Le marché du diagnostic immobilier en Côtes-d’Armor
Avec 282 diagnostics par professionnel contre 203 en moyenne nationale, soit un ecart de 38 points, les Côtes-d’Armor se classent au 5e rang des departements les plus tendus. Un tel niveau de charge signifie que les structures locales absorbent difficilement la demande avec l’effectif actuel, ce qui laisse une place reelle pour de nouveaux profils operationnels rapidement.
Saint-Brieuc concentre a elle seule plus de 6 000 diagnostics, un volume superieur a l’ensemble des cinq communes suivantes reunies, ce qui en fait le centre de gravite naturel de l’activite. Autour d’elle, Lamballe-Armor, Ploufragan et Plérin forment une couronne active, tandis que Dinan et Lannion constituent des poles secondaires plus autonomes. La progression de 29 % du volume sur un an confirme une dynamique de marche soutenue plutot qu’un simple rattrapage ponctuel.
| Diagnostics réalisés sur 12 mois | 26 185 |
|---|---|
| Évolution sur un an | +29 % |
| Audits énergétiques sur 12 mois | 15 547 |
| DPE tertiaires sur 12 mois | 871 |
| Transactions immobilières en 2025 | 15 719 |
| Diagnostiqueurs certifiés | 93 |
| Structures recensées, indépendants compris | 79 |
| Diagnostics par professionnel | 282 par an |
Ce qui alimente l’activité
Le departement combine une tension elevee, une croissance de volume marquee et un parc bati suffisamment ancien pour generer un flux regulier de missions variees. C’est un territoire ou l’insertion professionnelle est facilitee par le manque de bras plus que par la raretee des dossiers a traiter.
Le volume de DPE depasse largement les 15 719 transactions enregistrees, signe que l’activite ne se limite pas aux ventes : les audits energetiques, quasiment aussi nombreux que les transactions elles-memes, montrent qu’une part importante des missions accompagne des projets de renovation ou de mise en location. Le segment tertiaire, avec 871 diagnostics, ajoute une diversite de missions qui elargit les competences mobilisees au-dela du residentiel classique.
Où se concentre l’activité
Les communes ci-dessous concentrent l’essentiel des diagnostics du département. C’est là que se trouvent les cabinets, et donc les postes.
| Commune | Diagnostics sur 12 mois |
|---|---|
| Saint-Brieuc | 6 284 |
| Lamballe-Armor | 951 |
| Ploufragan | 763 |
| Plérin | 758 |
| Dinan | 707 |
| Lannion | 662 |
Quel parc immobilier vous attend
Les classes C et D dominent largement le parc diagnostique, representant a elles seules plus des deux tiers du volume annuel, ce qui correspond a un travail centre sur des biens de performance intermediaire plutot que sur des cas extremes. Les etiquettes F et G restent minoritaires a 9 %, ce qui limite la part de missions liees aux passoires thermiques mais n’empeche pas un flux regulier et previsible de diagnostics standards.
Ce volume n’est pas théorique. 15 547 audits énergétiques ont été réalisés en Côtes-d’Armor sur les douze derniers mois, soit 59 audits pour 100 diagnostics de performance énergétique. Depuis le 1er avril 2023, la vente d’un logement en monopropriété classé F ou G impose cet audit, et le calendrier s’étend progressivement aux étiquettes supérieures. Le décompte additionne les audits réglementaires et les audits volontaires, que l’observatoire de l’ADEME ne sépare pas.
| Étiquette | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| A | 712 | 3 % |
| B | 1 088 | 4 % |
| C | 9 870 | 38 % |
| D | 8 871 | 34 % |
| E | 3 269 | 12 % |
| F | 1 530 | 6 % |
| G | 845 | 3 % |
Ce que le calendrier réglementaire promet en Côtes-d’Armor
Les logements classes D et E representent ensemble pres de 46 % du volume annuel, une part consequente qui alimentera durablement l’activite a mesure que ces biens evoluent ou changent de mains. La part de 9 % en F et G, bien que plus limitee, continuera de generer des missions d’audit specifiques venant s’ajouter au socle de diagnostics courants.
| Classes concernées | Part du parc diagnostiqué |
|---|---|
| E, F et G | 22 % |
| D | 34 % |
| D, E, F et G | 55 % |
Les échéances qui rendent ces classes obligatoirement auditées, ou interdites à la location, sont détaillées et sourcées sur notre calendrier réglementaire du diagnostic immobilier.
L’âge du parc décide des missions
Le bati d’avant 1948 et celui de la periode 1948-1974 forment ensemble la majorite du parc diagnostique, ce qui implique une exposition frequente aux problematiques amiante et plomb en complement du DPE. La presence significative de constructions recentes, notamment entre 2013 et 2021, impose neanmoins de maitriser aussi les diagnostics sur des batiments performants, ce qui diversifie les competences requises au quotidien.
Deux obligations se déclenchent sur une date de construction, et elles dessinent deux métiers distincts. Le constat de risque d’exposition au plomb ne concerne que les logements bâtis avant 1949 : sur les 330 189 bâtiments du département dont l’année de construction est connue, 36 % sont dans ce cas. Le repérage amiante avant travaux vise les bâtiments antérieurs à juillet 1997, soit 74 % du parc daté en Côtes-d’Armor.
Ces deux parts portent sur le parc bâti réel, recensé par la base nationale des bâtiments, et non sur les seuls biens diagnostiqués. La distinction compte : un bien n’est diagnostiqué que s’il se vend ou se loue, alors que le repérage avant travaux, lui, ne dépend pas du marché. Le tableau ci-dessous montre l’autre facette, celle des diagnostics effectivement réalisés.
