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Clermont-Ferrand, Puy-de-Dôme

Devenir diagnostiqueur immobilier en Puy-de-Dôme : le marché en 2026

Diagnostic immobilier en Puy-de-Dôme : 20 733 diagnostics sur douze mois et 108 professionnels certifiés. Le marché local et les entreprises qui recrutent.

Le marché du diagnostic immobilier en Puy-de-Dôme

Avec 192 diagnostics traites par professionnel contre 203 en moyenne nationale, le Puy-de-Dôme se situe legerement en retrait, confirme par un rang de tension de 40e sur 90. La charge de travail reste equilibree, ni saturee ni exposee a une penurie de bras, ce qui laisse une marge d’integration pour un nouvel arrivant sans concurrence exacerbee.

Clermont-Ferrand concentre a elle seule plus d’un tiers du volume departemental, loin devant Chamalières, Riom, Issoire, Cournon-d’Auvergne et Thiers qui jouent un role de relais secondaire. Le recul de 26 % du volume sur un an suit la conjoncture des transactions plutot qu’un desengagement du marche, la metropole restant le point d’ancrage de l’activite.

Diagnostics réalisés sur 12 mois 20 733
Évolution sur un an -26 %
Audits énergétiques sur 12 mois 16 689
DPE tertiaires sur 12 mois 1 026
Transactions immobilières en 2025 16 723
Diagnostiqueurs certifiés 108
Structures recensées, indépendants compris 85
Diagnostics par professionnel 192 par an

Ce qui alimente l’activité

Le Puy-de-Dôme offre un marche stable, centre sur Clermont-Ferrand, avec une charge de travail raisonnable et un parc ancien collectif qui garantit un flux regulier de missions. La faible couverture de la certification amiante pour batiments complexes constitue une opportunite concrete pour qui souhaite s’y implanter durablement.

Le volume de DPE reste proche du nombre de transactions, signe d’un marche ou l’essentiel de l’activite suit encore les ventes. Le nombre d’audits energetiques, quasi equivalent aux transactions, montre neanmoins une dynamique de renovation parallele bien installee. Le tertiaire demeure modeste, mais les copropriétés et le parc locatif elargissent reellement le champ d’intervention au-dela des seules ventes.

Où se concentre l’activité

Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.

Commune Diagnostics sur 12 mois
Clermont-Ferrand 7 763
Chamalières 939
Riom 627
Issoire 602
Cournon-d’Auvergne 506
Thiers 502

Quel parc immobilier vous attend

Les classes C et D concentrent a elles seules plus de la moitie du parc diagnostique, avec une proportion notable de E, ce qui oriente le quotidien vers des biens de performance intermediaire plutot que des cas extremes. Les etiquettes A et B restent rares, moins de 5 % du total, ce qui limite les missions sur du bati deja tres performant.

Ce volume n’est pas théorique. 16 689 audits énergétiques ont été réalisés en Puy-de-Dôme sur les douze derniers mois, soit 80 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.

Étiquette Diagnostics Part
A 257 1 %
B 695 3 %
C 5 705 28 %
D 6 289 30 %
E 3 984 19 %
F 2 180 11 %
G 1 623 8 %

Ce que le calendrier réglementaire promet en Puy-de-Dôme

Les logements classes F ou G representent 18 % du parc diagnostique, et l’ajout de la classe E porte a plus du tiers la part des biens necessitant un suivi ou des travaux. Cette repartition dessine un volume de missions regulier a moyen terme, porte par la masse des logements D et E plus que par les cas extremes.

Classes concernées Part du parc diagnostiqué
E, F et G 38 %
D 30 %
D, E, F et G 68 %

Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.

L’âge du parc décide des missions

Le bati d’avant 1975 represente plus des deux tiers du parc diagnostique, avec une forte proportion construite avant 1948. Cette anciennete implique une exposition frequente aux problematiques amiante et plomb et suppose une aisance technique sur des structures heterogenes plutot que sur du neuf standardise.

Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 279 525 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 41 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 76 % du parc daté en Puy-de-Dôme.

Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.

C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.

