Le marché du diagnostic immobilier en Ain
Avec 210 diagnostics par professionnel contre 203 en moyenne nationale, l’Ain se situe legerement au-dessus du rythme national, mais son 30e rang sur 90 le place dans une position intermediaire, ni sature ni en tension critique. Un nouvel arrivant trouve ici une charge de travail soutenue sans concurrence exacerbee, ce qui favorise une integration progressive sur le terrain.
Le volume se repartit entre un pole urbain central autour de Bourg-en-Bresse et Oyonnax, et un axe frontalier dynamique porte par Ferney-Voltaire et Prevessin-Moens, proche du bassin genevois. Amberieu-en-Bugey et Valserhone completent ce maillage, offrant une double polarite entre marche local classique et zone frontaliere a forte valeur immobiliere.
| Diagnostics réalisés sur 12 mois | 22 657 |
|---|---|
| Évolution sur un an | -11 % |
| Audits énergétiques sur 12 mois | 9 330 |
| DPE tertiaires sur 12 mois | 1 011 |
| Transactions immobilières en 2025 | 14 104 |
| Diagnostiqueurs certifiés | 108 |
| Structures recensées, indépendants compris | 90 |
| Diagnostics par professionnel | 210 par an |
Ce qui alimente l’activité
L’Ain offre un marche equilibre, porte par un double pole urbain et frontalier, avec une charge de travail legerement superieure a la moyenne nationale sans tension excessive. Un professionnel maitrisant les competences generalistes et une specialisation amiante y trouvera un cadre d’activite diversifie et stable.
Le nombre de diagnostics realises depasse largement celui des transactions, signe que l’activite ne se limite pas aux seules ventes. Les audits energetiques, proches de 9330, representent une part considerable du travail, aux cotes des diagnostics locatifs et des interventions en copropriete, tandis que le tertiaire, avec un peu plus de 1000 missions, complete un marche ou la diversite des commandes prime sur la seule dynamique commerciale.
Où se concentre l’activité
Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.
| Commune | Diagnostics sur 12 mois |
|---|---|
| Bourg-en-Bresse | 2 126 |
| Oyonnax | 1 645 |
| Ferney-Voltaire | 968 |
| Valserhône | 882 |
| Ambérieu-en-Bugey | 763 |
| Prévessin-Moëns | 704 |
Quel parc immobilier vous attend
La majorite des logements se classent en C et D, ce qui correspond a un travail quotidien centre sur des biens de performance intermediaire plutot que sur des cas extremes. Les etiquettes F et G, plus rares, representent un dixieme du volume, limitant la part des missions liees aux logements les plus energivores sans les faire disparaitre.
Ce volume n’est pas théorique. 9 330 audits énergétiques ont été réalisés en Ain sur les douze derniers mois, soit 41 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.
| Étiquette | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| A | 570 | 3 % |
| B | 1 056 | 5 % |
| C | 8 195 | 36 % |
| D | 7 473 | 33 % |
| E | 3 108 | 14 % |
| F | 1 458 | 6 % |
| G | 797 | 4 % |
Ce que le calendrier réglementaire promet en Ain
Avec seulement 10% des diagnostics en F ou G et 14% en E, le stock de logements les plus energivores reste minoritaire dans l’Ain. Le poids dominant des classes C et D, qui totalisent pres de 70% du volume, laisse presager un flux de renouvellement regulier plutot qu’un afflux massif concentre sur les classes les plus degradees.
| Classes concernées | Part du parc diagnostiqué |
|---|---|
| E, F et G | 24 % |
| D | 33 % |
| D, E, F et G | 57 % |
Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.
L’âge du parc décide des missions
Plus de la moitie du parc diagnostique a ete construite avant 1975, ce qui implique une presence reguliere de plomb et d’amiante dans les missions courantes. Les periodes plus recentes, en particulier 2013-2021, restent bien representees, ce qui impose une maitrise large des methodes adaptees a des batis d’epoques tres differentes.
Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 227 827 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 31 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 67 % du parc daté en Ain.
Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.
C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.
| Période de construction | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| avant 1948 | 6 486 | 29 % |
| 1948-1974 | 5 416 | 24 % |
| 1975-1977 | 1 314 | 6 % |
| 1978-1982 | 1 134 | 5 % |
| 1983-1988 | 1 403 | 6 % |
| 1989-2000 | 1 821 | 8 % |
| 2001-2005 | 896 | 4 % |
| 2006-2012 | 1 712 | 8 % |
| 2013-2021 | 2 029 | 9 % |
| après 2021 | 446 | 2 % |
Avec 64% de logements collectifs et un nombre d’appartements superieur de moitie a celui des maisons, l’activite s’oriente fortement vers les immeubles et leurs parties communes. Cette configuration ouvre vers des missions liees a la copropriete et aux diagnostics techniques globaux, au-dela du simple diagnostic individuel.
La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes
Le registre national d’immatriculation recense 5 343 copropriétés en Ain, soit 82 101 lots d’habitation, 15 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.
Sur les 3 977 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 68 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 6 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 40 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.
Les 5343 coproprietes immatriculees comptent en moyenne une quinzaine de lots, une taille qui favorise les missions a l’echelle de l’immeuble entier plutot que du lot isole. Pres de la moitie d’entre elles datent d’avant 1997 et une part notable d’avant 1949, ce qui maintient un flux constant de diagnostics techniques globaux et d’expertises liees a l’anciennete du bati.
39 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.
Ce que proposent les employeurs
Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.
Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.
Quelles certifications sont détenues localement
Les certifications generalistes, amiante, DPE, electricite, gaz et plomb, sont largement detenues par les professionnels locaux, formant un socle solide et homogene. La certification amiante pour missions specifiques et batiments complexes reste moins repandue, ce qui laisse une place a un nouvel arrivant capable de la valoriser, dans un contexte ou seulement 19 certificats arrivent a echeance dans l’annee, signe d’une reserve de competences deja stable.
| Certification | Professionnels |
|---|---|
| Amiante | 92 |
| Performance énergétique (DPE individuel) | 90 |
| Electricité | 87 |
| Gaz | 84 |
| Plomb | 82 |
| Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) | 63 |
| Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) | 41 |
| Audit énergétique | 34 |
Un exemple concret de débouché : 1 011 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Ain sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.
À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 19 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.
Se former et être recruté en Ain
La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.
C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.
Déposer votre candidature
Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.
Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.