C’est une information directement utile quand on choisit sa première certification : dans un département au bâti ancien, l’amiante et le plomb offrent plus de missions que le neuf n’en offrira jamais. Et contrairement au diagnostic de vente, le repérage avant travaux ne dépend pas du marché immobilier mais des chantiers de rénovation et de démolition, dont les obligations se sont renforcées.
| Période de construction | Diagnostics | Part |
|---|---|---|
| avant 1948 | 6 733 | 26 % |
| 1948-1974 | 5 676 | 22 % |
| 1975-1977 | 1 350 | 5 % |
| 1978-1982 | 1 521 | 6 % |
| 1983-1988 | 1 959 | 7 % |
| 1989-2000 | 2 486 | 9 % |
| 2001-2005 | 1 124 | 4 % |
| 2006-2012 | 2 382 | 9 % |
| 2013-2021 | 2 721 | 10 % |
| après 2021 | 233 | 1 % |
Avec 46 % de logements collectifs, le departement offre un volume consequent de missions a l’echelle de l’immeuble, en complement du diagnostic individuel classique. Cette proportion equilibree entre maison et collectif permet a un professionnel de developper une pratique polyvalente sans se specialiser exclusivement sur un seul type de bien.
La copropriété, un marché qui ne dépend pas des ventes
Le registre national d’immatriculation recense 2 717 copropriétés en Côtes-d’Armor, soit 41 044 lots d’habitation, 15 en moyenne par immeuble. C’est un gisement de missions distinct de celui des transactions : une copropriété fait diagnostiquer ses parties communes parce que la loi l’y oblige, qu’un logement se vende ou non.
Sur les 1 898 copropriétés dont la période de construction est renseignée, 72 % ont été bâties avant 1997 : leurs parties communes relèvent du dossier technique amiante. Une tranche de 7 % enjambe la date, le registre ne la coupant pas au 1er juillet. Et 36 % datent d’avant 1949, seuil du constat de risque d’exposition au plomb dans les parties communes.
Les 2 717 copropriétés immatriculees representent en moyenne une quinzaine de lots chacune, une taille intermediaire qui favorise des missions d’audit collectif gerables sans lourdeur excessive. Avec 1 371 copropriétés anterieures a 1997, l’anciennete du parc en habitat collectif genere un besoin regulier de diagnostics combines amiante et plomb a l’echelle de l’immeuble entier.
52 % de ces copropriétés sont administrées par un syndic professionnel, le reste étant géré bénévolement par les copropriétaires. Cette proportion indique à quel point la commande est structurée dans le département : là où les syndics professionnels dominent, les diagnostics sont commandés par des interlocuteurs réguliers plutôt qu’au coup par coup.
Ce que proposent les employeurs
Les offres de diagnostiqueur actuellement publiées annoncent une rémunération comprise entre 2 225 € et 2 500 € bruts par mois en médiane, avec une amplitude de 1 867 € à 4 167 € selon l’expérience et le nombre de certifications détenues. Un profil multi-certifié se situe dans le haut de cette fourchette.
Ce relevé porte sur 134 offres exploitables publiées sur France Travail sous le code métier F1103, au niveau national : par département, l’échantillon serait trop mince pour produire une valeur fiable. Il décrit ce que les employeurs annoncent à l’embauche, pas la rémunération moyenne de la profession. Le détail des fourchettes est mis à jour avec les offres.
Quelles certifications sont détenues localement
Les certifications generalistes dominent localement, avec amiante, electricite et DPE individuel les plus repandues parmi les 93 professionnels recenses. La certification amiante pour missions specifiques et batiments complexes reste la moins detenue, ce qui ouvre une marge de differenciation pour un nouvel arrivant capable de couvrir ce segment plus technique.
| Certification | Professionnels |
|---|---|
| Amiante | 84 |
| Electricité | 80 |
| Performance énergétique (DPE individuel) | 74 |
| Gaz | 71 |
| Plomb | 69 |
| Amiante (missions spécifiques**, bâtiments complexes*) | 45 |
| Audit énergétique | 33 |
| Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) | 28 |
Un exemple concret de débouché : 871 diagnostics de performance énergétique ont porté sur des bâtiments à usage autre que d’habitation en Côtes-d’Armor sur les douze derniers mois, bureaux, commerces et établissements recevant du public. Ces missions relèvent d’une certification distincte de celle du logement, elles sont plus techniques et mieux rémunérées, et le tableau ci-dessus indique combien de professionnels la détiennent réellement dans le département.
À retenir : une certification n’est jamais acquise définitivement. Elle se renouvelle par cycles, avec surveillance intermédiaire et recertification. Dans ce département, 8 certificats arrivent à échéance dans les douze prochains mois, ce qui entretient un besoin permanent de compétences à jour.
Se former et être recruté en Côtes-d’Armor
La reconversion vers le diagnostic immobilier ne suppose pas d’avoir déjà toutes les certifications. DiagTalent met en relation les candidats avec des entreprises qui forment et recrutent : elles prennent en charge le parcours de certification et l’accompagnement terrain, en contrat salarié.
C’est la différence avec une installation en indépendant : vous êtes formé, encadré et rémunéré pendant que vous montez en compétence.
Déposer votre candidature
Renseignez le formulaire ci-dessous. Votre profil est présenté aux entreprises du département qui recrutent et forment, et vos données ne sont jamais diffusées sans votre accord.
Sources : annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés (ministère de la Transition écologique, licence Etalab), base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME, pour les logements comme pour les bâtiments tertiaires, observatoire des audits énergétiques des logements existants de l’ADEME, base de données nationale des bâtiments (CSTB), registre national d’immatriculation des copropriétés et base DVF des transactions immobilières (Etalab). Données agrégées, mises à jour mensuellement.
