Le marché du diagnostic immobilier en Lozère
La Lozère se situe au deuxième rang national de tension avec 410 diagnostics par professionnel et par an, contre 203 en moyenne nationale, soit plus du double. Avec seulement 5 diagnostiqueurs recensés pour absorber ce volume, la charge individuelle est considérable et laisse une place immédiate pour un nouvel arrivant sans risque de marché saturé.
Le volume se concentre nettement sur Mende, loin devant Marvejols, Florac Trois Rivières, Saint-Chély-d’Apcher, Langogne et La Canourgue. Cette répartition éclatée sur un territoire rural implique des déplacements fréquents entre petites communes plutôt qu’une activité centrée sur une seule agglomération.
| Diagnostics réalisés sur 12 mois | 2 051 |
|---|---|
| Évolution sur un an | -13 % |
| Audits énergétiques sur 12 mois | 2 416 |
| DPE tertiaires sur 12 mois | 108 |
| Transactions immobilières en 2025 | 2 206 |
| Diagnostiqueurs certifiés | 5 |
| Structures recensées, indépendants compris | 5 |
| Diagnostics par professionnel | 410 par an |
Ce qui alimente l’activité
La Lozère combine une tension record, un nombre de professionnels très réduit et un parc ancien générateur de missions variées. Pour un diagnostiqueur mobile et polyvalent, ce département offre une charge de travail garantie sur le long terme.
Le nombre de diagnostics reste proche du nombre de transactions, ce qui indique que la vente structure une bonne part de l’activité locale. Le volume d’audits énergétiques dépasse même celui des DPE, signe d’une dynamique de rénovation affirmée, à laquelle s’ajoutent copropriétés et locations qui élargissent le champ de mission au-delà des seules ventes.
Où se concentre l’activité
Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.
| Commune | Diagnostics sur 12 mois |
|---|---|
| Mende | 517 |
| Marvejols | 170 |
| Florac Trois Rivières | 108 |
| Saint-Chély-d’Apcher | 99 |
| Langogne | 87 |
| La Canourgue | 58 |
Quel parc immobilier vous attend
La classe D domine largement, suivie de C puis E, avec F et G représentant une part significative du parc. Le quotidien mêle donc diagnostics de logements standards et accompagnement de biens énergivores nécessitant des recommandations de travaux.
Ce volume n’est pas théorique. 2 416 audits énergétiques ont été réalisés en Lozère sur les douze derniers mois, soit 118 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.
| Étiquette | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| A | 15 | 1 % |
| B | 60 | 3 % |
| C | 525 | 26 % |
| D | 678 | 33 % |
| E | 361 | 18 % |
| F | 226 | 11 % |
| G | 186 | 9 % |
Ce que le calendrier réglementaire promet en Lozère
Avec 20% des logements classés F ou G et une masse importante en classe E juste derrière, le volume de biens à traiter dans les prochaines campagnes reste conséquent. Cette proportion garantit un flux régulier de missions liées à la performance énergétique pour les années à venir.
| Classes concernées | Part du parc diagnostiqué |
|---|---|
| E, F et G | 38 % |
| D | 33 % |
| D, E, F et G | 71 % |
Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.
L’âge du parc décide des missions
Le bâti antérieur à 1948 et celui construit entre 1948 et 1974 forment ensemble la majorité du parc lozérien. Cette ancienneté impose une expertise fine des matériaux traditionnels et une vigilance particulière sur les diagnostics amiante et plomb en complément du DPE.
Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 53 044 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 42 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 75 % du parc daté en Lozère.
Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.
C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.
| Période de construction | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| avant 1948 | 703 | 34 % |
| 1948-1974 | 606 | 30 % |
| 1975-1977 | 86 | 4 % |
| 1978-1982 | 111 | 5 % |
| 1983-1988 | 62 | 3 % |
| 1989-2000 | 235 | 11 % |
| 2001-2005 | 73 | 4 % |
| 2006-2012 | 106 | 5 % |
| 2013-2021 | 40 | 2 % |
| après 2021 | 29 | 1 % |
Avec 51% de logements collectifs, la répartition entre maisons et appartements reste équilibrée malgré la dominante rurale du département. Cette proportion ouvre des missions à l’échelle de l’immeuble en plus des diagnostics individuels en maison.
La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes
Le registre national d’immatriculation recense 489 copropriétés en Lozère, soit 3 621 lots d’habitation, 7 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.
Sur les 391 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 85 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 8 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 44 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.
Les 489 copropriétés immatriculées comptent en moyenne un peu plus de sept lots, avec une part notable datant d’avant 1949 et une majorité antérieure à 1997. Cette ancienneté moyenne engage des missions de diagnostic collectif et un accompagnement régulier des syndics sur un bâti vieillissant.
25 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.
Ce que proposent les employeurs
Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.
Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.
Quelles certifications sont détenues localement
Les cinq professionnels actifs détiennent tous les certifications DPE, amiante et électricité, mais seulement quatre couvrent plomb, termites et gaz. Cet écart, même modeste, représente une ouverture pour un nouvel arrivant disposant de la palette complète, particulièrement utile face à un parc ancien où le plomb reste une problématique fréquente.
| Certification | Professionnels |
|---|---|
| Performance énergétique (DPE individuel) | 5 |
| Amiante | 5 |
| Electricité | 5 |
| Plomb | 4 |
| Termites Métropole | 4 |
| Gaz | 4 |
| Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) | 3 |
| Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) | 2 |
Un exemple concret de débouché : 108 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Lozère sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.
À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 0 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.
Se former et être recruté en Lozère
La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.
C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.
Déposer votre candidature
Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.
Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.
