Le marché du diagnostic immobilier en Bas-Rhin
Avec 194 diagnostics par professionnel contre 203 en moyenne nationale, le Bas-Rhin se situe en position intermediaire, au 38e rang sur 90 departements. Cet ecart leger indique un marche ni sature ni exsangue, ou l’arrivee d’un nouveau professionnel ne bouleverse pas les equilibres existants mais trouve sa place sans concurrence extreme.
Strasbourg concentre a elle seule pres de 45 pourcent du volume departemental, ce qui en fait un point d’ancrage incontournable pour toute activite. Une seconde couronne de communes (Haguenau, Ostwald, Schiltigheim, Illkirch-Graffenstaden, Selestat) forme un tissu peri-urbain actif ou le volume se repartit de facon plus diffuse mais reguliere. Le recul de 4 pourcent observe sur la periode reflete la conjoncture des transactions plutot qu’un essoufflement de l’activite.
| Diagnostics réalisés sur 12 mois | 41 754 |
|---|---|
| Évolution sur un an | -4 % |
| Audits énergétiques sur 12 mois | 17 827 |
| DPE tertiaires sur 12 mois | 2 032 |
| Transactions immobilières en 2025 | non disponible |
| Diagnostiqueurs certifiés | 215 |
| Structures recensées, indépendants compris | 157 |
| Diagnostics par professionnel | 194 par an |
Ce qui alimente l’activité
Le Bas-Rhin offre un equilibre attractif entre volume solide autour de Strasbourg, tension moderee et activite diversifiee entre transactions, copropriete et tertiaire. Un professionnel qui maitrise la certification immeuble tertiaire ou qui souhaite s’implanter sur la peripherie strasbourgeoise y trouvera un terrain favorable.
Le volume d’audits energetiques, pres de 17 800 sur la periode, represente plus de 40 pourcent du nombre total de DPE, ce qui traduit une dynamique de renovation soutenue independante des seules ventes. Les 2 032 diagnostics tertiaires confirment que le marche ne se limite pas au residentiel classique. Location, copropriete et travaux constituent ici des sources d’activite a part entiere, aussi importantes que la transaction pure.
Où se concentre l’activité
Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.
| Commune | Diagnostics sur 12 mois |
|---|---|
| Strasbourg | 18 669 |
| Haguenau | 1 428 |
| Ostwald | 1 422 |
| Schiltigheim | 1 399 |
| Illkirch-Graffenstaden | 1 179 |
| Sélestat | 760 |
Quel parc immobilier vous attend
La classe C domine nettement avec 16 727 logements, suivie par la classe D a plus de 11 600, ce qui situe l’essentiel du parc dans une zone intermediaire de performance. Les etiquettes F et G ne representent que 9 pourcent du total, ce qui limite le volume de dossiers les plus complexes au quotidien. Le travail courant se concentre donc sur des biens de performance moyenne, ou l’expertise porte davantage sur la precision des mesures que sur la gestion de cas extremes.
Ce volume n’est pas théorique. 17 827 audits énergétiques ont été réalisés en Bas-Rhin sur les douze derniers mois, soit 43 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.
| Étiquette | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| A | 648 | 2 % |
| B | 3 891 | 9 % |
| C | 16 727 | 40 % |
| D | 11 644 | 28 % |
| E | 5 054 | 12 % |
| F | 2 519 | 6 % |
| G | 1 271 | 3 % |
Ce que le calendrier réglementaire promet en Bas-Rhin
Avec 9 pourcent de logements classes F ou G et 28 pourcent en classe D, le departement dispose d’un volant de dossiers a suivre mais pas d’un stock massif de biens critiques. La part importante de la classe C, 40 pourcent du parc, laisse presager un flux regulier de diagnostics de suivi et de verification plutot qu’un afflux soudain lie aux classes les plus degradees.
| Classes concernées | Part du parc diagnostiqué |
|---|---|
| E, F et G | 21 % |
| D | 28 % |
| D, E, F et G | 49 % |
Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.
L’âge du parc décide des missions
Le bati anterieur a 1974 represente une large majorite du parc, avec 12 886 logements construits entre 1948 et 1974 et 11 271 avant 1948. Cette anciennete implique une expertise reguliere sur des materiaux et configurations plus complexes, tandis que la part de constructions recentes, environ 4 700 logements entre 2013 et 2021, reste minoritaire et demande une vigilance moindre sur ce segment.
Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 299 005 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 31 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 75 % du parc daté en Bas-Rhin.
Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.
C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.
| Période de construction | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| avant 1948 | 11 271 | 27 % |
| 1948-1974 | 12 886 | 31 % |
| 1975-1977 | 1 031 | 2 % |
| 1978-1982 | 1 483 | 4 % |
| 1983-1988 | 1 505 | 4 % |
| 1989-2000 | 4 513 | 11 % |
| 2001-2005 | 1 071 | 3 % |
| 2006-2012 | 2 703 | 6 % |
| 2013-2021 | 4 715 | 11 % |
| après 2021 | 576 | 1 % |
Avec 82 pourcent de logements collectifs et plus de 31 500 appartements recenses contre environ 7 400 maisons, l’activite se joue majoritairement a l’echelle du lot dans des immeubles plutot que sur des maisons individuelles. Cela oriente naturellement les missions vers des diagnostics repetes au sein d’un meme batiment, avec une bonne connaissance des parties communes et des specificites de la copropriete.
La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes
Le registre national d’immatriculation recense 15 319 copropriétés en Bas-Rhin, soit 220 753 lots d’habitation, 14 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.
Sur les 11 165 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 64 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 10 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 33 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.
Le departement compte plus de 15 300 copropretes immatriculees pour environ 220 000 lots, soit une taille moyenne consequente par immeuble. Une part notable de ces coproprietes est ancienne, avec 3 718 immeubles anterieurs a 1949 et 7 197 anterieurs a 1997, ce qui ouvre un volume regulier de missions a l’echelle du batiment, au dela du simple lot individuel.
46 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.
Ce que proposent les employeurs
Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.
Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.
Quelles certifications sont détenues localement
Le DPE individuel est detenu par 170 des 215 professionnels recenses, l’amiante par 165 et l’electricite ou le gaz par une majorite egalement. La certification DPE immeuble pour les batiments tertiaires n’est en revanche detenue que par 113 professionnels, une proportion plus faible qui laisse une marge claire pour un nouveau venu souhaitant se positionner sur ce segment, d’autant que le tertiaire represente deja plus de 2 000 diagnostics annuels.
| Certification | Professionnels |
|---|---|
| Performance énergétique (DPE individuel) | 170 |
| Amiante | 165 |
| Electricité | 144 |
| Gaz | 142 |
| Plomb | 138 |
| Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) | 113 |
| Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) | 112 |
| Audit énergétique | 42 |
Un exemple concret de débouché : 2 032 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Bas-Rhin sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.
À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 43 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.
Se former et être recruté en Bas-Rhin
La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.
C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.
Déposer votre candidature
Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.
Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.
