928 maisons, l’activite gardoise s’organise largement autour de l’habitat en immeuble. Cela ouvre la voie a des missions recurrentes sur les diagnostics de parties communes et les DPE collectifs, en complement des diagnostics individuels. Un diagnostiqueur oriente vers le logement collectif trouve ici un terrain d’application constant.
La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes
Le registre national d’immatriculation recense 8 347 copropriétés en Gard, soit 111 677 lots d’habitation, 13 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.
Sur les 5 857 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 81 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 4 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 50 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.
Les 8 347 copropriétés immatriculees totalisent 111 677 lots, soit une taille moyenne modeste par immeuble, mais avec une anciennete marquee : pres de 57 % des copropriétés datent d’avant 1997. Cette proportion importante de batiments anciens implique des missions regulieres de diagnostics techniques globaux et de reperages specifiques a l’echelle de l’immeuble. La gestion de ce parc suppose une bonne connaissance des contraintes propres aux copropriétés vieillissantes.
31 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.
Ce que proposent les employeurs
Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.
Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.
Quelles certifications sont détenues localement
Sur 158 diagnostiqueurs recenses, la certification amiante est la plus repandue avec 131 titulaires, suivie du plomb a 123, tandis que l’electricite et le gaz plafonnent respectivement a 104 et 97. Ce decalage, alors que le parc ancien demande justement une expertise solide en amiante et plomb, laisse une marge d’entree pour des profils complementaires en electricite et gaz. Un nouvel arrivant multi-certifie peut ainsi se positionner sur les competences les moins couvertes localement.
| Certification | Professionnels |
|---|---|
| Amiante | 131 |
| Plomb | 123 |
| Performance énergétique (DPE individuel) | 110 |
| Termites Métropole | 107 |
| Electricité | 104 |
| Gaz | 97 |
| Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) | 90 |
| Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) | 51 |
Un exemple concret de débouché : 1 186 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Gard sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.
À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 8 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.
Se former et être recruté en Gard
La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.
C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.
Déposer votre candidature
Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.
Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.
