Le marché du diagnostic immobilier en Landes
Avec 238 diagnostics par professionnel et par an contre 203 en moyenne nationale, soit un ecart de 17 points, et un rang de 15e sur 90, les Landes affichent une charge de travail nettement superieure a la norme. Pour un nouvel arrivant, cela signifie un marche ou la demande depasse la capacite actuelle des 58 diagnostiqueurs recenses, meme si le volume global a recule sur la periode.
L’activite se repartit entre deux poles urbains, Mont-de-Marsan et Dax, qui concentrent l’essentiel des missions administratives et de transaction classique, et des communes littorales comme Biscarrosse, Capbreton ou Mimizan ou le marche est porte par les residences secondaires et la location saisonniere. Cette double dynamique, urbaine et touristique, elargit les debouches au-dela d’un seul bassin d’emploi.
| Diagnostics réalisés sur 12 mois | 13 827 |
|---|---|
| Évolution sur un an | -16 % |
| Audits énergétiques sur 12 mois | 6 196 |
| DPE tertiaires sur 12 mois | 698 |
| Transactions immobilières en 2025 | 11 444 |
| Diagnostiqueurs certifiés | 58 |
| Structures recensées, indépendants compris | 50 |
| Diagnostics par professionnel | 238 par an |
Ce qui alimente l’activité
Les Landes combinent une tension de marche superieure a la moyenne nationale, un rang de 15e sur 90, et une activite diversifiee entre poles urbains et communes littorales, ce qui en fait un territoire porteur pour un diagnostiqueur polyvalent. Le recul de volume observe s’explique par le ralentissement conjoncturel des transactions et ne remet pas en cause la solidite de la demande locale.
Le rapport entre 11 444 transactions et 13 827 DPE traduit un marche ou le diagnostic de vente reste le moteur principal, mais le volume d’audits energetiques, 6 196 soit pres de 45 % du total des DPE, montre une activite parallele consequente liee aux projets de renovation. Le tertiaire reste marginal avec 698 diagnostics, ce qui signale un marche encore tres oriente vers le logement individuel et les copropriétés plutot que vers les bureaux ou commerces.
Où se concentre l’activité
Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.
| Commune | Diagnostics sur 12 mois |
|---|---|
| Mont-de-Marsan | 1 293 |
| Dax | 1 272 |
| Biscarrosse | 752 |
| Capbreton | 578 |
| Saint-Paul-lès-Dax | 483 |
| Mimizan | 354 |
Quel parc immobilier vous attend
La classe C domine largement avec 38,6 % du parc diagnostique, suivie de la classe D a 28 %, ce qui dessine un quotidien centre sur des logements de performance intermediaire plutot que sur des cas extremes. Les etiquettes F et G ne representent que 7 % de l’ensemble, ce qui limite la part de missions liees aux passoires thermiques mais ne les fait pas disparaitre du travail courant.
Ce volume n’est pas théorique. 6 196 audits énergétiques ont été réalisés en Landes sur les douze derniers mois, soit 45 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.
| Étiquette | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| A | 892 | 6 % |
| B | 1 162 | 8 % |
| C | 5 334 | 39 % |
| D | 3 853 | 28 % |
| E | 1 623 | 12 % |
| F | 713 | 5 % |
| G | 250 | 2 % |
Ce que le calendrier réglementaire promet en Landes
Les classes D et E cumulees representent pres de 40 % du parc diagnostique, un volume qui alimentera mecaniquement les futures campagnes de requalification et d’audits complementaires. Le socle des F et G, limite a 7 %, reste une base d’activite recurrente mais ne constitue pas le principal reservoir de missions a venir dans ce departement.
| Classes concernées | Part du parc diagnostiqué |
|---|---|
| E, F et G | 19 % |
| D | 28 % |
| D, E, F et G | 47 % |
Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.
L’âge du parc décide des missions
Le bati d’avant 1975 represente environ 44 % du parc recense, ce qui implique une frequence reguliere de missions liees aux materiaux anciens comme le plomb ou l’amiante. A l’inverse, la part notable de constructions recentes, 2006-2021 confondues autour de 20 % du parc, impose aussi une maitrise des logiques de performance plus recentes, deux competences a combiner pour couvrir l’ensemble du marche local.
Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 203 336 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 25 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 65 % du parc daté en Landes.
Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.
C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.
| Période de construction | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| avant 1948 | 3 193 | 23 % |
| 1948-1974 | 2 918 | 21 % |
| 1975-1977 | 435 | 3 % |
| 1978-1982 | 1 016 | 7 % |
| 1983-1988 | 773 | 6 % |
| 1989-2000 | 1 380 | 10 % |
| 2001-2005 | 937 | 7 % |
| 2006-2012 | 1 440 | 10 % |
| 2013-2021 | 1 391 | 10 % |
| après 2021 | 344 | 2 % |
Avec 45 % de logements collectifs mais seulement 507 immeubles recenses face a 5 687 appartements, l’activite en habitat collectif se concentre sur un nombre restreint de structures a forte densite de lots. Cela ouvre des missions specifiques a l’echelle du batiment, en complement du volume plus diffus genere par les 7 633 maisons individuelles.
La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes
Le registre national d’immatriculation recense 3 756 copropriétés en Landes, soit 64 141 lots d’habitation, 17 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.
Sur les 2 754 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 55 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 9 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 19 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.
Les 3 756 copropriétés immatriculees totalisent 64 141 lots, soit une taille moyenne modeste d’une quinzaine de lots par copropriete, ce qui favorise des missions collectives de format gerable plutot que de tres grands ensembles. Seules 1 525 copropriétés sont anterieures a 1997 et 524 a 1949, ce qui limite le volume de dossiers complexes lies a l’anciennete mais laisse une base reguliere de diagnostics et audits collectifs.
40 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.
Ce que proposent les employeurs
Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.
Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.
Quelles certifications sont détenues localement
La quasi-totalite des professionnels, 57 sur 58, detient la certification DPE, mais les certifications connexes sont moins generalisees : 51 pour termites et amiante, 50 pour le gaz, 49 pour l’electricite et seulement 47 pour le plomb. Cet ecart marque une ouverture claire pour un candidat capable de proposer une palette complete de certifications, notamment sur le plomb compte tenu du poids du bati ancien.
| Certification | Professionnels |
|---|---|
| Performance énergétique (DPE individuel) | 57 |
| Termites Métropole | 51 |
| Amiante | 51 |
| Gaz | 50 |
| Electricité | 49 |
| Plomb | 47 |
| Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) | 31 |
| Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) | 21 |
Un exemple concret de débouché : 698 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Landes sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.
À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 11 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.
Se former et être recruté en Landes
La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.
C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.
Déposer votre candidature
Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.
Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.
