Le marché du diagnostic immobilier en Côte-d’Or
Avec 192 diagnostics par professionnel contre 203 en moyenne nationale et un rang de tension de 42e sur 90, la Côte-d’Or se situe dans une zone d’équilibre, ni saturée ni en tension aiguë. Un nouvel arrivant trouve ici un marché ouvert sans concurrence exacerbée, avec une charge de travail proche de la norme nationale.
Dijon concentre à elle seule plus de la moitié du volume départemental, et les communes suivantes, Chenôve, Talant, Longvic et Chevigny-Saint-Sauveur, appartiennent toutes à son agglomération. Beaune constitue le seul pôle secondaire réellement identifiable, ce qui dessine un marché très centré sur la métropole dijonnaise et sa périphérie immédiate.
| Diagnostics réalisés sur 12 mois | 21 281 |
|---|---|
| Évolution sur un an | -18 % |
| Audits énergétiques sur 12 mois | 8 490 |
| DPE tertiaires sur 12 mois | 926 |
| Transactions immobilières en 2025 | 12 248 |
| Diagnostiqueurs certifiés | 111 |
| Structures recensées, indépendants compris | 93 |
| Diagnostics par professionnel | 192 par an |
Ce qui alimente l’activité
La Côte-d’Or offre un marché équilibré, concentré autour de Dijon, où l’ancienneté du parc et le poids des copropriétés garantissent une activité diversifiée au-delà des seules transactions. Un professionnel disposant de la certification amiante pour bâtiments complexes y trouve un positionnement encore peu occupé.
Avec 12 248 transactions pour 21 281 diagnostics, le volume dépasse largement ce que les seules ventes généreraient, porté par 8 490 audits énergétiques et 926 diagnostics tertiaires. Les copropriétés et le parc locatif alimentent une activité continue qui ne dépend pas uniquement du rythme des transactions.
Où se concentre l’activité
Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.
| Commune | Diagnostics sur 12 mois |
|---|---|
| Dijon | 10 735 |
| Chenôve | 1 280 |
| Beaune | 727 |
| Talant | 611 |
| Longvic | 509 |
| Chevigny-Saint-Sauveur | 413 |
Quel parc immobilier vous attend
Les classes C et D concentrent près des deux tiers du parc diagnostiqué, ce qui correspond à un travail quotidien majoritairement standard plutôt qu’à des dossiers de rénovation lourde. Les étiquettes extrêmes F et G restent minoritaires, limitant la part de missions à forte complexité technique.
Ce volume n’est pas théorique. 8 490 audits énergétiques ont été réalisés en Côte-d’Or sur les douze derniers mois, soit 40 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.
| Étiquette | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| A | 331 | 2 % |
| B | 2 373 | 11 % |
| C | 7 482 | 35 % |
| D | 5 858 | 28 % |
| E | 2 993 | 14 % |
| F | 1 409 | 7 % |
| G | 835 | 4 % |
Ce que le calendrier réglementaire promet en Côte-d’Or
Les logements classés F ou G représentent 11 % du total, une proportion modérée qui laisse présager un volume de diagnostics liés à la rénovation moins massif qu’ailleurs. La classe D, avec 5 858 logements soit plus du quart du parc, constitue en revanche le réservoir susceptible d’alimenter l’activité à moyen terme.
| Classes concernées | Part du parc diagnostiqué |
|---|---|
| E, F et G | 25 % |
| D | 28 % |
| D, E, F et G | 52 % |
Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.
L’âge du parc décide des missions
Le bâti antérieur à 1974 représente autour de 61 % du parc, avec un poids marqué de la période 1948-1974 et de l’avant-guerre. Cette ancienneté implique une pratique régulière des missions liées aux matériaux anciens et une bonne maîtrise des bâtiments complexes.
Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 180 292 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 43 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 78 % du parc daté en Côte-d’Or.
Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.
C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.
| Période de construction | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| avant 1948 | 5 931 | 28 % |
| 1948-1974 | 7 142 | 34 % |
| 1975-1977 | 945 | 4 % |
| 1978-1982 | 875 | 4 % |
| 1983-1988 | 986 | 5 % |
| 1989-2000 | 1 893 | 9 % |
| 2001-2005 | 582 | 3 % |
| 2006-2012 | 1 227 | 6 % |
| 2013-2021 | 1 563 | 7 % |
| après 2021 | 137 | 1 % |
Avec 74 % de logements collectifs et près de 15 000 appartements recensés contre environ 5 500 maisons, l’activité s’oriente fortement vers les immeubles et les parties communes. Cette structure ouvre des missions à l’échelle du bâtiment plutôt que du seul logement individuel.
La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes
Le registre national d’immatriculation recense 5 806 copropriétés en Côte-d’Or, soit 108 091 lots d’habitation, 19 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.
Sur les 4 572 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 84 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 5 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 47 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.
Les 5 806 copropriétés immatriculées totalisent plus de 108 000 lots, soit une taille moyenne significative par immeuble. Près des deux tiers d’entre elles datent d’avant 1997, ce qui engage des missions régulières de diagnostic technique global et d’accompagnement des plans de travaux à l’échelle collective.
59 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.
Ce que proposent les employeurs
Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.
Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.
Quelles certifications sont détenues localement
Les certifications de base, amiante, DPE, électricité, gaz et plomb, sont largement détenues par la profession locale, avec des effectifs proches de 85 à 93 sur 111 professionnels. La certification amiante pour missions spécifiques et bâtiments complexes reste en retrait avec 57 titulaires, ce qui ouvre un espace de différenciation pour un professionnel formé sur ce segment.
| Certification | Professionnels |
|---|---|
| Amiante | 93 |
| Performance énergétique (DPE individuel) | 86 |
| Electricité | 85 |
| Gaz | 83 |
| Plomb | 81 |
| Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) | 57 |
| Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) | 40 |
| Audit énergétique | 29 |
Un exemple concret de débouché : 926 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Côte-d’Or sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.
À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 16 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.
Se former et être recruté en Côte-d’Or
La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.
C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.
Déposer votre candidature
Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.
Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.
