Le marché du diagnostic immobilier en Haute-Saône
Avec 282 diagnostics annuels par professionnel contre 203 en moyenne nationale, soit un ecart de 39 %, la Haute-Saone se classe 4e departement le plus tendu sur 90 analyses. Pour seulement 29 diagnostiqueurs recenses, cela traduit une charge de travail soutenue et un marche ou chaque nouvelle arrivee trouve rapidement sa place.
Vesoul concentre a elle seule plus de 1 300 diagnostics, soit le double d’Hericourt, deuxieme commune du classement. L’activite se repartit ensuite sur plusieurs poles secondaires, Lure, Luxeuil-les-Bains, Gray et Vaivre-et-Montoille, dessinant un territoire de petites villes plutot qu’une metropole unique.
| Diagnostics réalisés sur 12 mois | 8 177 |
|---|---|
| Évolution sur un an | -3 % |
| Audits énergétiques sur 12 mois | 5 610 |
| DPE tertiaires sur 12 mois | 295 |
| Transactions immobilières en 2025 | 5 895 |
| Diagnostiqueurs certifiés | 29 |
| Structures recensées, indépendants compris | 25 |
| Diagnostics par professionnel | 282 par an |
Ce qui alimente l’activité
La Haute-Saone offre un des marches les plus tendus de France, avec une charge de travail elevee et une activite qui depasse largement les seules transactions grace aux audits et a la gestion des copropriétés anciennes. Un professionnel disposant de competences en amiante specifique y trouvera un positionnement particulierement favorable.
Le volume de diagnostics depasse celui des transactions, signe que l’activite ne se limite pas aux ventes immobilieres. Les audits energetiques, avec 5 610 unites, atteignent quasiment le niveau des transactions elles-memes, ce qui montre une dynamique de renovation forte, tandis que le tertiaire reste marginal avec seulement 295 diagnostics.
Où se concentre l’activité
Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.
| Commune | Diagnostics sur 12 mois |
|---|---|
| Vesoul | 1 321 |
| Héricourt | 666 |
| Lure | 577 |
| Luxeuil-les-Bains | 323 |
| Gray | 293 |
| Vaivre-et-Montoille | 180 |
Quel parc immobilier vous attend
Les classes C et D representent a elles seules plus des deux tiers du parc diagnostique, ce qui installe le quotidien du professionnel autour de logements de performance intermediaire plutot que de cas extremes. Les etiquettes F et G, a 12 %, restent minoritaires mais suffisent a maintenir un flux regulier de missions liees a la renovation.
Ce volume n’est pas théorique. 5 610 audits énergétiques ont été réalisés en Haute-Saône sur les douze derniers mois, soit 69 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.
| Étiquette | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| A | 108 | 1 % |
| B | 229 | 3 % |
| C | 2 119 | 26 % |
| D | 3 456 | 42 % |
| E | 1 247 | 15 % |
| F | 640 | 8 % |
| G | 378 | 5 % |
Ce que le calendrier réglementaire promet en Haute-Saône
En cumulant les classes D, E, F et G, on obtient environ 70 % du parc diagnostique, avec 42 % pour la seule classe D. Cette repartition annonce un volume de missions lie a l’amelioration energetique qui devrait rester consequent dans les annees a venir.
| Classes concernées | Part du parc diagnostiqué |
|---|---|
| E, F et G | 28 % |
| D | 42 % |
| D, E, F et G | 70 % |
Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.
L’âge du parc décide des missions
Le parc est marque par l’anciennete, avec 32 % de logements construits avant 1948 et autant entre 1948 et 1974, soit pres des deux tiers du total. Cette structure impose une expertise reguliere sur les materiaux anciens et une vigilance accrue sur les diagnostics techniques associes au bati d’avant-guerre.
Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 111 456 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 45 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 77 % du parc daté en Haute-Saône.
Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.
C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.
| Période de construction | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| avant 1948 | 2 672 | 33 % |
| 1948-1974 | 2 584 | 32 % |
| 1975-1977 | 709 | 9 % |
| 1978-1982 | 493 | 6 % |
| 1983-1988 | 191 | 2 % |
| 1989-2000 | 669 | 8 % |
| 2001-2005 | 321 | 4 % |
| 2006-2012 | 399 | 5 % |
| 2013-2021 | 104 | 1 % |
| après 2021 | 35 | 0 % |
Avec 55 % de logements collectifs et 4 083 appartements diagnostiques contre 3 709 maisons, le marche repose largement sur la gestion d’immeubles et de syndics. Cette proportion ouvre des missions recurrentes aupres des copropriétés, en complement des diagnostics individuels realises pour les ventes ou les locations.
La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes
Le registre national d’immatriculation recense 919 copropriétés en Haute-Saône, soit 8 356 lots d’habitation, 9 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.
Sur les 639 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 90 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 3 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 61 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.
Les 919 copropriétés immatriculees representent en moyenne un peu plus de neuf lots chacune, ce qui correspond a de petites structures plutot qu’a de grands ensembles. Avec 42 % construites avant 1949 et 62 % avant 1997, ces copropriétés anciennes generent des besoins reguliers en diagnostics techniques globaux et en accompagnement des plans de travaux.
29 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.
Ce que proposent les employeurs
Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.
Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.
Quelles certifications sont détenues localement
Les certifications amiante et DPE individuel sont largement detenues, avec respectivement 26 et 25 professionnels sur 29. La mention amiante pour missions specifiques ou batiments complexes ne concerne que 14 diagnostiqueurs, ce qui laisse une reelle marge de positionnement pour un nouvel arrivant disposant de cette competence, dans un marche ou seulement quatre certificats arrivent a echeance cette annee.
| Certification | Professionnels |
|---|---|
| Amiante | 26 |
| Performance énergétique (DPE individuel) | 25 |
| Electricité | 24 |
| Gaz | 23 |
| Plomb | 22 |
| Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) | 14 |
| Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) | 13 |
| Audit énergétique | 13 |
Un exemple concret de débouché : 295 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Haute-Saône sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.
À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 4 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.
Se former et être recruté en Haute-Saône
La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.
C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.
Déposer votre candidature
Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.
Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.
