Le marché du diagnostic immobilier en Deux-Sèvres
Avec 210 diagnostics par professionnel et par an, contre 203 en moyenne nationale, la charge se situe legerement au-dessus du niveau national, mais le rang de 29e sur 90 place les Deux-Sèvres dans une zone intermediaire, ni saturee ni desertee. Le recul de volume sur la periode traduit surtout un marche de la transaction moins actif qu’auparavant, sans que la charge de travail par professionnel ne s’effondre.
Niort concentre a elle seule plus de deux fois le volume de la seconde ville, Bressuire, ce qui en fait le centre nevralgique de l’activite du departement. Autour, Thouars, Parthenay, Saint-Maixent-l’École et Cerizay forment un maillage de marches secondaires plus modestes mais reguliers, obligeant les professionnels a couvrir un territoire etendu au-dela de la seule agglomeration niortaise.
| Diagnostics réalisés sur 12 mois | 9 880 |
|---|---|
| Évolution sur un an | -30 % |
| Audits énergétiques sur 12 mois | 7 907 |
| DPE tertiaires sur 12 mois | 446 |
| Transactions immobilières en 2025 | 9 918 |
| Diagnostiqueurs certifiés | 47 |
| Structures recensées, indépendants compris | 27 |
| Diagnostics par professionnel | 210 par an |
Ce qui alimente l’activité
Les Deux-Sèvres offrent un marche stable, porte par un pole niortais solide et un maillage de villes secondaires, avec une charge de travail legerement superieure a la moyenne nationale. Le profil du parc, ancien et majoritairement individuel, convient a un professionnel polyvalent capable d’intervenir aussi bien sur la vente que sur l’audit energetique.
Le volume de diagnostics est quasiment aligne sur celui des transactions, signe d’un marche ou le DPE reste tres largement adosse a la vente. Le nombre eleve d’audits energetiques, proche de 80 % du volume des transactions, montre neanmoins que la renovation et l’accompagnement des travaux representent une part significative de l’activite, a laquelle s’ajoutent les missions liees aux locations et aux copropriétés.
Où se concentre l’activité
Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.
| Commune | Diagnostics sur 12 mois |
|---|---|
| Niort | 2 138 |
| Bressuire | 575 |
| Thouars | 519 |
| Parthenay | 434 |
| Saint-Maixent-l’École | 422 |
| Cerizay | 221 |
Quel parc immobilier vous attend
Les classes C et D concentrent la majorite du parc diagnostique, ce qui correspond a un quotidien domine par des biens de performance intermediaire plutot que par des cas extremes. La part de F et G, a 9 %, reste contenue, ce qui limite le volume de dossiers les plus complexes mais n’exclut pas un flux regulier de missions liees a la renovation energetique.
Ce volume n’est pas théorique. 7 907 audits énergétiques ont été réalisés en Deux-Sèvres sur les douze derniers mois, soit 80 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.
| Étiquette | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| A | 309 | 3 % |
| B | 532 | 5 % |
| C | 2 913 | 29 % |
| D | 3 787 | 38 % |
| E | 1 405 | 14 % |
| F | 691 | 7 % |
| G | 243 | 2 % |
Ce que le calendrier réglementaire promet en Deux-Sèvres
Avec 9 % du parc en F ou G et environ 14 % supplementaires en classe E, une part non negligeable des logements diagnostiques se situe dans une zone susceptible d’alimenter un volume croissant de missions liees a l’amelioration energetique. Ce potentiel reste toutefois modere comparativement a des departements ou les etiquettes basses pesent davantage.
| Classes concernées | Part du parc diagnostiqué |
|---|---|
| E, F et G | 24 % |
| D | 38 % |
| D, E, F et G | 62 % |
Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.
L’âge du parc décide des missions
Le parc est marque par une forte proportion de constructions anterieures a 1948, plus de 40 % du total, suivie par la periode 1948-1974 ; les logements plus recents restent minoritaires. Cette structure implique une pratique reguliere sur du bati ancien, avec les competences associees a l’amiante, au plomb et aux configurations constructives plus complexes.
Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 181 395 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 40 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 75 % du parc daté en Deux-Sèvres.
Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.
C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.
| Période de construction | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| avant 1948 | 4 157 | 42 % |
| 1948-1974 | 2 150 | 22 % |
| 1975-1977 | 342 | 3 % |
| 1978-1982 | 452 | 5 % |
| 1983-1988 | 325 | 3 % |
| 1989-2000 | 897 | 9 % |
| 2001-2005 | 352 | 4 % |
| 2006-2012 | 562 | 6 % |
| 2013-2021 | 427 | 4 % |
| après 2021 | 216 | 2 % |
Avec seulement 22 % de logements collectifs et une nette domination des maisons individuelles, l’essentiel de l’activite se joue a l’echelle du logement unique plutot que de l’immeuble. Les missions en copropriété existent mais completent l’activite plus qu’elles ne la structurent, contrairement a des marches plus urbains.
La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes
Le registre national d’immatriculation recense 693 copropriétés en Deux-Sèvres, soit 11 730 lots d’habitation, 17 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.
Sur les 532 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 66 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 16 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 27 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.
Les 693 copropriétés immatriculees representent une taille moyenne modeste, autour de dix-sept lots, ce qui correspond a des interventions a l’echelle de petits ou moyens immeubles plutot qu’a de grands ensembles. La moitie d’entre elles datent d’avant 1997, ce qui genere un flux regulier de diagnostics collectifs et d’audits a l’echelle du batiment sur un parc copropriete globalement ancien.
46 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.
Ce que proposent les employeurs
Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.
Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.
Quelles certifications sont détenues localement
La quasi-totalite des 47 professionnels recenses detient deja les certifications amiante, electricite, termites, plomb et gaz, signe d’un marche local ou l’offre de competences generalistes est largement couverte. Le DPE individuel, legerement moins repandu, laisse une marge d’entree limitee mais reelle pour un nouveau venu capable de combiner cette competence avec les autres habilitations.
| Certification | Professionnels |
|---|---|
| Amiante | 46 |
| Electricité | 43 |
| Termites Métropole | 42 |
| Plomb | 42 |
| Gaz | 41 |
| Performance énergétique (DPE individuel) | 39 |
| Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) | 22 |
| Audit énergétique | 16 |
Un exemple concret de débouché : 446 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Deux-Sèvres sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.
À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 10 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.
Se former et être recruté en Deux-Sèvres
La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.
C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.
Déposer votre candidature
Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.
Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.