Période de construction Diagnostics Part
avant 1948 7 427 36 %
1948-1974 6 180 30 %
1975-1977 577 3 %
1978-1982 776 4 %
1983-1988 747 4 %
1989-2000 1 283 6 %
2001-2005 577 3 %
2006-2012 1 385 7 %
2013-2021 1 504 7 %
après 2021 277 1 %

Avec 62 % de logements collectifs et un nombre d’appartements largement superieur aux maisons, l’activite s’organise beaucoup autour de l’immeuble plutot que du pavillon isole. Cela ouvre vers des missions a l’echelle du batiment, incluant les parties communes et les diagnostics groupes.

La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes

Le registre national d’immatriculation recense 5 337 copropriétés en Puy-de-Dôme, soit 100 440 lots d’habitation, 19 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.

Sur les 4 346 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 83 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 5 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 39 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.

Le departement compte plus de 5 300 copropriétés immatriculees pour plus de 100 000 lots, avec une taille moyenne d’une vingtaine de lots par immeuble. Plus des deux tiers de ces copropriétés datent d’avant 1997, ce qui implique un volume regulier de diagnostics collectifs et d’audits a l’echelle de l’immeuble sur du bati vieillissant.

57 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.

Ce que proposent les employeurs

Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.

Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.

Quelles certifications sont détenues localement

Les certifications de base, amiante, plomb, electricite, gaz et DPE individuel, sont detenues par la quasi-totalite des professionnels recenses. La certification amiante pour missions specifiques sur batiments complexes ne couvre en revanche qu’un peu plus de la moitie d’entre eux, ce qui constitue un axe de differenciation clair pour un professionnel souhaitant se positionner sur le parc collectif ancien.

Certification Professionnels
Amiante 97
Plomb 93
Electricité 93
Gaz 91
Performance énergétique (DPE individuel) 90
Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) 59
Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) 42
Audit énergétique 27

Un exemple concret de débouché : 1 026 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Puy-de-Dôme sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.

À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 41 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.

Se former et être recruté en Puy-de-Dôme

La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.

C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.

Déposer votre candidature

Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.

Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.

Questions fréquentes
Est-ce qu'il y a du travail pour un nouveaux diagnostiqueur en Puy-de-Dôme ?
Oui, le marché offre une marge d'intégration sans concurrence exacerbée. Avec 192 diagnostics traités par professionnel contre 203 en moyenne nationale, le département n'est ni saturé ni en pénurie, ce qui laisse de la place pour s'installer durablement. La faible couverture de la certification amiante pour bâtiments complexes constitue notamment une opportunité concrète pour qui souhaite s'y implanter.
Où faut-il chercher un emploi de diagnostiqueur en Puy-de-Dôme ?
Les postes se concentrent là où se trouve le volume d'activité : Clermont-Ferrand en premier lieu avec 7 763 diagnostics annuels, puis Chamalières, Riom, Issoire, Cournon-d'Auvergne et Thiers. C'est dans ces communes que les cabinets s'implantent et recrutent en CDI, Clermont-Ferrand représentant à elle seule plus d'un tiers du volume départemental.
Quel type de bâtiments vais-je diagnostiquer en Puy-de-Dôme ?
Vous rencontrerez surtout du parc de performance intermédiaire : les étiquettes C et D représentent plus de la moitié des diagnostics, avec une proportion notable de classe E. Les très bonnes performances restent rares, ce qui limite les missions sur du bâti déjà très performant. Le parc ancien collectif et les copropriétés garantissent un flux régulier de missions au-delà des seules ventes immobilières.
Les audits énergétiques représentent-ils une part importante du travail ?
Oui, ils forment une part significative de l'activité. 16 689 audits énergétiques ont été réalisés en Puy-de-Dôme sur douze mois, soit 80 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Cette spécialité demande des compétences qui évoluent avec la réglementation, et le calendrier d'obligation s'étend progressivement aux étiquettes supérieures à F et G.
Faut-il une expérience préalable dans le bâtiment pour devenir diagnostiqueur ici ?
Non, mais elle peut faciliter votre intégration. Plusieurs profils venant du bâtiment se reconvertissent avec succès en diagnostic immobilier, car leurs connaissances techniques se transfèrent bien. Si vous n'avez pas ce background, la formation initiale et les certifications obligatoires restent les fondations solides pour démarrer votre carrière en CDI.
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